Selon le Prof. Israël Finkelstein détenteur de la chaire d’archéologie des périodes du bronze et du fer en Israël de l’Université de Tel-Aviv, les fouilles menées depuis août 2017 sur le site de Kiryat Ye’arim en collaboration avec les Prof. Thomas Römer et Christophe Nicolle du Collège de France pourrait enfin apporter un nouvel éclairage sur le récit biblique de l’Arche d’alliance, symbole terrestre de la présence divine, qui a accompagné les Hébreux vers la Terre promise. Des recherches qui ont fait l’objet d’un dossier spécial dans le magazine Sciences et Avenir de janvier 2019.

« On fera une arche en bois d’acacia, ayant deux coudées et demi de long, une coudée et demi de large, une coudée et demie de hauteur. Tu la revêtiras d’or pur, intérieurement et extérieurement […] Tu déposeras dans l’arche le Statut que je te donnerai… », lit-on dans le Livre de l’Exode (25: 10-16). L’arche sera portée par les Lévites de la sortie d’Egypte à l’entrée des enfants d’Israël dans le pays de Canaan et les précèdera avant la prise de Jéricho. Dérobée par les Philistins, elle sera restituée aux Israélites à Kiryath Yearim. C’est là que le roi David viendra la chercher pour la transporter à Jérusalem (Premier Livre de Samuel 7:1; I Chron. 13, 5-8). Placée dans le Saint des Saints par le roi Salomon, elle a disparu après la destruction du Temple de Jérusalem par les Babyloniens au 6e siècle avant notre ère.

Selon le Prof. Finkelstein, la ville moderne de Kiryat Yearim, située à un point culminant des collines de Judée, à 13km au nord-ouest de Jérusalem, se trouve à l’endroit même où l’Arche d’alliance a été entreposée pendant une période de vingt ans avant d’être conduite à Jérusalem. D’après lui, plusieurs facteurs identifient le lieu au site biblique, situé à la limite entre les deux anciens royaumes, le royaume d’Israël au nord et celui de Juda au sud: « il correspond à la représentation détaillée faite par Josué de la frontière entre les tribus de Benjamin et de Juda. Il n’y a pas d’autre site qui corresponde à cette description […]

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