L’artiste, père d’Emmanuelle Béart, s’est éteint ce mercredi matin.
Guy Béart, figure de la chanson française et auteur de « L’eau vive », succès appris par des générations d’enfants, est mort mercredi matin à Garches (Hauts-de-Seine) à l’âge de 85 ans. « Je viens d’avoir ses filles au téléphone, il est décédé ce matin en allant chez le coiffeur. Il est tombé sur le trottoir, il n’a pas pu être ranimé », a indiqué son attaché de presse Fabien Lecoeuvre à l’AFP. Le chanteur avait fait ses adieux à la scène en début d’année.

C’est au Caire, en Égypte, que naît Guy Béart, de son vrai nom Guy Béhart-Hasson, le 16 juillet 1930. Sa famille est de religion juive et ses parents ont des racines espagnoles, suisses et russes.  Il a passé son enfance entre le Proche-Orient, l’Italie, et la Grèce. Il est le père de l’actrice Emmanuelle Béart. À son arrivée en France, il commence à exercer divers métiers (copiste de musique, professeur de mathématiques, ingénieur des ponts et chaussées), tout en écrivant des chansons pour Patachou (« Bal chez Temporel »), Zizi Jeanmaire (« Il y a plus d’un an », « Je suis la femme ») ou Juliette Gréco (« Qu’on est bien »)

Guy Béart finit par se lancer lui-même dans la chanson au sein de cabarets parisiens. En 1957, il enregistra son premier disque. Un an plus tard, « L’eau vive », composée pour le film du même nom de François Villiers, avec des dialogues de Jean Giono, lui vaut un succès populaire et le conduit sur la scène de l’Olympia, où il a fait en janvier dernier, près de 60 ans plus tard, ses adieux.

La voix voilée, s’accompagnant à la guitare, Guy Béart est connu pour ses textes souvent poétiques, parfois mélancoliques. Cet amoureux du verbe, qui créé sa propre maison de production en 1963, a interprété « Il n’y a plus d’après », « Chandernagor », « Couleurs vous êtes des larmes », « Les grands principes », « À Amsterdam », « Les souliers », « Poste restante », « Le grand chambardement », « La vérité »….
Guy Béart fut également auteur et producteur des émissions télévisées « Bienvenue » de 1966 à 1972. Atteint d’un cancer dans les années 1980, il s’éclipsa quelque temps avant de refaire surface au milieu des années 1990. Son dernier album studio en date, « Le meilleur des choses », est paru en 2010.

Guy Béart a également publié un recueil de poésies (« Couleurs et colères du temps », 1976) et deux autres livres (« L’espérance folle », 1987 et « Il est temps », 1995). L’artiste était Chevalier de la Légion d’honneur et père de deux filles, dont la comédienne Emmanuelle Béart qu’on avait entendu fredonner sa chanson « Il n’y a plus d’après », à l’occasion de la Fête de la musique en juin dernier.

 

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