PARACHA TETSAVE 5786 – vendredi 27 février 2026 – Vendredi 10 Adar 5786

Cette semaine, nous allons apprendre à connaître tous les vêtements  sacerdotaux, qu’il s’agisse des vêtements du simple cohen ou de ceux bien  plus majestueux du Cohen Gadol ou du Grand Prêtre.

D’après la Kabbala et le Zohar HaKadosh, cette péricope faisant suite à la  parashah de Terouma se concentre sur les tâches et les devoirs du Cohen  Gadol (le Grand Prêtre) comme s’il s’agissait d’ustensiles au moyen  desquels on apporterait une réparation spirituelle et au moyen desquels on  parviendrait à élever la Shekhina ou présence divine au-dessus de nous et  ce notamment par l’allumage de la Menorah mais, également, par le port des  vêtements sacerdotaux.

Ainsi, la lumière originelle du monde sera retransmise dès l’allumage de la  Menorah et, à la faveur des vêtements sacerdotaux, la spiritualité sera mise  davantage en valeur que l’extériorité des choses.

Ainsi, les vêtements du Cohen Gadol, avec en particulier l’efod (gilet), le hoshen (le pectoral), le manteau, etc., représentent les lumières « supérieures » par lesquelles le Cohen Gadol pourra rectifier/corriger les sept lumières inférieures.

En allumant la lumière perpétuelle ou Ner Tamid, il s’agira de l’âme, mais il s’agira aussi de l’influence de la lumière divine à l’intérieur du Tabernacle, et ceci représente également le corps humain.

Quant au pectoral – ou hoshen (hoshen mishpath) – avec les « ourim  vetoumim » c’est-à-dire les douze pierres précieuses qui représentent à la  fois les tribus mais également les lettres hébraïques, il est la preuve des  messages divins que le Cohen Gadol reçoit constamment du Saint béni soit

IL mais, il ne suffit pas d’être Cohen pour savoir interpréter ces messages,  encore faut-il que le prêtre soit « inspiré ».

On citera de manière classique le midrash concernant la prière silencieuse  de Hanna qui pria en murmurant à peine et lorsque les « ourim vetoumim »  se sont éclairés il y avait lieu de « lire » les mots ainsi : « keSara » c’est-à dire que cette femme était stérile comme Sarah Iménou mais, ‘Eli le prêtre  interpréta différemment : « shikora » a-t-il lu (saôule) et au lieu de s’adresser  à elle avec déférence, il la houspilla en la priant d’aller « cuver » son vin  ailleurs !!!!

Les pierres précieuses en clignotant donnent ainsi une direction de pensée  à l’esprit pontifical.

La fonction du prêtre est destinée à faire fusionner la lumière de la Sagesse avec la lumière des bontés (hassadim) et, par cela, à élever la Présence  divine à l’état de mo’hin de gadlout (conscience élargie, maturité spirituelle).

Dans cette péricope, on ne lira pas le nom de Moshé Rabbénou, et le Zohar explique ceci de la manière suivante : le nom de Moshé se trouve dans le texte de manière implicite, c’est-à-dire que lorsqu’HaShem écrit : VE ATA TETSAVE, le mot « ata », pronom personnel de la deuxième personne masculine singulière, est bien là pour nous faire comprendre que c’est bien à Moshé que le Saint béni soit-IL s’adresse….

Dans cette sidra on souligne en conséquence la nécessité d’annuler sa  volonté propre au profit d’une intention supérieure, afin de transformer  l’homme en Tabernacle prêt à recevoir en lui constamment la Présence  divine.

Dr Caroline Elisheva Rebouh PhD.
ד »ר קרולין אלישבע רבוה בן אבו

 

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