Le ministère de la Santé a ouvert une enquête suite à une infection du sang chez une patiente, causée apparemment par un produit de perfusion fabriqué par Teva.

Le ministère de la Santé a ouvert une enquête après qu’une infection du sang chez une patiente de 13 ans atteinte de cancer a été détectée et dont l’origine serait apparemment une poche de perfusion scellée de morphine fournie par Teva Pharmaceutical Industries.

La jeune fille, qui est traitée à domicile par voie intraveineuse, est arrivée à l’hôpital Rambam dans la ville côtière de Haïfa, au nord du pays, se plaignant de faiblesse et d’une forte fièvre, a rapporté lundi le site d’information Ynet.

Le service d’oncologie, qui supervise son traitement, a demandé un prélèvement de la poche de perfusion, contenant l’analgésique morphinique liquide qui avait été prescrit à la jeune fille.

« Une jeune fille de 13 ans atteinte d’une maladie maligne est traitée par l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital pour enfants Ruth [Rappaport] à Rambam », indique un communiqué de l’hôpital.

« L’adolescente, qui reçoit un traitement à domicile, y compris par voie intraveineuse, est arrivée malade il y a quelques jours avec des symptômes suggérant une infection sanguine. Des échantillons de sang ont été prélevés chez la jeune fille et les analyses ont révélés une infection bactérienne. « On a demandé à la famille d’apporter les poches de perfusion dans le cadre d’une enquête approfondie pour identifier la source de l’infection. Un test sur d’autres poches de perfusion scellées fournies par une société pharmaceutique externe a révélé les mêmes bactéries qui étaient apparemment responsables de l’infection.  »

Les résultats ont été rapportés au ministère de la Santé. La jeune fille s’est rétablie et a pu rentrer chez elle, indique le communiqué.

Le ministère a annoncé dans une déclaration à Ynet qu’il enquêtait sur l’incident avec Teva.

Teva a indiqué dans un communiqué que la morphine liquide a été produite par la compagnie pharmaceutique Rafa et préparée dans une usine de Teva dans la ville portuaire d’Ashdod, au sud du pays.

Une inspection serait en cours à l’usine d’Ashdod, selon la déclaration, et aucune indication montre que des bactéries nocives soient présentes. Les bactéries auraient pu provenir « d’un grand nombre de sources, parmi lesquelles du matériel médical », a poursuivi Teva, espérant que d’autres personnes impliquées dans l’incident mèneront leurs propres tests pour identifier la source de la bactérie.

Une déclaration de Rafa a indiqué que l’entreprise produisait des produits pharmaceutiques de qualité dans un établissement de pointe qui répondait aux directives européennes et israéliennes les plus strictes.

« Les produits concernés ont été stérilisés avant leur sortie de l’usine », ajoute le communiqué, affirmant qu’une vérification de toutes les données relatives à la sortie du produit de l’usine a montré qu’il était « envoyé de l’usine de manière stérile, sûre et respectant les normes. »

source : https://fr.timesofisrael.com

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