תְּצַוֶּה

Tetsavé

 Exode 27:20-30:10 : Instructions pour les cohanim

Haphtara : 1 Samuel 15:2-34 ; 15:1[1] : Saül contre les Amalécites

kohen-garments213-2Et toi, tu commanderas תְּצַוֶּה aux fils d’Israël, et ils t’apporteront de l’huile d’olive pure, broyée, pour le luminaire, pour faire luire les lampes continuellement. Exode 27:20

Au milieu des commandements relatifs à la construction du Michkan, Tabernacle, et des vêtements sacerdotaux, Moshé reçoit le commandement express et personnel dans sa formulation : Et toi tu commanderas, d’allumer la Menora avec une huile d’olive pure.

La Parasha se termine sur la description de l’autel d’encens dont la fumée s’élèvera chaque matin avec l’arrangement des lampes, et chaque soir avec l’allumage de ces lampes, littéralement la montée aux lampes (Exode 30 :8) oubéha’alot, וּבְהַעֲלֹת. Encensement perpétuel devant l’Eternel, dans toutes vos générations…

 HaKadoch Barou’h Hou veut nous interpeller sur le but de ces objets. Un édifice n’est beau que s’il est destiné à un but sacré, une maison vide n’est d’aucun intérêt.

L’huile d’olive pure est l’image du Roua’h Hakodech. Le privilège des Cohanim était celui d’allumer jour et nuit la Menora, symbole de Son Esprit dans le lieu saint.

L’homme a été comparé[2] à une torche et « la Thora à la flamme qui se répand de l’étincelle de Celui qui réside dans les cieux. En s’unissant et en s’enflammant au moyen de l’huile d’olive, ils produisent tous deux une lumière qui remplit la maison toute entière ».

L’huile devait être pure et il faut nous assurer de sa provenance : Israël, dont le symbole est justement l’olivier :

L’Eternel avait appelé ton nom Olivier vert, beau de son fruit excellent. Jérémie 11:16

Le nom de Moshé n’apparaît pas dans la Paracha de façon intéressante. Il est question du pouvoir religieux du Cohen Gadol que Moshé a dû laisser à son frère Aaron, s’étant disqualifié pour ce titre par le meurtre de l’Egyptien dans sa jeunesse. Il ne sera pas non plus avec le peuple d’Israël pour l’entrée en Terre Promise.

Les vêtements de consécration nous parlent d’expiation. Le Talmud[3] nous dit que les vêtements expient pour les fautes suivantes :

–         La tunique, ketonet, pour le crime (rappel de la tunique de Yossef trempée dans le sang par ses frères). Elle était composée avec le mélange interdit de laine et lin, montrant par cela que dans les temps messianiques le mal et la séparation n’existeront plus. Cela nous est confirmé par la valeur du mot Machia’h, Messie, מָּשִׁיחַ qui est identique à celle du mot na’hach, serpent, נָּחָשׁ : 358

–         Le caleçon, mikhnassaim, expie pour les péchés sexuels

–         Le couvre-chef, mitsnefet, expie pour l’orgueil, en haut de la tête

–         La ceinture, avnet, dont la longueur était de trente-deux amot correspondant à la valeur numérique du mot cœur, lev, לב. Elle faisait expiation pour les mauvaises pensées du cœur.

–         Le pectoral, ‘hochen expiait pour les faux jugements venant de mauvaises pensées.

–         L’éphod, tablier, pour l’idolâtrie

–         Le pardessus, me’il, expiait pour les péchés de médisance

–         Le tsits, la plaque frontale expiait pour l’arrogance et l’effronterie.

Aucun Cohen n’avait le droit de servir dans le Temple s’il n’avait pas revêtu les habits sacerdotaux. Ces vêtements n’étaient pas assemblés par des coutures mais cousus d’une pièce à l’exception des manches. Le Jour de Yom Kippour, le Grand Pardon, le Cohen officiait en tunique blanche uniquement.

Moshé n’officiait qu’en tunique blanche de lin mais bien qu’il ne soit pas le Cohen Gadol, le souverain sacrificateur, il représentait le pouvoir civil et l’autorité sur la nation.  Il avait le pouvoir de parler à D.ieu en tout temps et d’entrer dans le Lieu très saint, contrairement à Aaron.

La Paracha se termine par la description de l’autel d’encens. L’autel des sacrifices était situé à l’extérieur et l’autel de l’encens à l’intérieur, ce qui représente le degré plus élevé du processus de purification. 

Orah Sofer, Guide touristique licenciée
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[1] Rite sépharade

[2] Rabbi Yedaya Hapenini dans son livre Béhinoth Olam

[3] Zeva’him 88B

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