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L’éducation, pierre angulaire de la stratégie de l’État islamique

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L’éducation, pierre angulaire de la stratégie de l’État islamique

Nouveaux programmes, mots et matières interdits, chants patriotiques bannis… Le groupe terroriste se sert des écoles pour éduquer les citoyens de l’Etat qu’il entend bien inscrire dans le temps.

L’organisation État islamique l’annonce dans son magazine de propagande Dabiq: elle «travaille activement pour éduquer ses citoyens». Le groupe terroriste, qui est parvenu à s’emparer en quelques mois de larges pans de territoires enIrak et en Syrie, ne cherche pas seulement à recruter des combattants pour poursuivre son expansion. Alors que les cours reprennent cette semaine en Irak après plus d’un mois de retard, un rapport du think tank américain ISW* repéré par Slate estime que le programme éducatif de l’EI «réaffirme la stratégie à long terme de l’organisation pour gouverner le territoire syrien», qualifiant l’Education de «pierre angulaire» de la campagne de gouvernance de l’EI.

Comme le confirment au Figaro des sources de l’ONU sur le terrain, les écoles situées dans les régions sous le joug de Daech «sont totalement sous son contrôle». Le groupe terroriste a d’ailleurs nommé un ministre de l’Education chargé de veiller au respect des nouveaux programmes scolaires qu’il a élaboré. A Mossoul (Irak), selon l’agence américaine AP, un bulletin de deux pages a été affiché dans les mosquées ou sur les marchés: ce nouveau programme, soi-disant délivré par le leader de l’EI lui-même, Abou Bakr al-Baghdadi, interdit notamment toute reférence aux Républiques d’Irak et de Syrie. Des termes qui doivent être désormais remplacés par celui d’«Etat islamique». A Raqqa (Syrie), capitale officieuse de cet État islamique autoproclamé, le nom du président Bachar el-Assad est lui aussi devenu tabou. Les chants patriotiques sont bannis. Et ce, rappelle le Wall Street Journal dans une vidéo, alors que la plupart des enseignants sont toujours payés par le régime de Damas.

En classe, les filles de tout âge doivent porter le niqab – voile intégral – quand elles sont face à un professeur homme. Selon plusieurs sources, la musique, les sciences sociales, l’histoire, l’art, le sport, la philosophie et la psychologie ne sont plus enseignés. Autre sujet interdit: la théorie de l’évolution de Darwin. Enfin, les images des livres scolaires qui violent l’interprétation ultra-conservatrice de l’islam (selon Daech) sont dechirées. Et la police religieuse veille au respect de toutes ces consignes. L’enseignement supérieur est lui aussi dans le viseur des terroristes. Alors que l’Unesco a fait part dans un communiqué de son inquiétude concernant les «pressions» que subissent professeurs, étudiants et chercheurs, des sources sur le terrain affirment que l’université de Mossoul est toujours fermée. Ses portes sont en permanence surveillées par des combatants de l’EI.

Se conformer aux règles, ou être «punis»

Signe de la mainmise de Daech sur les écoles, une vidéo diffusée le 6 septembre 2013, et reprise dans le rapport de l’ISW. On y voit 50 jeunes garçons assis en cercle, portant tous le bandeau noir du groupe. Le rapport évoque aussi des photos de propagande montrant une école à Alep (Syrie) créée par les terroristes, où les écoliers ont même des cartables arborant le logo de l’organisation. Impossible toutefois de confirmer ou non l’existence de cet établissement.

A Mossoul (Irak), la note diffusée dans les rues de la ville sur les nouveaux programmes scolaires se voulait très claire: ceux qui refusent de se conformer aux règles seront «punis». Malgré cela, quand le groupe islamiste a déclaré le début de l’année le 9 septembre dernier, les élèves ne se sont pas rendus en classe, selon AP. «Ce qui est important pour nous maintenant, c’est que les enfants continuent à recevoir un enseignement correct, même s’ils perdent toute une année scolaire et une certification officielle» avait déclaré à l’agence américaine un habitant refusant que son enfant subisse ce qu’il considérait comme un lavage de cerveau.

Difficile de savoir comment la situation évolue aujourd’hui, ni combien d’élèves sont concernés étant donné le nombre d’habitants ayant fui la zone sous contrôle de l’EI. Cette semaine toutefois, pour la reprise des cours, le ministère de l’Educaton irakien a fait savoir que les écoliers ne seraient pas obligés de retourner en classe: ils pourront suivre – selon leurs moyens – les cours diffusés sur la chaîne de télévision d’Etat afin de préparer leurs examens.

* Institute for the Study of War
http://www.lefigaro.fr/

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