Organisé par l’Ambassade de France et l’Institut français d’Israël, le Festival « Livres en scène 6 » sera l’un des événements majeurs de la Saison France-Israël 2018, avec des rencontres de poésie sur la scène du théâtre arabe-hébreu de Jaffa, en partenariat avec l’association Hélicon et son festival international de poésie Sha’ar, et la participation exceptionnelle de La Comédie Française sur la scène du théâtre Cameri de Tel Aviv.

Créé en 2011, le Festival livres en scène est un évènement incontournable de la scène culturelle israélienne. Entièrement bilingue, il s’adresse à tous les publics. Près d’un millier de spectateurs se presse à chaque édition pour s’émouvoir, sourire, imaginer et rêver avec elles : les littératures de France et d’Israël.

Illustration du dynamisme de l’édition et de la traduction des auteurs israéliens et français, le festival Livres en scène, conçu et dirigé par Roselyne Déry, attachée pour le livre de l’Institut français d’Israël, est le fruit d’une coopération riche et enthousiaste entre éditeurs, auteurs et traducteurs français et israéliens dont il assure la promotion auprès du public israélien. Depuis sa création, le festival a proposé plus d’une centaine de lectures mises en voix par une soixantaine de comédiens et avec la participation de nombreux écrivains français et israéliens.

  • Le 23 novembre à 20h au théâtre arabe-hébreu de Jaffa, avec le festival international de poésie Sha’ar : « Passeport poétique » – rencontre avec des poètes de langue française, arabe et hébraïque avec la participation de Shimon Adaf, Sigal Ben Yair, Zeno Bianu, Laure Cambau, Sheikha Helawy, Anat Levin, Dory Manor, Rajaa Natour, Eric Sarner –  Musique de Yaïr Dalal et le groupe « Afro Baghdad expression »
  • Du 23 au 26 novembre sur la scène du théâtre Cameri de Tel Aviv : Une distribution éblouissante avec La Comédie Française et ses sociétaires, Claude Mathieu, Guillaume Gallienne, Eric Génovèse, et la participation de Jérémy Allouche, Jean Baptiste Andrea, Yoav Bar Lev, Patrick Boucheron, Christophe Brault, Laure Cambau, Michaël Dian, Lana Ettinger, Netta Garti, Tehila Nini Goldstein, Ayelet Gundar Goshen, Michal Govrin, Hod Halevy, Sophie Jabès, Maylis de Kerangal, Michel Kichka, Abigail Marmari, Yossi Marshak, Carmit Mesilati Kaplan, Irit Pashtan, Leora Rivlin, Nir Ron, Eric Sarner, Dorit Shilo, Stéphanie Souffir, Elia Taieb, Camille de Toledo, Marina Toshish, Mélanie Traversier, Zohar Wexler, Yedidia Vital, Helit Yeshurun, Valérie ZenattiTout au long de ces quatre journées, s’alterneront des lectures d’auteurs français et israéliens, publiés dans les deux langues : les comédiens de la Comédie Française offriront deux lectures chacun, l’une d’un auteur français et l’autre d’un auteur israélien.A partir du 23 novembre au théâtre Cameri, Claude Mathieu de La Comédie Française et Leora Rivlin, ouvriront le festival lors d’un hommage à Ronit Matalon. La Doyenne de la Comédie Française lira aussi l’Amant de Marguerite Duras : Symphonie de voix de grandes artistes féminines. Eric Génovèse de la Comédie Française prêtera sa voix au lumineux dernier roman d’Aaron Appelfeld, avec la complicité de Valérie Zenatti et Michal Govrin, Des jours d’une stupéfiante clarté, et nous fera sourire dans une lecture réjouissante de La télévision de Jean Philippe Toussaint. Guillaume Gallienne, de la Comédie Française a choisi de lire un roman époustouflant, Voyou, du jeune auteur israélien, Itamar Orlev, Prix Sapir du premier roman, sélectionné par le Prix Fémina étranger 2017.Cette édition spéciale sera aussi l’occasion de découvrir une auteur dramaturge récemment installée en Israël, Sophie Jabès, avec une lecture inédite en hébreu mise en scène par Erez Shafrir, « Autant en profiter » et, évènement de ce festival, la présence de l’historien Patrick Boucheron et ses complices, les comédiens Mélanie Traversier et Christophe Brault, qu’il faut écouter nous raconter « La minute de silence ». Spectacle monté au Théâtre national de la Colline en mars dernier.Le festival accueille aussi des écrivains de talent : Maylis de Kerangal pour la publication chez Kinneret de son roman, unanimement célébré en France et à l’international, Réparer les vivants. Jean Baptiste Andrea, lauréat de la première édition du Prix de la Fondation Jacqueline de Romilly sous l’égide de la Fondation de France, créé en 2017 par l’Institut français d’Israël, avec près d’une soixantaine de participants parmi les lycéens francophones et les professeurs israéliens de français. L’auteur, outre un prix en numéraire, verra son livre, Ma reine, publié en hébreu grâce à la coopération des éditions Locus. Enfin, grand moment du festival : le lancement du superbe roman graphique de Camille de Toledo et Alexander Pavlenko, Herzl, une histoire européenne, simultanément avec la publication du livre en hébreu par les éditions Pardes.Pour la première fois, le festival accueille une performance pour le jeune public, Le garçon qui avait envie d’espace, spectacle proposé par le pianiste Michaël Dian et la comédienne israélienne Tehila Nini Goldstein sur une lecture en hébreu de la nouvelle de Jean Giono sur une musique originale du compositeur Benoit Menut.
  • Le festival Livres en scène ne pourrait exister sans le concours généreux des traductrices et traducteurs que nous remercions ici vivement. Ce festival, recevra la jeune génération de traducteurs de l’hébreu et vers l’hébreu à leur retour de formation au Collège international des traducteurs littéraires d’Arles dans une lecture de leurs traductions « Encres fraiches ».Beaucoup de surprises encore et une lecture époustouflante et drôle de La Recherche du temps perdu de Marcel Proust par Guillaume Gallienne clôtureront ce très beau festival.
  •  PROGRAMME

