Nous célébrerons Hanoucca en Israël dans quelques jours et allumerons le dimanche soir 6 décembre la première lumière.

Il s’agit d’une petite lumière, fiole d’huile ou bougie, qui sera allumée chaque soir durant huit jours dans chaque foyer juif dans un monde où il est nécessaire, aujourd’hui encore et après plus de deux mille ans, de repousser en permanence les ténèbres de la barbarie, de l’intolérance, de l’ignorance, de la haine et du déni du droit d’autrui à penser et à vivre sa foi.

Cette petite lumière est la victoire, militaire mais avant tout spirituelle et morale, du peuple d’Israël sur les Grecs qui prétendaient vouloir interdire au peuple juif  l’exercice de sa foi ancestrale et éternelle basée sur sa croyance en D.ieu et la Torah donnée au Mont Sinaï.

Les Grecs voulaient imposer leur culte des idoles et leur « culture » d’hédonisme avilissant, d’immoralité, d’apologie de l’homosexualité, de la ségrégation sociale, d’infériorité de la femme, son idéologie totalitaire et la négation de l’existence de D.ieu au nom de  »la civilisation ».

Mais le peuple juif croit « qu’un peu de lumière repousse beaucoup de ténèbres ». Nous allumons ainsi chaque soir pendant huit jours une nouvelle lumière : une, puis deux, puis trois bougies, etc.

Détail intéressant : Hanoucca, la Fête des Lumières, est célébré au moment même de l’année où les jours sont les plus courts puis redeviennent plus longs.
La symbolique et la signification sont claires : accroître et répandre la lumière, dans toutes les acceptations du terme.

Nos Sages nous enseignent que pour être quitte de l’obligation d’allumage des lumières de Hanoucca, il est nécessaire de placer le candélabre à l’extérieur de sa maison,
dans la mesure du possible, et d’allumer ces bougies en famille et en particulier avec les enfants.

Ce temps est un temps précieux de partage qui permet de renforcer le lien familial, base essentielle de toute vie et de transmettre ainsi des valeurs éducatives pérennes à la prochaine génération.

A l’instar de Pessah, qui relate la Sortie d’Égypte des fils d’Israël – et donc la première fois dans le monde antique où un peuple entier se libère des entraves de l’esclavage –
et symbolise « Le printemps de l’humanité » (Rav Avraham Itzhak Hacohen Kook), Hanoucca représente pour l’humanité entière l’espérance et la victoire éternelle de la foi sur toutes les idéologies mensongères qui tentent de placer l’homme au-dessus de D.ieu.

Les petites lumières vacillantes allumées par les enfants d’Israël pendant Hanoucca le sont pour l’éternité et pour tous les hommes et femmes de bonne volonté de par le monde. Bien que fragiles, elles brillent pour l’éternité et nulle force ne pourra les éteindre.

Les puissances qui ont voulu anéantir le peuple d’Israël et le pays que D.ieu lui a donné et ont tenté en vain d’éradiquer sa foi ont disparu depuis longtemps de la scène de l’histoire : l’Egypte, Babylone, la Perse, l’Assyrie, la Grèce, Rome, etc. de même que d’autres empires plus récents.

Il en sera de même avec les ennemis actuels d’Israël – le peuple, son pays et sa Torah – qui sont en fait les ennemis barbares de tous les êtres humains dignes de ce nom et qui aiment la vie.

David Pasder
Ofra en Pays de Benjamin, le cœur biblique d’Israël

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