Aussi petit que le Salvador, et situé entre le Liban, la Jordanie, la Syrie et l’Egypte, Israël est un pays incontournable pour les amoureux d’Histoire, et de beaux paysages où il fait bon vivre. Cap sur les villes de ce petit État du Moyen Orient ; Ashkelon et Jérusalem qui offrent de nombreux trésors.

TOUS LES CHEMINS MÈNENT EN ERETZ

Il est presque 10h, le vol AF1620, s’envole enfin vers de nouveaux horizons. Après avoir passé les nombreux contrôles de sécurité, comme il est d’usage pour aller en Israël, les quelques heures de répit avant d’atterrir ne seront pas en trop, avant de se mettre à l’heure israélienne. Après 4h30 de croisière dans les airs, c’est avec 1h de plus sur nos horloges que je foule enfin le sol de la terre promise.

Arrivée à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, l’immensité de ce dernier fait écho à la générosité et à la gentillesse de ces habitants. Seulement, pas le temps d’apprécier les plaisirs de Tel Aviv, une autre ville du sud m’appelle, Ashkelon, située sur la côte méditerranéenne à seulement 20 min en voiture de la Bande de Gaza.

ASHKELON LA VILLE AUX MULTIPLES VISAGES

Après seulement 1h de voiture, Ashkelon s’offre à nous. Avec sa marina, ses nombreux restaurants alentours, et sa plage de sable fin à l’eau turquoise, difficile de ne pas être charmé. L’immersion est totale, et c’est à coup de « Slih’a »« Toda Raba »« Ma Nishma » ou encore « Bevakasha » qui nous invitent à la découverte des charmes du pays, que le voyage commença véritablement.

Si le décor rappelant les Caraïbes, se fond à celui des militaires de l’armée israélienne, la poésie et l’énergie positive de cette ville sont uniques.

A chaque heure de la journée, Ashkelon offre un visage différent, où il est agréable le matin de se promener seul le long du port en sirotant une orange pressée ou encore un smoothie aux dattes et à la tahini, ou bien plus tard de déjeuner à l’israélienne avec son lot de petite salades appelées « Kémia » ou encore le soir de découvrir l’ambiance festive de la ville que ce soit en semaine ou pour célébrer la fête juive de Lag Baomer, où l’on s’enivre du parfum des feux de camps.

SI JE T’OUBLIE, Ô JÉRUSALEM…

Située à seulement 30 min de la ville portuaire d’Ashdod, où il fait bon vivre, Ashkelon est non loin du berceau des trois grandes religions. A seulement 1h10 en voiture, Jérusalem est la ville incontournable à ne pas manquer.

Sur les longues routes, arpentant le célèbre Mont des Oliviers, les remparts historiques de la vieille ville nous font de l’œil et nous plongent dans un moment rempli d’émotion. La muraille comporte huit portes avec chacune son propre nom, et sa particularité, dont six d’entre elles ont été érigées par le sultan Ottoman, Soliman le Magnifique.

Serpentant le long de la ville, c’est à ce moment précis que l’on s’aperçoit que Jérusalem est unique. C’est à travers un panorama magnifique, que les trois grandes religions marchent côte à côte. « Il n’y a qu’à Jérusalem que l’on voit ça », lance une passante émerveillée. Carte postale presque irréelle voire pittoresque, Jérusalem tend à nous surprendre. Si une partie de la ville est consacrée au Saint-Sépulcre, une autre est quant à elle destinée à la mosquée al-Aqsa, tandis que l’autre au Mur des Lamentations, regroupant ainsi les trois grandes religions monothéistes. Ainsi, c’est aux côtés des religieux juifs orthodoxes, chrétiens et musulmans que le son de l’hébreu, du latin et de l’arabe, se mêle aux prières et à la psalmodie de chacun, créant une sorte de communion unique.

Jérusalem attire tant par son Histoire où il est également possible de visiter la plus vieille synagogue de la ville, le tombeau du roi David ou encore les vestiges du roi Hérode, que par son centre ville piéton regroupant l’emblématique rue Ben Yehuda avec ses restaurants et ses boutiques. Ainsi, la ville sainte offre de nombreux trésors et un voyage unique où le célèbre adage biblique est d’usage : « l’an prochain à Jérusalem ».

Charlotte Lelouch
http://aujourdhuilaturquie.com

Laisser un commentaire