Je vous parle depuis Israël, avec dans le cœur le poids de l’histoire que nos parents nous ont transmise. Cette vidéo n’est pas une accusation. Elle est un cri d’amour. Un cri de mémoire. Et peut-être une dernière invitation à vous réveiller.
Mes grands-parents sont nés dans les années 1880. Ils ont connu le Maghreb, sa montée progressive d’un antisémitisme qu’ils ont senti venir bien avant qu’il ne frappe. Alors ils ont fait quelque chose que peu de générations ont eu le courage de faire : ils ont choisi l’avenir de leurs enfants avant leur propre bonheur.
L’Agence Juive a planifié l’évacuation de dizaines de milliers d’enfants — du Maroc au Yémen, comme « d’Europe nazie ». Des enfants de douze ou quatorze ans, partis seuls, une valise à la main, une adresse cousue dans la poche. Les séparations étaient déchirantes, mais nécessaires. Car ces parents-là avaient compris une vérité que le confort moderne nous a fait oublier : la géographie peut tuer, et la conscience collective peut sauver.
Aujourd’hui, en 2026, je vois l’exact contraire. Des jeunes arrivent seuls en Israël — entre quatorze et vingt ans — sans parents, sans accompagnateurs, venus d’Afrique du Sud, d’Argentine, d’Europe. Ils font l’armée seuls. Ils construisent leur vie seuls. Ces jeunes-là sont des héros silencieux. Mais ils ne devraient pas avoir à l’être à cet âge. Plus douloureux encore : des anciens fuient l’antisémitisme et viennent se réfugier en Israël en laissant leurs enfants dans les pays dangereux. C’est un renversement complet de la logique de protection que nos parents nous ont enseignée.
Dans un nombre croissant de foyers juifs en diaspora, l’ordre des urgences est devenu : la carrière, le logement, la retraite — et en quatrième position seulement, les enfants. Demandez-vous : si ces priorités avaient été celles des parents juifs de Varsovie en 1938, combien d’entre nous seraient là aujourd’hui ?
Nos grands-parents avaient ce que j’appelle la conscience de la continuité. Ils savaient qu’ils n’étaient pas seulement des individus, mais les maillons d’une chaîne. Mon enfant n’est pas seulement mon enfant — c’est l’avenir du Peuple d’Israël. L’individualisme moderne a progressivement dissous cette conscience. Et pendant ce temps, l’antisémitisme remonte — en France, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, en Afrique du Sud. Il monte dans les écoles de vos enfants, dans les rues de vos quartiers.
Le 7 octobre 2023 devait être un point de bascule. Pour beaucoup, la léthargie est revenue. Alors je vous pose la question que beaucoup n’osent pas poser à voix haute : qu’est-ce qui vous réveillera ?
Je ne vous demande pas de tout quitter demain. Je vous demande quelque chose de plus difficile : pensez en termes de génération, pas en termes de points de retraite. Préparez vos enfants à l’idée d’Israël — pas comme une solution de repli, mais comme une réalité désirable et légitime. Vous n’êtes pas seulement une famille : vous êtes un maillon.
Zakhor — Souviens-toi. Ce mot n’est pas seulement tourné vers le passé. C’est une injonction tournée vers l’avenir. Réveillez-vous. Vos enfants méritent mieux que notre silence.
Le collectif Projet sioniste se préoccupe des communautés juives de France, à la fois les plus exposées à l’antisémitisme, les plus contraintes dans leur projet d’aliya, celles pour qui partir reste difficile, faute de moyens ou d’accompagne-ment.
Dès maintenant Cliquez ICI, il est temps de faire le premier pas dans la bonne direction !!!!
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