    1.Le 23 novembre à 20.00 – théâtre arabe-hébreu de Jaffa

    En coopération avec l’association Helicon et son Festival international de poésie Sha’ar.  « Passeport poétique » : rencontre entre des poètes de langue française, arabe et hébraïque

    Avec la participation de Shimon Adaf, Sigal Ben Yair, Zeno Bianu, Laure Cambau, Sheikha Helawy, Anat Levin, Dory Manor, Rajaa Natour, Eric Sarner

    2. Du 23 au 26 novembre – théâtre Cameri de Tel Aviv

    La Comédie Française, invitée d’honneur
    L’ensemble du festival est présenté en version bilingue. 

    VENDREDI 23 NOVEMBRE

    11.00 – 12.00 Café-Théâtre « Autant en profiter ! »  

    Lecture inédite en hébreu de la comédie de Sophie Jabès, Autant en profiter, mise en scène par Erez Shafrir, traduction Eli Bijaoui, avec les comédiens du théâtre Khan : Yoav Bar Lev, Irit Pashtan, Carmit Mesilati Kaplan, Nir Ron.

    Comment réconcilier un couple qui part à la dérive ? Qui mène le monde ? L’amour ou la recherche effrénée du plaisir ? Un hymne à la vie, éphémère par essence… Autant en profiter !

    12.30 – 14.30 Cameri 3 – Hommage à Ronit Matalon

    « Devenir écrivain est une sorte de destin »
    Liora Rivlin lit Et la mariée ferma la porte
    Claude Mathieu de la Comédie Française lit Dans le bruit de nos pas
    Avec Marina Toshish, musicienne de Oud

    SAMEDI 24 NOVEMBRE

    19.00 – 20.00 – Café-théâtre « Encres fraîches »

    Retour de l’atelier de traduction de l’hébreu et vers l’hébreu mis en place dans le cadre du programme la Fabrique des traducteurs organisé par ATLAS, l’association pour la promotion de la traduction littéraire, au Collège International des traducteurs littéraires d’Arles.

    Lectures de Philippe Minyana, Georges Didi-Huberman, Christian Gailly, Yehudit Katzir, Nathan Alterman avec la participation des traducteurs : Jérémy Allouche, Lana Ettinger, Hod Halevy, Abigaïl Marmari, Elia Taïeb.

    Mise en espace : Dominique Léandri

    20.30 – 22.30 – Cameri 3

    Les comédiens de la Comédie Française lisent Aaron Appelfeld et Itamar Orlev

    Entretien Valérie Zenatti et Michal Govrin

    Eric Génovèse de la Comédie Française lit Des jours d’une stupéfiante clarté – Editions de L’Olivier – Traduction de l’hébreu : Valérie Zenatti

    Comment vivre après la catastrophe ? Comment réconcilier passé et présent ? Comment retrouver sa part d’humanité ? Par-delà le fracas de l’Histoire, ce livre admirable est le récit d’une résurrection.

    –        Entracte

    Guillaume Gallienne de la Comédie Française lit Voyou d’Itamar Orlev – Editions du Seuil – Traduction de l’hébreu : Laurence Sendrowicz

    Nous sommes en 1988, et la Pologne est grise derrière son rideau de fer. Une semaine durant, incapables de s’aimer, incapables de se haïr, père et fils vont se confronter et affronter ensemble les spectres du passé à la recherche d’une impossible réconciliation. Voyou, Prix Sapir du meilleur premier roman est nominé pour le Prix Fémina étranger.

