Parachat ’Hayé Sarah – vendredi 6 et samedi 7 novembre 2026 – 26 et 27 ‘Hechvan 5787

Dans la paracha ’Hayé Sarah, Sarah meurt à l’âge de 127 ans et Abraham lui achète un lieu de sépulture à Hébron. Il charge ensuite son serviteur de trouver une épouse pour leur fils Isaac. La rencontre de Rivka au puits marque le début d’une nouvelle étape pour la famille. La paracha raconte enfin le mariage d’Isaac et Rivka, puis les dernières années de la vie d’Abraham.

Le titre de la paracha, « la vie de Sarah », nous invite à penser à ce qu’une personne transmet et fait vivre après elle. La générosité de Rivka, qui offre de l’eau au serviteur d’Abraham et à ses chameaux, rappelle aussi combien un geste de bonté peut ouvrir un chemin et rapprocher les générations.

Horaires de Chabbat en Israël

Ville Entrée de Chabbat Sortie de Chabbat
Jérusalem 16 h 05 17 h 23
Tel-Aviv 16 h 26 17 h 24
Ashdod 16 h 27 17 h 25
Haïfa 16 h 14 17 h 22
Beer-Sheva 16 h 28 17 h 25
Eilat 16 h 30 17 h 26

Horaires de Chabbat dans les principales villes de France

Ville Entrée de Chabbat Sortie de Chabbat
Paris 17 h 04 18 h 11
Marseille 17 h 05 18 h 08
Lyon 17 h 02 18 h 06
Strasbourg 16 h 43 17 h 50
Nice 16 h 57 17 h 59

Les horaires sont indiqués en heure locale. Ils peuvent varier légèrement selon les calendriers et les usages de chaque communauté. Pour la pratique, référez-vous au calendrier de votre communauté.

Toute l’équipe d’AshdodCafé vous souhaite un Chabbat empreint de paix, de douceur et de partage.

Chabbat Chalom à toutes et à tous !


Des midrashim sublimes dans le Zohar ont permis de donner des explications sublimes aux évènements tragiques auxquels nous avons assisté la semaine précédente (Vayéra)…

Lorsqu’Abraham que l’on imagine, malgré son enthousiasme et son amour pour le Créateur, courbé et soucieux de procéder à la ligature de son unique fils né de son union avec Sarah, prépare tout ce qu’il lui faudra pour mener à bien cette mitsva à faire pour satisfaire son D, le « Malin » ou le Satan, met tout en œuvre car son but ultime est de prouver que cet homme est faillible comme toute créature humaine et, il reçoit en quelque sorte tous les crédits pour faire échouer ce saint homme : aussi ne marchande-t-il pas ses efforts et sème des embûches de toutes sortes pour faire renoncer le 1er croyant monothéiste de la Création jusqu’à faire déborder un cours d’eau, et mettre les eaux en crue jusqu’à atteindre les pèlerins et leurs montures jusqu’au bas du menton au point de faire s’exclamer le Patriarche : « les eaux ont atteint notre âme » expression qui a encore cours en hébreu pour exprimer le fait que nous n’avons plus aucun recours….

Avant de quitter Sarah, Abraham ne laissa rien entendre à son épouse ni à quiconque….

Cependant, le Malin, ne voulut nullement s’avouer vaincu après son essai de faire chuter le saint homme, il s’en prit alors à, son épouse et là, les choses se passèrent différemment : et c’est ainsi que s’exprime le Zohar :  Eve était la première femme, et elle était seule lorsqu’elle eut à faire au serpent… Elle ne savait nullement qui était ni ce que représentait le serpent monstre d’hypocrisie, de ruse, et de mensonge… Elle était très belle et le serpent outrepassa ses prérogatives et, il séduisit Eve…

Sarah, épouse d’Abraham, était très belle elle aussi et à ce propos le Zohar dévoile que Sarah n’était autre que la réincarnation d’Eve et que son rôle était de racheter cette faute d’Eve et du serpent…..c’est ce qu’enseigne le Bné Issaskhar dans son Igra dekala (Bne Issaskhar ou Rabbi Tsvi Elimelekh de Dinov 1783-1841 disciple du Hozé de Lubline) car, lorsqu’Eve s’expliqua devant D les lettres finales des trois premiers mots employés sont sine-resh et ‘hé formant le nom Sara signe allusif au fait que son âme fut réincarnée en Sarah épouse d’Abraham.

