Nouveau coup de massue pour les épargnants. Au 1er juillet, la CSG est relevée de 2 points. Conséquence, le taux des prélèvements sociaux passera de 13,5% à 15,5%. Tour d’horizon des produits d’épargne pénalisés par cette mesure, décidée par Nicolas Sarkozy et validée par le gouvernent Hollande.

Livrets bancaires : 
Les épargnants imposables ont le choix entre intégrer les gains de leurs livrets dans leur revenu (ils sont alors taxés selon leur tranche marginale) ou opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire à 24%.
Dans le deuxième cas, les intérêts seront désormais taxés à 39,5% (24% + 15,5%). Pour mémoire, ce taux était de 31,3 % en septembre 2011…
Les épargnants non imposables verront eux leurs gains réduits de 15,5 %.

Avant de se tourner vers ce type de produits, mieux vaut donc remplir son Livret A (un pour chaque membre de la famille) et son LDD (2 par foyer fiscal) qui affichent un rendement de 2,25% et restent totalement défiscalisés.

-> Les livrets au banc d’essai

Obligations : 
Si vous avez souscrit des obligations, les coupons seront, à partir du 1er juillet, taxés à 39,5 % (24% + 15,5 %) si vous optez pour le PFL.

Dividendes : 
Les actionnaires qui perçoivent un dividende sont actuellement taxés à 34,5 % (21 % de PFL + 13,5 % de prélèvements sociaux). Avec la hausse de hausse de 2 points de la CSG, ce taux va passer à 36,5 %.

Assurance vie :
Les prélèvements sociaux sont prélevés chaque année à la source pour les fonds en euros. Leur rendement va donc diminuer un peu plus.
Pour rappel, en cas de retrait, les gains sont taxés 35% avant la 4ème année du contrat, 15 % entre la 5ème et la 8ème année et 7,5 % au-delà, après un abattement de 4.600 euros pour une personne seule (9.200 euros pour un couple), en plus des prélèvement sociaux.

Plus-values immobilières :
La taxe qui frappe les plus-values immobilières va mécaniquement grimper de 32,5 % (19 % + 13,5%) à 34,5%.
Pour rappel, un propriétaire bénéficie d’un abattement de 2% par an entre la 6ème et la 16ème année de détention, puis de 4 % par an à partir de la 17ème année, et enfin de 8 % chaque année au-delà de 24 ans. Ce qui conduit à une exonération totale au bout de 30 ans.

Lors de sa campagne, le candidat Hollande avait annoncé une réforme de la fiscalité. En téhorioe tous ces placement ne seront plus soumis au prélèvement forfaitaire mais taxées selon la tranche d’imposition sur le revenu. S’y s’ajouteront les prélèvements sociaux.

 

© Capital.fr

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