    DIMANCHE 25 NOVEMBRE 

    Café-théâtre – hébreu – évènement fermé – Le petit garçon qui rêvait d’espace

    Matinée jeune public avec Michael Dian, pianiste, Directeur du festival de Chaillol (France), et la comédienne et artiste lyrique Tehila Nini Goldstein, performance (en hébreu), lecture musicale de la nouvelle de Jean Giono, Le petit garçon qui rêvait d’espace.

    16.00 – 17.00 Café-Théâtre

    Cérémonie de remise du Prix de la Fondation Jacqueline de Romilly sous l’égide de la Fondation de France, à Jean Baptiste Andréa

    Cérémonie de remise du Prix littéraire Jacqueline de Romilly sous l’égide de la Fondation de France à Jean Batiste Andréa pour son livre Ma reine. Entretien et lecture avec la participation de l’auteur.

    Shell n’est pas un enfant comme les autres… Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai. Ode à la liberté, à l’imaginaire, et à la différence, Ma reine est un texte à hauteur d’enfants.

    17.30 – 18.30 Café-théâtre

    Rencontre avec l’écrivaine Maylis de Kerangal

    A l’occasion de la sortie en hébreu de son roman Réparer les vivants, éditions Kinneret, traduction Rama Ayalon.

    Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Prix Médicis 2010.

    19.00 – 21.15 – Cameri 3

    C’est de nous dont ils parlent !

    Yedidia Vital, Netta Garti, Stéphanie Souffir, Zohar Wexler lisent le meilleur de la création littéraire contemporaine de France et d’Israël avec la participation des auteurs :

    ·       Maylis de Kerangal pour Réparer les vivants (Editions Kinneret – traduction de Rama Ayalon)

    ·       Ayelet Gundar Goshen pour Réveiller les lions (Editions Presses de la Cité – traduction de Laurence Sendrowicz)

    ·       Jean Baptiste Andrea pour Ma reine (traduction de Shirley Werburg Alkalay)

    ·       Yonathan Berg pour Donne-moi encore cinq minutes (Editions de l’Antilope – traduction Laurence Sendrowicz)

    –        Entracte

    Claude Mathieu de la Comédie Française lit L’amant de Marguerite Duras (éditions Hakiboutz Hameurad – traduction : Rama Ayalon).

    21.30 – 22.30 – Café-théâtre

    Herzl, une histoire européenne – Roman Graphique

    « Je laisse ce testament pour les temps à venir… », Benyamin Zeev Herzl.

    Roman graphique de Camille de Toledo et Alexander Pavlenko (Denoël éditions)

    Lancement de la version hébraïque publiée par les éditions Pardes, traduction de Dorit Daliot – Lecture de Yossi Marshak – entretien Camille de Toledo et l’écrivain et caricaturiste Michel Kichka

    LUNDI 26 NOVEMBRE –  

    18.00 – 19.00 – Café-théâtre – La minute de silence – Une histoire assourdissante… !

    Patrick Boucheron, Professeur au Collège de France avec la complicité des comédiens Mélanie Traversier et Christophe Brault, nous raconte l’histoire passionnante de la « minute de silence » et, ce faisant, nous parlent des guerres, des villes et des deuils, mais aussi des révoltes muettes et des silences désapprobateurs…

    Tout au long sont lus les textes de Henri Barbusse, L’Abbé Dinouard, Pierre Michon, Marcel Proust, Mathieu Riboulet, Gustave Flaubert, Leon Gambetta, Nathanie Sarraute, Jules Michelet, Samuel Becket entre autres

    Traduction du français : Arza Apelroit

    Soirée de clôture

    19.30 – 22.30 Cameri 3 – Ecrire le temps… Un défi intemporel de la littérature

    Eric Génovèse de la Comédie Française lit La télévision de Jean Philippe Toussaint

    L’été à Berlin d’un historien d’art, engagé sur l’écriture d’un essai sur Titien Vecellio, qui décide d’arrêter de regarder la télévision… Une œuvre légère et drôle d’un des meilleurs écrivains français contemporains.

    • Entracte

    Introduction d’Helit Yeshurun, traductrice de La Recherche du temps perdu en hébreu

    Guillaume Gallienne de la Comédie Française lit A la recherche du temps perdude Marcel Proust

    Invitant tour à tour les multiples personnages de La Recherche du temps perdu, Guillaume Gallienne nous offre une réjouissante plongée dans le chef d’œuvre intemporel de Marcel Proust.

    Le Festival Livres en scène 6 est organisé par l’Ambassade de France et l’Institut français d’Israël, en partenariat avec l’association Helicon et son festival international de poésie Sha’ar, la Comédie Française, le théâtre arabe-hébreu de Jaffa et le théâtre Cameri de Tel Aviv, avec le soutien de la Saison croisée France-Israël et le comité des mécènes de la Saison.

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