C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que j’apprends ce lundi 29 juin la disparition de Charles Pasqua, ancien ministre d’Etat.
Je l’avais connu au sein du mouvement gaulliste en 1985, avant de devenir de 1986 à 1988 son conseiller pour les questions électorales. C’était l’époque où sa côte de popularité était grande chez les Français et où tous les élus de droite réclamaient son soutien pour les élections.
C’est donc auprès de lui que j’ai découvert le fonctionnement de l’Etat, admirant sa capacité à faire face aux actes de terrorisme et son action inlassable pour faire libérer des otages alors détenus.
Homme d’action, il était aussi un homme de conviction, fidèle à son engagement de toujours auprès de la personne et des idées du général de Gaulle en lesquels je me suis toujours reconnu.
Fidèle à son personnage attachant, toujours prêt à un trait d’humour, j’ai gardé pour lui considération et respect, quel que soit le climat entretenu par les attaques dont il était l’objet….

Hervé Fabre-Aubrespy 
Maire de Cabries (13)

Charles Pasqua est décédé brutalement ce lundi 29 juin, à l’âge de 88 ans, des suites d’un accident cardiaque.  « Il s’est éteint à l’hôpital Foch de Suresnes dans les Hauts-de-Seine, où il résidait, dans ce département qu’il avait façonné par sa ferme volonté d’inscrire l’action politique en réalisations concrètes et ambitieuses. Il est toujours resté fidèle à son engagement gaulliste dans la Résistance contre l’occupant nazi. Pour lui, la politique était un combat au service de la France, dans la fidélité à ses compagnons, dans le respect de ses adversaires dès lors qu’ils étaient animés, comme lui, par la conviction et le courage ».

« Nous avons eu le privilège de connaître l’homme privé si attentif aux autres et si extraordinaire professeur d’optimisme. Tous ceux qui l’ont approché savent combien Charles Pasqua pouvait rendre les âmes fortes et savait consoler les malheurs par sa joie de vivre. Seules les offenses faites à la France et à l’honneur ternissaient son regard bienveillant face à toutes les épreuves. Il aurait souhaité en ce jour si douloureux pour nous que ses amis ne cèdent pas au chagrin mais gardent de lui une image fidèle et que, pour lui, ils perpétuent son dévouement à une certaine idée de la France. »

source : le point

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