« C’est dans le Néguev que la créativité et l’esprit pionnier courageux d’Israël seront mis à l’épreuve ». (David Ben Gourion

Le Néguev se mérite. Le Néguev se conquiert. Il se laisse apprivoiser par qui sait le séduire, par qui sait être à sa hauteur.

Demain chacun de ceux qui étaient dimanche à Ein Avdat pourront dire : « j’y étais !».

Moi aussi j’y étais et je les ai vus et je les ai tous trouvés beaux.

Je les ai vus inquiets, quand il s’est agi d’emprunter le pont étroit du Nahal Tsin au fond du canyon. Je les ai vus incrédules, quand on leur a dit qu’on allait grimper jusqu’en haut de la roche. Puis je les ai vus téméraires, grimper, escalader le flanc de cette falaise à la  pierre dure, en formant une longue chaine humaine.

J’aurais voulu que leurs enfants et leurs petits enfants les voient à ce moment là, eux qu’on appelle le 3eme âge. C’est vrai qu’ils ont pour certains, un âge avancé. Mais « avancé « », comme on dit d’un jeune qu’il est avancé, en avance sur ce qu’on le croyait capable de faire, avancé  tout simplement parce qu’il nous a un peu épatés.

Il faudra apprendre à compter avec ce 3eme âge là ! Il continue chaque jour de faire reculer les limites de l’espérance de vie, il rentre de plain pied dans l’ère informatique et numérique, il  jongle entre les Smartphones, les I Pod et les I Pad, les Windows, les Apple et les Androïds, il prend  goût aux nouveaux loisirs. Demain  si on n’y prend  garde, il va imposer les modes aux jeunes générations!

Déjà il a fait de la randonnée de l’Espace Francophone  une  activité « Culte ». C’est dire !!!

A part ça ce fut une journée mémorable. Orah et Shaoul nos deux guides émérites ont su trouver le bon tempo: De la marche, de la découverte, de l’Histoire, de la Culture, les somptueux paysages du Néguev caressés par le soleil. Avec leurs explications, on croyait voir à Avdat défiler les caravanes, on entendait  les  chameaux blatérer et il ne fallait pas trop se forcer pour imaginer les raisins dans le pressoir de l’antique cite nabatéenne et l’odeur des aromates et de l’encens dans les entrepôts.

 

 

 

 

 

 

 

Et terminer la journée a Sdé Boker pour se recueillir sur la tombe de Ben Gourion ce visionnaire, ce fou amoureux du Néguev qu’il rêvait de fertiliser et de peupler.

Mais interrompus dans notre méditation, nous devions déjà repartir car le soleil, notre compagnon de la journée, était bien trop fatigué lui, pour continuer. Il nous signifia avec insistance qu’il voulait se coucher. Et il caressa pour nous une dernière fois, les dunes ocre du Néguev avant de s’éclipser.

Jacques

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