JERUSALEM ET JUDAÎSME DE FRANCE : UNE HISTOIRE D’AMOUR OFFICALISEE A TOU BEAV 

Le très élitiste musée Wolfson de l’Institut Hechal Shlomo de Jérusalem ouvrira prochainement ses portes au département du Judaïsme de France et d’Afrique du Nord. Cette initiative, inédite, consacre une histoire d’amour inconditionnelle, celle qui lie le judaïsme de France à Jérusalem.Et c’est le jour de Tou beav,  en l’auditorium d’Hechal Shlomo sur King Georges, que cette histoire trouvera son apothéose avec une soirée qui s’annonce d’ores et déjà inoubliable. 

La mise à l’honneur du judaïsme de France au musée Wolfson consacre la contribution majeure des communautés juives françaises, ashkénazes et sépharades, au patrimoine juif mondial.  Ce projet est mené conjointement avec l’Association Menora en charge du rapatriement du patrimoine juif en diaspora vers Israël. L’objectif premier est de sauver, rassembler et valoriser le patrimoine juif de France et d’Afrique du nord. Pourquoi ? Ce projet a pour ambition de rassembler et de valoriser le patrimoine d’un pan majeur du judaïsme mondial en déshérence ou en danger  dans des communautés en voie d’extinction.

Autre objectif, tout aussi majeur,  cette initiative  relève du devoir : rappeler le rayonnement du judaïsme de France et d’Afrique du Nord. Comment ? en mettant à l’honneur  les grandes figures du rabbinat français et nord-africain, telles les Grands rabbins David Sintzheim,  Zadoc-Kahn,  Israel Lévi, Abraham Bloch, Jacob Kaplan, Henri Schilli, Emmanuel Chouchena, Chalom Messas… et les communautés riches d’une identité spécifique, exprimée notamment dans l’art sacré et les coutumes.

Aider les nouvelles générations nées en Israël à se construire

L’alya croissante des Juifs de France dans la nouvelle donne israélienne est intégrée à ce travail de mémoire.  Il s’agit de permettre  aux  nouvelles générations nées en Israël de se construire selon la prescription talmudique « si tu veux savoir où tu vas, sache d’où tu viens ». Mais, malgré son positionnement élitiste,  ce projet se veut  participatif : chaque objet, livre, instrument, costume…prêté ou donné par un rabbin ou parent, une famille, une communauté… sera prétexte à continuer l’écriture de l’épopée juive, rabbinique, familiale ou communautaire.

Lancement officiel le jour de Tou Beav  à Jérusalem

Une soirée de lancement officielle est prévue le 11 août à Jérusalem en présence notamment de Meir Tordjmann, 1er adjoint au maire de Jérusalem, de Zvi Ammar président du Consistoire Israélite de Marseille, ville  qui compte la seconde communauté juive la plus importante de France. Le rav Eli BenDahan, empêché, a tenu à enregistrer un message vidéo qui sera diffusé pour afficher officiellement son soutien au projet. Le programme laisse augurer nombre de moments forts en qualité et émotion, porté par des experts, chacun en leur domaine : par exemple,  le Grand rabbin Bruno Fiszon, conseiller auprès du Grand rabbin de France et du président de Consistoire Central évoquera les menaces qui pèsent actuellement en Europe sur la chita et la brit mila,le Docteur Charvit éclairera  sur  le judaïsme algérien pont entre l’Orient et l’Occident. Et comment évoquer le judaïsme de France sans penser hazanout ? ici encore, c’est la fine fleur de la hazanout française avec Philippe et Mickael Darmon du Temple Buffault pour la hazanout sépharade et Adolphe Attia, hazan de la Grande synagogue ashkénaze de la Victoire qui seront présents. Enfin, émotion et intelligence garanties avec l’hommage  rendu au très regretté Grand rabbin de France Jacob Kaplan (zal) par ses fils, Lazare et Francis Kaplan. Spontanément, ils ont adhéré au projet : « une évidence ! ».

En cette période sensible traversée par les Juifs de France,  un rendez-vous plein d’enseignements !

Véronique Ghidalia

Contact : Mordehay Benayoun – tél 053 284 64 86– 01 73 04 91 36

hechalshlomoheritage@gmail.com

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