Paracha Terouma

Dans la paracha Terouma, nous recevons l’ordre de construire le « Michkan », le sanctuaire qui allait accompagner les enfants d’Israel dans le desert, puis serait ensuite installe en Israel et utilise jusqu’a ce qu’il soit remplace par le premier temple (Beth Hamikdach) a l’epoque du roi Salomon (Chlomo Hamele’h). Ce dernier fut detruit par Nabuchodonosor, puis le second Beth Hamikdach a ete reconstruit a l’epoque de Ezra, pour etre plus tard detruit par Titus. Ce qui nous en reste est une partie du mur d’enceinte ouest.
Le troisieme Beth Hamikdach suivra le devoilement de Machia’h, et sera definitif.

Le sanctuaire/temple est le lieu sur terre dans lequel la presence divine se devoile de facon la plus manifeste. La saintete de l’endroit est telle qu’il nous est interdit aujourd’hui d’y penetrer, faute de disposer des moyens de purification nécessaire, et ce malgre sa destruction.

L’ordre concernant la construction du Michkan, de la « demeure divine », fut donne a tout le peuple, hommes et femmes, (selon le Midrach, il fut egalement donne aux enfants), sans distinction s’ils etaient des grands de leur generation, des ‘ha’hamim, ou des gens simples.
Le Rambam precise ainsi la loi concernant la construction du Beth Hamikdach:
« Chacun est tenu de construire et d’aider, de sa personne et de son argent, comme ce fut le cas pour le sanctuaire du desert ».

Ceci semble pour le moins tres etonnant. La construction du Michkan fut quelque chose de totalement nouveau dans le monde. Une construction materielle dans ce monde materiel, destinee a acceuillir la presence divine de facon devoilee.
Comme le faisait remarquer Chlomo Hamele’h, « Le ciel et tous cieux ne peuvent te contenir, qu’en est-il donc de cette maison !.. »
Et quelque chose d’aussi prodigieux doit etre le fait de chacun de nous, et meme du plus simple d’entre nous !!!

Nous voyons que la construction du Michkan reposait sur des personnes d’une elevation spirituelle particuliere, comme Betsalel ben Houri ben ‘Hour, que D-ieu avait rempli de l’esprit divin.
Et cependant, la Torah a fixe que c’est sur les dons et sur le travail de chaque juif que repose le montage du Michkan.
D’ou chaque juif et chaque juive, et meme parmi les plus simples, a-t-il la force de faire resider D-ieu, qu’aucun ciel ne peut contenir, dans une maison materielle de notre monde materiel ?

La question se renforce encore lorsque l’on lit l’explication de Rachi sur le verset suivant :
« Ils prendront pour moi un prelevement » : « Pour moi » signifie « En mon nom ». C’est a dire que les dons pour la construction du Michkan devaient etre fait « Lichma », c’est a dire avec une intention particuliere, une pensee pure et travaillee. Il s’agit ici d’un niveau particulier, qui de toute evidence n’est pas atteint par tout le monde. Comment comprendre que D-ieu demande cela de chaque juif ?

Pour comprendre ceci, il faut avoir a l’esprit l’aspect nouveau que le don de la Torah a provoque dans le monde.
Par le fait que D-ieu, au mont Sinai, nous a choisi d’entre tous les peuples, Il a ainsi fait du peuple juif une entite nouvelle. Il a pris des hommes, des femmes et des enfants materiels, et en a fait « mamla’hat cohanim vegoy kadoch », « un royaume de pretres et un peuple saint ».

Depuis le don de la Torah, chaque juif est lie avec l’essence divine. Ainsi, le Talmud nous explique: « Meme s’il a faute, il reste juif ».
Il reste toujours en chacun de nous, quelles que soient nos actions, ce point profond et inalterable qu’est notre judeite, et qui nous empeche de nous separer de D-ieu.
La volonte profonde de chaque juif est d’accomplir la volonte divine, et meme lorsque celle-ci ne parait pas en surface du fait du yetser hara, elle reste cependant profondement  ancree et ressurgit lors de situations qui interpellent plus fortement.

Plus encore, nos sages ont enseigne qu’un juif qui n’a pas encore atteint le niveau de service de D-ieu « Lichma », mais qui accomplit les mitsvot sans pensee particuliere, qu’il doit de toute facon etudier la Torah et pratiquer les mitsvot, car « mito’h chelo lichma ba lichma ».
« A l’interieur du non Lichma il y a le Lichma ».
La volonte profonde d’un juif de s’attacher a D-ieu l’accompagne dans chaque mitsva qu’il accomplit, meme lorsque ceci ne parait pas de facon devoilee dans son accomplissement.

C’est pourquoi chaque juif, y compris le plus simple, a cette possibilite de construire la demeure divine. De par son essence seule, il se tient a un niveau extremement eleve, au point de lui permettre de construire la maison au sujet de laquelle D-ieu dit : « Et je residerai parmi eux ».

Puissions-nous rapidement vivre le devoilement de Machia’h, et participer a la construction du troisieme Beth Hamikdach, ou a la partie de la construction qui se fera de facon naturelle.

source :harissa.com

 

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