Une Alya massive de France comme cela se profile, jusqu’à présent, personne dans la classe politique israélienne n’y a vraiment réfléchi et ne désire toujours pas vraiment y réfléchir. C’est l’impréparation totale, même si Bibi est très aimé par une grande partie du judaisme de France.

Un seul politicien israélien isolé a réfléchi à l’Alya de France et à en faire une priorité nationale à y consacrer toutes les ressources et talents: l’ancien député de la Knesset, le docteur Michael Ben Ari. Il est le seul déjà depuis la campagne électorale de l’an dernier!

Je dois avouer que je suis proche de lui et que je figurais sur la liste de Otzma LeIsrael lors des dernières élections. Ce n’est pas moi qui ai sollicité Michael Ben Ari pour la Alyah de France. Je ne lui en ai pas pipé mot. Michael Ben Ari n’est pas pourtant pas francophone ni issue de l’Aklyah de France. Il l’a fait de son propre chef parce qu’il est un authentique sioniste et que la condition des Juifs là où ils se trouvent le préoccupe.

Pour régler le problème des Bédouins, c’est à dire, une communauté arabe irrédentiste qui pratique le pillage des terres et encore beaucoup de choses comme se rapprocher du Hamas et du Hezbollah, le Gouvernement et l’administration du pays y ont consacré infiniment plus de ressources, d’heures de réflexion que pour la Alyah. Un ministre, Benny Begin, proche du Premier Ministre s’est consacré entièrement au problème des Bédouins et a rendu ses recommendations dans un rapport, la formule Praver pour leur céder des terres d’Etat.

Est ce qu’un ministre éminent a été engagé à temps plein pour analyser les problèmes de l’Alyah de France et proposer des solutions dans un rapport gouvernemental? Rien de comparable à ce qui a été consacré aux Bédouins n’a été inversti pour un des objectifs premiers de l’Etat d’Israel, à savoir l’intégration de la Alyah.

Et maintenant, après les grandes vagues d’Alyah des pays arabes dans les années 50, de l’ex Urss dans les années 90. Bibi n’ a pas consacré quelques minutes pour l’Alyah des pays d’Occident dont la France en tête. Voilà le drame.

Alors si les institutions juives de France veulent s’investir et aider à la klita, ce serait une nouveauté dans l’histoire du sionisme et combler un vide laissé par le laxisme de Netanyahou et de son Gouvernement indifférence. Est ce que le Lapid lâcherait un centime pour la Alyah des Juifs de France réputés de droite et, Dieu préserve, religieux ?!

Je ne suis pas en mesure de donner réponse à cela, mais peut-être que le judaïsme francophone en est arrivé à un point où il dispose des ressources financières et de la volonté pour faire intégrer les Olim de France?

Dans l’atmosphère post sioniste induite depuis Oslo, les institutions d’Etat se dégagent de toutes leur responsabilités non seulement vis à vis des vatikim mais aussi envers l’Alya qui est devenue le parent pauvre des ministères et des soucis. L’intégration des Olim de France est devenue orpheline par rapport à l’époque où moi je suis arrivé dans le pays. Si les Francophones ici et à l’extérieur et avec leurs institutions et associations sont en mesure de se mobiliser pour combler ce manque, pourquoi pas?

Meir Ben-Hayoun

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