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Toute l’équipe d’Ashdodcafe vous souhaite shabbat shalom et HAG PESSAH SAMEAH

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Shabbat Pessah 31 mars 2018 horaires Ashdod : 18 h 29  – 19 h 37

LE GOMEL   SEOUDAT  HODAYA

La plupart d’entre nous connaissons par cœur les bénédictions à dire lors de la consommation d’aliments mais il en existe bien d’autres…

Parmi les nombreuses bénédictions que l’on peut trouver dans nos rituels de prières s’en  trouvent  certaines dont souvent le commun des fidèles ignore l’existence comme celle que l’on doit réciter lorsqu’on n’a pas contemplé la Méditerranée (HaYamHaGadol) depuis plus de 30 jours, ou celle que l’on doit prononcer lorsqu’il nous est donné de voir un rassemblement de plus de plus de 600,000 Juifs (comme lors d’une énorme manifestation en Israël) ou d’admirer un haut personnage (un roi ou une reine) ou un savant………..

Il existe aussi des bénédictions qui nous servent à exprimer notre gratitude envers le Créateur  après avoir échappé à un danger : long voyage par exemple ou un accident mais plus souvent lorsqu’une femme accouche ou lorsque quelqu’un subit une intervention chirurgicale.

En général, les hommes savent qu’ils doivent monter à la Torah pour y prononcer devant toute l’assemblée des fidèles une bénédiction : celle du GOMEL dont voici le texte :

בָּרוּךְ אַתָּה ה’ אֱלהֵינוּ מֶלֶךְ הָעולָם, הַגּומֵל לְחַיָּבִים טובות שֶׁגְּמָלַנִי כָּל טוב ».

Baroukh Ata Ado..Elo..melekhhaolamhagomelléhayavimtovothshéguemalanikoltouv.

Les fidèles répondent : Amen  et, מִי שֶׁגְּמָלְךָ טוב. הוּא יִגְמָלְךָ כָּל טוב סֶלָה Mi shéguemalekhatov Hou yigmolekhatovSélah.

Selon les communautés et les usages des uns et des autres, celui qui devra prononcer cette bénédiction peut le faire seulement au cours d’un office ou d’une réunion familiale ou amicale. Selon le danger auquel on a échappé, certains tiennent à offrir une « séoudathodaya » ou repas/collation de remerciements.

Caroline Elishéva REBOUH

LE SERVICE PONTIFICAL  ou SEDER AVODATH HACOHANIM

Fermons les yeux et laissons nous porter par notre imagination : le 3ème Temple est descendu du ciel et il est resplendissant. Les Cohanim et les Léviim ont été appelés à prendre leurs fonctions et nous allons suivre les prêtres dans leur service…………….

QUI EST LE GRAND PRETRE ?

La charge de Cohen se transmettait de père en fils, descendant de Aharon HaCohen. Les cohanim servaient dès l’âge de 20 ans selon la tradition rabbinique à la condition qu’il soit de naissance légitime et pure. Si le Cohen Gadol n’avait pas de fils la charge retombait sur les épaules de son frère ou du plus proche parent.

Les Cohanim qui devraient une fois par an entrer dans le Saint des Saints pour Yom Kippour sont astreints à certaines lois pour se marier et pour la vie quotidienne :

Les cohanim n’ont  le droit d’épouser qu’une vierge. Il est évident que lui sont interdites les veuves, les divorcées ou celles qui auront été « déshonorées » (violées, prostituées ou autres) et bien entendu pas de converties, ni de non juives.

Dans certaines contrées, les Cohanim qui épousaient des femmes qui avaient déjà été mariées étaient déchus immédiatement de leur nom et de leur fonction et leur patronyme était changé de cohen en Allal (profané) ou en Azoulay (acronyme de אישה זונה וחללהלא יקחו ).

En cas de mariage avec une fille/femme qui n’est pas vierge, les enfants naissant de cette union ne sont pas des « mamzérim » [1] mais, ils  sont « halalim » ou « vidés » (de leur fonction) et sont dépossédés de leur statut de Cohen.

Il existe aussi une liste de « tares » physiques qui empêcheront le cohen de prendre ses fonctions : défauts physiques et/ou congénitaux ou défauts dus à l’exercice d’une profession, d’un accident etc………

Un cohen gadol n’a pas le droit de se rendre « impur » par la proximité d’un mort même s’il s’agit d’un parent très proche alors que le cohen simple peut se rendre impur pour ses parents, ses frères et sœurs, son épouse, ses fils ou filles.

C’est la raison pour laquelle, même  de nos jours où il n’y a pas de Temple, il est déconseillé à un cohen d’apprendre l’anatomie ou  la médecine……..

 

LES VETEMENTS SACERDOTAUX :

Les atours du Cohen Gadol (le Grand Prêtre) sont au nombre de huit et sont les suivants :

Les Mikhnassayim ou caleçon long en lin fin et blanc allant de la taille aux genoux de manière à couvrir les parties inférieures du corps humain.