Ainsi donc, le Satan désirait corrompre Sarah mais sa personnalité, sa foi en l’Eternel, sa pureté et sa confiance en D fit qu’elle eut la force physique et morale de repousser les paroles, les assertions et toutes les tentatives de corruption du Satan qui en vint à apprendre à cette vieille femme que son fils était déjà mort tué par son père. C’est alors, qu’elle succomba de douleur devant l’horrible nouvelle et qu’elle rendit subitement son âme au Créateur.

Le Zohar HaKadosh livre bien davantage de secrets en effet, nous enseigne-t-il, le Satan voulait voir tous les efforts d’Abraham et Sara s’annuler encore au temps où ils ne s’appelaient qu’Avram et Saraï, au temps où sévit une famine sans pareille en Cana’an et qu’Avram, son épouse et tout son camp se réfugièrent en Egypte… Le pharaon de l’époque n’était autre qu’une réminiscence du serpent de la création et, devant la beauté parfaite de Saraï qu’il voulait à tout prix faire sienne, Le Saint béni soit-IL opéra des prodiges et à chaque « assaut » pharaon recevait des coups sur la tête jusqu’à ce que, finalement, il perçut HaShem dans son sommeil et reçut ainsi un avertissement solennel et ne pût que se soumettre et rendre Saraï à son époux. Mais avant qu’il ne rendît Saraï à Avram, le pharaon vit la lèpre envahir son corps tout comme le serpent de la création se couvrit d’écailles lorsqu’il souilla Eve car il n’avait pas su sublimer ses instincts et les serpents sont couverts d’écailles encore aujourd’hui.

C’est ainsi que les Sages en ont déduit que pharaon n’était autre qu’une transformation du serpent originel…

C’est ainsi, par sa force spirituelle qui l’a aidée à ne pas tomber dans les pièges tendus par celui qu’on désigne généralement par les lettres samekh mem ou le Malin, Sarah a réussi à racheter la faute originelle commise par Eve.

On pourra mieux ainsi savoir estimer la valeur spirituelle de notre première matriarche qui, si elle a su relever des défis immenses, elle aura, à l’instar de son valeureux époux se mesurer à d’innombrables épreuves : car elle aussi a abandonné un pays, une maison, une culture, elle a su avoir la générosité de partager son époux avec une étrangère et a su dépasser des affres naturelles du partage de son bien-aimé époux avec cette servante dont elle a su essuyer les insultes et le mépris, tout en souffrant de sa stérilité, pendant toutes ces années elle a su seconder son mari dans toutes ses entreprises et elle a su dépasser les moqueries de tout son entourage lorsqu’à cet âge avancé elle a dû mettre au monde, par la grâce et la bonté d’HaShem, un enfant  qui serait sa continuité et celle de son couple… Elle a su se mesurer victorieusement contre le mauvais penchant de quelque côté qu’il soit….

Et, ses souffrances physiques ou morales firent d’elle la première héroïne de notre peuple.

Abraham, en revenant du lieu de la ligature d’Isaac, se trouve face à la dernière épreuve de son existence.

Il charge Eliezer d’une mission d’une importance capitale car, son fils Isaac doit se marier. Il a eu la vie sauve mais, il se trouve devant l’obligation de donner une descendance à son père et à sa mère.

La tente de Sarah, depuis le décès de la Matriarche, est éteinte… plus de lumière, plus de shekhina au-dessus.

Eliezer prête serment à son maître Abraham de ramener de Chaldée une femme digne du fils vertueux.

Eliezer part en mission avec des chameaux…. Abraham, lui, ne se déplaçait qu’avec un âne (la Tradition souligne que ce sera le même âne auquel sont et seront confiées les tâches importantes par excellence : c’est le même âne qui porta Avraham, celui qui permit à Moïse d’emmener sa femme et ses enfants en Egypte au début de sa mission de libération, et le même qui portera le Messie…

Explorons un peu cet aspect des choses : dans la cabbala, on explique que si l’âne est nommé hamor c’est parce qu’il y a dans le sod (secret) un rapport indissociable entre le nom hamor et la matérialité (homeriyouth) ce sont les mêmes lettres qui forment la même racine : heth-mem-resh et donc, nous dirons que pour Abraham, de se déplacer à dos d’âne est d’une signification hautement symbolique : il s’assoit, il domine la matérialité et ne se laisse pas atteindre par elle.

