Nièce par alliance de François Mitterrand et belle-sœur de Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la culture, Anne-Marie Mitterrand est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont un récit autobiographique ‘Un nom dur à porter’.

Nommée Gouverneur de l’Université hébraïque de Jérusalem en 2010, après plusieurs années de collaboration au sein du comité des amis de l’Université en France et en Belgique, elle s’implique pour en accroître la renommée dans le monde, tout en étant toujours la première à monter au créneau pour défendre Israël (voir son blog – www.annemariemitterrand.net )

Elle explique dans son livre dernier livre, désormais traduit en hébreu – Musique Russe –  qui nous mène au cœur de la question juive, l’origine de son engagement. Moitié fiction, moitié autobiographie, elle répond à la question qui lui est si souvent posée quant à l’origine de son attachement inconditionnel à la culture juive et à Israël. « J’ai été élevée entre la clémence infinie du catholicisme : -Tu seras pardonné septante fois sept fois- et la rigueur du protestantisme : -pas de droit à l’indulgence -. Par mon père j’appartiens à la bourgeoise française, conservatrice, catholique, et conventionnelle… Tandis que ma grand-mère maternelle était une étrangère issue d’un milieu marqué par la pauvreté. Vénézuélienne, elle avait fui les favelas de Caracas, en séduisant un protestant austère à qui sa beauté avait fait perdre la raison, mon grand-père dont les sévères principes ont repris leur place dès son retour en France. Ma mère les a faits siens, plus strictement encore et en a transmis à ses enfants la morale implacable.

Puis, pendant trois ans, j’ai vécu au quotidien la souffrance de mon premier mari qui ne s’était pas remis de son passé d’enfant juif, traqué, caché, sous l’occupation. Il a disparu après la naissance d’un garçon et d’une fille. Pour élever mes enfants dans le respect de leurs ancêtres russes de confession juive, j’ai appris leurs rites et croyances avant de les transmettre à leurs descendants. Aujourd’hui ils sont des adultes fiers de leurs origines.

Je raconte comment par ce mariage raté j’ai compris à la fois la souffrance d’un enfant juif pendant la guerre et l’importance de la musique dans la vie d’un Russe. Mon mari ne s’était pas remis du mal qui lui avait été fait. A ses côtés j’ai vécu le recensement, les cris des mères durement séparées de leurs enfants, le bruit des pas au-dessus de sa tête quand terrifié il était caché dans la cave. Brutal, rageur, vengeur, il criait sa peur, cassait tout ce qui entravait son va et vient frénétique, insultait la seule personne avec laquelle il pouvait se laisser aller à sa douleur, moi. Mais je savais comment calmer la colère d’un Russe, je lui tendais son violon, il l’empoignait et c’était fini, il oubliait le malheur, sauvé par la musique, flamboyant, il m’entraînait dans sa joie retrouvée. On chante, on danse, on valse comme en Russie, les nuages s’effacent, la vie est belle. Magnifique. Somptueux. Musique Russe se termine dans l’inquiétude de la droite Française avant l’arrivée de Mitterrand au pouvoir ».

Anne-Marie Mitterrand sera présente à la fête du livre d’Ashdod le 7 juin prochain à 19 h, pour une conférence – débat et dédicaces – Français/hébreu – Soirée Gratuite – Réservations aux numéros mentionnés dans l’affiche ci-dessous

Invitation Conférence-débat et dédicaces  le 7 juin à 19 h
Bet Arié Klang, Rehov Yahir 2, Ezor Alef, Ashdod

La municipalité d’Ashdod vous convie pour la fête du livre
a assister à la conférence-débat de deux auteurs renommées
Yaël König et Anne-Marie Mitterrand
à l’occasion de la sortie de leur dernier ouvrage

Cette rencontre sera animée par la Présidente de la  »WIZO  Ashdod »
Mme Eti Attias qui assurera la traduction du français à l’hébreu

L’événement se prolongera par une séance dédicace et un buffet

Entrée gratuite

Réservations : ADIR 0524887245 – AMI-ASI : 0547532059 – Shavei Tsion : 0524789905

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