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Psychologie et judaïsme : à propos de l’indifférence par Hanna Lachkar Haddad, psychologue

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Psychologie et judaïsme : à propos de l’indifférence par Hanna Lachkar Haddad, psychologue

L’indifférence n’est pas un sentiment, c’est plutôt une position. Elle ne s’éprouve pas comme une sensation ou d’une émotion. L’indifférence est aux antipodes de l’émotion. Elle marque l’absence d’intérêt.

L’indifférence pour la psychologie :
« Parfois l’indifférence et la froideur font plus de mal que l’aversion déclarée » écrivait JK Rowling (écrivain). L’état affectif de l’indifférence est la neutralité. Ainsi l’indifférence est associée à l’insensibilité et à la froideur, des caractéristiques que l’on imagine contraire a la condition sociale dans laquelle nous nous trouvons, nous, humains, et qui nous permettrait de garder un lien social entre nous. Etre indifférent implique que « rien ne nous importe », que nous ne ressentons rien face à une situation ou à une personne, que « tout nous est égal ». L’indifférence fait mal. La vie est pleine de moments et de circonstances ou il n’est pas bon d’opter systématiquement pour l’indifférence.

Certaines choses peuvent plus ou moins nous toucher ; mais a aucun moment nous arrêtons de ressentir quelque chose. C’est une ressource qui nous permet de choisir des stimulis pour ressentir fortement les choses ou pour les éloigner de nous. Ainsi l’indifférence absolue n’existe pas. La sagesse populaire dit que l’indifférence fait mal quand on attend peu. Il a été démontré que lorsque nous faisons preuve d’indifférence face a une autre personne, cette attitude est l’une des plus agressives et des plus douloureuses que l’on puisse adopter. Montrer notre indifférence à quelqu’un implique de retirer toute forme de sentiments et de bien signifier qu’elle n’existe pas pour nous.

L’indifférence n’est pas toujours négative. C’est aussi un mécanisme de défense que nous employons pour ne pas souffrir de déception en permanence « nous maintenir dans la marge ou on attend rien de personne » est une manière de nous protéger.
La vraie question serait alors peut-on être vraiment heureux en étant indifférent au malheur des autres ?

L’indifférence pour le judaïsme : Le verset de la thora : « Ne reste pas indifférent devant le sang de ton frère » (Vayikra 19 ;16) est la source de la notion de « non assistance a personne en danger » .Ce verset énonce bien l’interdiction d’assister passif a la détresse de notre prochain en péril, alors que nous aurions les moyens de lui venir en aide.
En réalité, cette mitzva s’étend a de nombreuses autres circonstances ou un individu est en mesure d’apporter assistance a son prochain et ne le ferait pas. Nous avons le devoir d’intervenir pas seulement pour le sauvetage physique mais également lorsqu’il s’agit d’épargner autrui d’une perte financière ou de tout autre forme de préjudice. Le Sifra le révèle explicitement : « D’où savons nous que lorsqu’un homme détient un témoignage au bénéfice d’autrui il n’a pas droit de se taire. Du verset « Ne reste pas indifférent devant le sang de ton frère » (Sifra paracha 2,8).
Sauver autrui d’un péril indépendant de sa propre volonté relève en effet d’un devoir moral personnel qui nous défend d’assister en toute indifférence à la détresse d’autrui. Le Rav Mikael Journo dit dans un cours sur L’apport du judaïsme a l’humanité : « On se mobilise des qu’une vie est en danger car la vie est consubstantielle a la Thora (de même substance) Le judaïsme est un hymne a la vie. Il ne s’agit pas d’idolâtrer la vie qui deviendrait très vite une forme de fanatisme, mais lui donner toutes les garanties de la sacralité afin qu’elle soit la meilleur possible pour chaque être. Cette vie que l’on protège fait corps avec l’esprit de solidarité et de fraternité. Cette vie que l’on soustrait a une fin inévitable témoigne d’un refus de la solitude, de l’exclusion et du rejet de notre prochain. Elle participe a un acte solidaire (CHEV 39 a) qui consiste a ne jamais abandonner l’être humain a sa solitude et a sa souffrance. Nous ne laisserons jamais l’homme en exil de lui-même.

En sauvant la vie nous recherchons a construire un monde de paix, de fraternité et d’une profonde générosité .Un monde ou le bonheur de l’autre loin de m’handicaper réjouit mon cœur et représente un acte d’oblativité (générosité gratuite). Le refus de l’indifférence a la condition de mon prochain constitue une force qui honore notre existence a la vie humaine qui considère l’Autre comme une vie irremplaçable et unique ». Aussi Elie Wiesel écrivait : « Le contraire de l’amour n’est pas la haine mais l’indifférence ». Laly Derai, journaliste a écrit a propos du drame de la maman francophone de Jérusalem qui s’est suicidée en entraînant avec elle ses quatre petites filles : « L’enfer ce n’est pas les autres mais c’est l’endroit ou sombre l’autre quand on ne le regarde pas. Regarder l’Autre. Ne pas le laisser sombrer. C’est le testament que tu nous as écrit Sarah ».

Sources : Non assistance a personne en danger ?Mitva de la Thora. Thora box.com paracha berechit Vaye’hi . Les conséquences de l’indifférence .https .nos pensees.fr.

Cet article vous a interpellé ou vous souhaitez poser des questions : N’hésitez pas à me faire partager vos réflexions en écrivant sur ma messagerie facebook – Anne Lachkar Haddad. Merci pour l’intérêt que vous porter à cette rubrique.

Hanna Lachkar Haddad, Psychologue – Psychothérapeute

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