Une série regardée en streaming, des e-mails archivés depuis des mois, parfois non lus, des spams qui s’accumulent… nous nous laissons bien souvent porter par le rythme des technologies, devenues indispensables dans notre quotidien.

Que l’on soit un passionné d’Instagram, un addict aux e-mails, ou tout simplement un internaute curieux, nous n’avons pas toujours conscience – ou connaissance, de l’impact environnemental d’Internet. Invisible et encore peu connue, la pollution numérique est pourtant bien présente dans notre société.

Une newsletter stockée pendant un an dans une boîte mail représente 10 grammes de CO2 *, soit l’équivalent en poids carbone d’un sac jetable distribué en supermarché !

Les pratiques liées au numérique explosent ! En l’espace d’une heure, 8 à 10 milliards de mails sont échangés (hors spam) et 180 millions de recherche Google effectuées **.
Cet usage représente aujourd’hui près de 7% de la consommation mondiale d’électricité ***.
Nous avons travaillé pendant des années, et travaillons encore au développement de l’usage des nouvelles technologies dans nos entreprises. Elles sont devenues indispensables, et permettent d’aller vite, de mieux collaborer, de partager.
Mais nous devons dès aujourd’hui nous interroger sur ces usages et réfléchir à comment faire évoluer nos habitudes. Collaborateurs, entreprises mais avant tout citoyens, nous pouvons agir face à cette pollution qui ne cesse de s’affirmer, sans que la majorité d’entre nous n’en ait véritablement conscience.

Je vous rassure, de simples ajustements de comportements peuvent avoir de très beaux effets. En voici quelques exemples :

  1. Utiliser une plateforme de partage de fichiers pour transférer les pièces jointes et ne pas mettre systématiquement le logo dans votre signature mail, qui est consommateur d’énergie sont deux bonnes pratiques tirées des « gestes éclairés » proposés par La Fondation pour la Nature et l’Homme.
  2. Nettoyer votre boîte mail : Cleanfox vous propose de supprimer automatiquement vos vieilles newsletters et de vous désinscrire, en un clic, des mails publicitaires jugés inutiles.

En tant que Directeur de la Responsabilité d’entreprise d’AXA France, je suis convaincu de la nécessité de mobiliser nos collaborateurs comme nos clients à nos côtés, en les sensibilisant et en promouvant les bonnes pratiques nécessaires à la diminution de la pollution numérique.

Chez AXA, nous agissons au quotidien depuis plusieurs années pour réduire nos émissions de CO2, développer les infrastructures d’énergie renouvelable et les obligations vertes, via un investissement de 12 milliards d’euros d’ici 2020 et intégrer les enjeux de la biodiversité dans nos activités.

Alors que les nouvelles technologies ne cessent de bousculer, jour après jour, nos usages, nous avons décidé d’aborder cette nouvelle problématique. Je sais combien entrepreneurs, décideurs, ONG, citoyens… sont déjà impliqués.

Je souhaite remercier à ce titre Alexandre Cadain, Célia Gautier, Inès Leonarduzzi, Edouard Nattée, Mirela Orlovic, et Emmanuel Vivier qui ont participé à notre seconde édition de l’événement « AXA Talk & Engage ».

Cet événement a été l’occasion d’échanger sur l’impact des nouvelles technologies sur l’environnement et de réfléchir à la sensibilisation du plus grand nombre, mais aussi aux solutions de demain.

Eric Lemaire

Directeur de la Communication et de la Responsabilité d’Entreprise

*Source : Cleanfox 
**Source : https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf (p.4)
*** source : Rapport Clicking Clean de Greenpeace,

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