La Koutoneth ou chemise elle aussi confectionnée dans un tissu fin de lin fin. Cette chemise ou tunique couvre le corps depuis le cou et jusqu’aux pieds et avec des manches jusqu’aux poignets. La koutonet du Cohen Gadol était bridée et/ou ornée alors que celle des autres cohanim était toute simple.

La Avneth ou ceinture, est faite en pur lin brodé de motifs bleus, écarlates et pourpres.

Et pour finir, la Mitsnéfeth ou turban est confectionné dans un tissu de lin fin. Le turban du Cohen Gadol était fait d’une bande de lin plus large que celle dont on se servait pour le turban du Cohen Gadol. Le sommet du turban du grand prêtre était plat alors que pour les autres cohanim le turban se terminait par une sorte de cône ou proéminence appelée « migbaâth ».

Par-dessus la koutoneth,  le cohen gadol portait une sorte de cape appelée méîl (en hébreu moderne : manteau) confectionnée en un tissu teint de pourpre (rouge violacé). L’ourlet de cette cape comportait des ornements consistant en des clochettes d’or, de glands en lin et de grenades en laine le tout en bleu, pourpre et écarlate.

Sur la poitrine du Cohen gadol, était attaché une sorte de gilet ou Ephod très richement orné de broderies  et retenu sur les épaules par des pierres d’onyx taillées en carré. Sur chacune de ces deux pierres, les noms de six tribus  étaient gravés.

Sur cet éphod était fixée une plaquette carrée, le hoshen, sur laquelle étaient enchâssées douze pierres précieuses correspondant aux douze tribus. Ces pierres correspondaient aussi à certaines lettres de l’alphabet. Ces lettres pouvaient s’allumer ou s’éteindre en constituant en quelque sorte, un message : lesOurim VeToumim que le  Cohen était apte à déchiffrer ces communications divines. Le Baâl HaTourim fait référence au fait que Moshé Rabbénou glissa dans les plis du hoshen un parchemin sur lequel était noté le nom de D en 72 lettres. Pour affirmer ceci il déclare que la guematria de « eth haourim veeth hatoumim » et celle de « shem ben 72 » est égale (il y a en fait une différence d’1 unité) 1571 contre 1570…..!

Puis, sur le turban était fixée une plaque en or (Tsits ou Nezer) sur laquelle avaient été gravés les deux mots « kodesh leHaShem » ou « consacré à l’Eternel ».

Les Sages tels le Baâl HaTourim enseignent que ces huit vêtements  sont les « marches » qui permettent au Cohen de gravir l’un après l’autre  les degrés des sept cieux ou des sept façons de sublimer les instincts de l’être humain et la matérialité à laquelle il est soumis : ainsi, le premier degré sera le caleçon protégeant l’intimité de l’homme puis la chemise et un à un les autres vêtements arrivant au septième ciel. La tiare ou mitre « mitsnefet »qui est un huitième accessoire vestimentaireest ce que l’on peut nommer « couvre-chef » ou chapeau qui se traduit en hébreu par migbaâth   מגבעת dont la valeur numérique est de 515 qui fait allusion à la voie d’accès suprême des suppliques telle que la Torah s’y réfère dans la parasha de Vaethanane lorsque Moïse adresse 515 prières à HaShem pour pouvoir entrer dans le pays. Cette migbaât permet, ainsi, d’accéder à la couronne ou keter ou encore au Trône céleste.

Tous les jours,  le Cohen gadol portera des « vêtements d’or » alors que pour Yom Kippour il ne portera que des vêtements blancs et, il ne portera que les quatre premiers vêtements pour entrer dans le Saint des Saints……….

 

LES TACHES DU COHEN :

En dehors des sacrifices,  et d’autres diverses tâches pour le quotidien ou lors des fêtes et célébrations, les Cohanim avaient pour mission de bénir le peuple. Quant aux Léviim qui sont de la même tribu que les cohanim, ils avaient pour mission de laver les mains et les pieds du cohen avant chaque acte. Ils jouaient aussi d’instruments de musique dans le Temple lors des « offices » et ce sont eux qui ouvraient et fermaient les portes du Temple.

Le cohen procédait également au rachat des premiers-nés mâles.

Il existe deux sortes de cohanim : le cohen gadol qui est un homme qui se détache des autres par sa sanctification et le cohen ‘hédioth qui est un homme dont la fonction est moins sainte que celle du cohen gadol. Le cohen gadol  est astreint à porter les 8 vêtements détaillés ci-dessous alors que le cohen ‘hédioth ne porte que les quatre premiers.

Caroline Elisheva REBOUH

 

[1]Enfants issus  d’une union incestueuse ou d’une union adultérine avec une femme mariée.

« .

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