En revanche, le chameau ou gamal ben hébreu fait allusion à la racine guimel-mem-lamed  comme dans guemilouth hassadim est de rendre quelque chose pour un bien. Dans ce contexte, Eliezer est chargé d’une mission par son Maître et, il prend avec lui des chameaux dans un esprit de rendre un bien, de remercier son maître pour tout le bien qu’il lui a démontré tout au long de ces années par un bien sans aucune intention de calcul : rendre tout simplement un bien pour un bien….

Eliezer eut largement le temps d’admirer les qualités de ses maîtres et il veut que les choses reviennent en leur endroit ainsi : le hessed ou bonté était l’une des innombrables vertus de Sarah et le désir d’Eliezer est de trouver une femme pour son jeune maître dont l’une des principales vertus sera la bonté et c’est un peu en cela qu’il prie HaKadosh Baroukh Hou en Lui demandant de guider une jeune-fille dont la bonté sera telle qu’elle proposera de l’abreuver mais d’abreuver les  chameaux qui sont avec lui…

Dix chameaux.  C’est la lettre youd, c’est le symbole de ce qui est complet, parfait. Même pour le non-juif il faut que le simple aperçu de la caravane donne l’impression de complétude, d’atteindre à la perfection. Et donc ce qu’il y avait de mieux.

Les bracelets par leur aspect rigide et circulaire et par leur nom font allusion au cercle de la vie et au couple (tsamid = bracelet et tsemed = couple ou ensemble)…

Malgré son âge et son apparence frêle, Rebecca est pleine de ressources et d’énergie. Ce qui fait que pour abreuver cette caravane à elle seule, elle démontre d’une force phénoménale car après avoir parcouru une telle distance ces montures étaient totalement épuisées et assoiffées…

Eliezer eut pu amener des chevaux avec lui mais, le cheval n’aurait pas pu soutenir le rythme des chameaux qui mangent et ruminent tout au long du chemin et boivent à l’arrêt et se suffisent à eux-mêmes sans avoir besoin de grappiller à chaque instant ce qui en lui-même eut constitué un délit de vol en quelque sorte.

Au retour vers Abraham, avec Rebecca assise sur son propre chameau, le Zohar livre un récit merveilleux de poésie….

Arrivés pratiquement au terme du voyage, Rebecca aperçoit au loin un homme d’un aspect peu ordinaire : et, surprise, elle questionne Eliezer sur l’identité de ce personnage inspirant respect car il était nimbé d’une lumière particulière et d’une beauté non moins singulière.

Eliezer répond avec douceur et respect : Cet homme est mon Maître. Vivement impressionnée, Rebecca sans aucun doute reproduisant un geste qu’elle avait dû sûrement voir faire dans son environnement familial, se saisit d’un voile et se couvrit et elle tomba du chameau…

Sans doute ne voulut-elle pas paraître « inaccessible » à cause de la hauteur du chameau mais sans aucun doute, voulut elle démontrer de sa pudeur vis-à-vis de son futur époux.

En tombant du chameau le midrash fait part d’un détail intime : du sang s’écoula de sa personne certains exégètes pensent qu’à ce moment précis, la jeune-fille devint nubile mais d’autres pensent qu’elle perdit sa virginité le midrash confie le fait qu’une jeune biche apparut et se coucha pour cacher cette tâche, Sarah par pudeur et aussi parce que l’on doit verser le sang sur du sable/terre/cendres….

Isaac salua sa promise et la conduisit dans la tente de sa mère. La Torah précise, qu’il n’avait pas encore fait son deuil de sa mère car il ressentait presqu’un sentiment de culpabilité puisque la mort de Sarah intervint au moment où elle apprit la ligature de son seul et unique fils !!!

Dès le moment où Rebecca devint son épouse, et qu’il s’aperçut des nombreuses vertus de Rebecca, l’homme encore jeune, aima son épousée et distingua le nuage revenu siéger au-dessus de la tente de Rebecca désormais !!!

Aussi, la tente de Sarah de nouveau habitée, la Shekhina est revenue siéger dans le camp d’Abraham.

Dr Caroline Elisheva Rebouh PhD.
ד »ר קרולין אלישבע רבוה בן אבו 


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