Monter en Eretz Israël n’est pas changer de pays, ni déménager, mais plutôt venir retrouver l’amour caché qui réside en chaque juif et renouer avec son identité ancestrale.
Il faut accepter bien des sacrifices, quels que soient ses qualités, ses moyens, sa position sociale, ses prétentions.
C’est un acte volontaire de cœur, loin de toutes arrières pensées ou calculs.
Notre sortie d’exil se déroule en trois étapes comme les enfants d’Avraham au sortir de l’Egypte sous la conduite de Moïse (béni soit son nom à tout jamais).

* La première étape, l’étape personnelle, est de quitter notre terre d’accueil, sortir de l’exil.
Il faut gagner victorieusement le combat contre l’ange des questions qui veut nous dissuader afin ne pas grandir les forces positives de la Terre Sainte (pourquoi partir, tu es bien ou tu es, la vie risque d’être difficile, la différence de langue, les incertitudes politiques et matérielles, devoir accepter cette mosaïque de cultures sans juger, tout devoir reconstruire)

* La deuxième étape, l’étape intérieure, est la plus difficile et la plus longue.
Il faut sortir l’exil qui est en nous. Il faut savoir abandonner toutes ses anciennes certitudes pour en épouser de nouvelles. Il faut se reconstruire a la lumière de sa nouvelle Néchama (âme) et effacer doucement toutes les souvenirs de son passé. Notre âme se transforme. Nous vivons une renaissance de notre vivant. Parfois le physique réagit aussi par des maux et des troubles. C’est une autre forme d’épuration. Cette terre se mérite. Il faut accepter toutes les épreuves qui ne sont là que pour notre bien. Celui qui veut comprendre et accepter s’élève. Son âme et sa vision changent.
C’est un autre livre qui s’ouvre, une autre dimension du savoir et de la délicatesse de l’âme.
– Entendre parler la langue sacrée, la voir écrite sur tout et toutes choses, porter la kippa librement, voir flotter fièrement l’étoile de David sur nos bâtiments, vivre le chabbat et toutes nos fêtes en communauté nationale, manger cacher, même sans le vouloir –
Cette Terre nous met face à nous-mêmes, sans artifice. C’est peut être aussi pour cela que certains repartent, ici rien n’est dû.
Celui qui sait donner sans vouloir prendre reçoit bien plus que son espérance.

* La troisième étape est l’étape de la recherche du lieu d’épanouissement.
Cette terre a de multiple vibrations. A travers les douze portes, qui correspondent aux douze tribus, il faut retrouver la part de terre qui correspond à nous-mêmes.

Pour certains cela se réalise naturellement, pour d’autres, il faut juste un peu chercher.
C’est dans le regard de l’autre que l’on sait que l’on existe et il est bon de se savoir exister.
Baroukh haba, sois le bienvenu sur notre terre des miracles, elle t’aime, apprends à l’aimer et a mériter son amour.

Aryé yehouda (copieur d’histoires)

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