Le ministère israélien de l’Energie exigerait que le consortium des compagnies pétrolières exploitant le champ de gaz Tamar construise un deuxième pipeline depuis la plateforme de production offshore d’Ashkelon jusqu’à un nouveau terminal terrestre. Une nouvelle exigence qui passe très mal auprès de ces dernières.

Le gouvernement israélien exigerait à présent des partenaires de Tamar (Noble Energy, Delek, Isramco et Alon Natural Gas Exploration) la création d’un deuxième pipeline, en plus de leur proposition visant à augmenter la capacité du pipeline actuel.

Des sources proches du consortium de Tamar ont averti que l’économie affrontera des pénuries de gaz si le gouvernement insiste sur ce nouveau pipeline, parce qu’ils n’ont pas l’intention de mener à bien deux projets en même temps.

Le sujet est une pomme de discorde entre les entreprises et l’autorité du gaz naturel. Les compagnies s’opposent à l’oléoduc au motif qu’il serait coûteux et inefficace, car la quantité additionnelle de livraisons de gaz sera faible en raison de la capacité de production limitée du pipeline de Tamar.

Au lieu d’un deuxième gazoduc de la plate-forme de production, qui a coûté 250 millions de dollars, les compagnies proposent d’installer des compresseurs pour renforcer les capacités du pipeline actuel et d’utiliser le gisement épuisé de Mari B, appartenant à Noble Energy et de Delek Yam Tethys, comme un réservoir de stockage opérationnel. Les compagnies disent que c’est une solution beaucoup moins coûteuse, qui peut être terminée beaucoup plus rapidement, ne nécessitant pas d’approbations de planification et de construction des commissions.

Par Arié Azoulay dans lemondejuif.info

Gaz

ISRAELVALLEY DANS NOS ARCHIVES :

Après les premiers acheminements de gaz du gisement de Tamar vers Ashdod, peut-on déjà parler d’indépendance énergétique?

Le ministère israélien de l’Energie et de l’Eau a annoncé samedi dans un communiqué ses premiers acheminements de gaz du gisement de Tamar vers sa nouvelle plateforme de production d’Ashod, dans le sud du pays. L’exploitation de ce gisement devrait, selon les autorités du pays, fortement réduire sa dépendance vis-à-vis de l’étranger pour ses importations de gaz.

Découvert en 2009, le gisement de Tamar dispose de réserves estimées à 238 milliards de mètres-cubes. Son exploitation a été confiée à un groupe mené par le géant américain Noble Energy du haut de ses 36% des droits et dans lequel figurent également les trois compagnies israéliennes Delek, Isramcom et Dor Alon. Le gaz est acheminé du gisement de Tamar, à 130 kilomètres de la cité portuaire de Haïfa, sur la côte méditerranéenne, vers la station d’Ashod. Si le nouveau ministre de l’Energie et de l’Eau Silvan Shalom ou encore le Premier ministre Benjamin Netanyahu se sont félicité de cette avancée qu’ils considèrent comme un grand pas en avant vers leur indépendance énergétique, cette nouvelle ne devrait pas contribuer à apaiser les tensions sur les ZEE (Zones Economiques Exclusives) qui opposent l’Etat hébreu à son voisin libanais. Ce conflit est apparu avec la découverte ces dernières années de gisements gaziers particulièrement prometteurs, dont celui de Tamar, au large des côtes d’Israël.

Les attentes d’Israël de ces gisements gaziers sont importants. Le pays recevait 43% de son gaz d’Egypte jusqu’en 2011. Mais cette source a brusquement été compromise depuis le renversement de l’ancien président égyptien Mohamed Hosni-Moubarak lors du Printemps arabe en février 2011. Depuis cette date, le gazoduc qui achemine le gaz d’Egypte vers Israël et la Jordanie à travers la péninsule du Sinaï est régulièrement l’objet d’actes de sabotage. (Source: Géotribune)

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