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Le dernier tir de projectiles contre Israël remontait au mois dernier, pendant la visite du président américain Barack Obama en Israël et dans les Territoires palestiniens. Il avait été revendiqué par le Majlis Choura al-Moujahidine.

Les groupes salafistes de Gaza, forts de plusieurs centaines de membres, selon leurs dirigeants, défient l’autorité du Hamas, issu des Frères musulmans, accusé de faiblesse face à Israël et dans l’imposition de la loi islamique.

Par ailleurs, mardi soir, à la frontière nord d’Israël, des échanges de tirs israélo-syriens se sont produits sur les hauteurs du Golan. Un char israélien a ouvert le feu en direction du territoire syrien après qu’un obus de mortier syrien, accompagné de tirs d’armes légères, fut tombé dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël, selon l’armée. L’accrochage n’a pas fait de victime côté israélien.

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Un char israélien a ouvert le feu mardi soir en direction du territoire syrien après qu’un obus de mortier syrien, accompagné de tirs d’armes légères, fut tombé dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël, a indiqué l’armée israélienne.

« Lors d’un deuxième incident ce soir dans le plateau du Golan, une patrouille de Tsahal (l’armée israélienne, ndlr) a été la cible de tirs à l’arme légère à la frontière israélo-syrienne. Il n’y a eu ni blessé ni dégât », a indiqué un communiqué militaire.

« En réponse, l’armée a ouvert le feu sur la source des tirs et l’a touchée avec précision », a précisé le communiqué.

Un obus de mortier venant de Syrie était auparavant tombé dans le sud du plateau du Golan, un secteur occupé par Israël, sans faire de victime ni de dégât, selon une porte-parole militaire.

L’armée israélienne, qui a qualifié ces incidents de « graves », a transmis une plainte officielle à la FNUOD (Force de l’observation du désengagement sur le Golan), chargée de faire respecter le cessez-le-feu entre les deux voisins.

Depuis le début du conflit en Syrie il y a deux ans, la situation s’est tendue sur le Golan, dans le sud syrien, mais les incidents –obus syriens tombant côté israélien et tirs de semonce israéliens– sont restés jusqu’à présent relativement limités.

Les responsables israéliens attribuent jusqu’à présent la chute récurrente d’obus syriens en territoire sous contrôle israélien à des « erreurs de tirs », en raison de la proximité des combats entre les forces du régime et les rebelles.

« Que ce soit notre territoire qui soit visé ou non, nous allons riposter pour faire taire la source des tirs, comme nous l’avons déjà fait la semaine dernière », a réaffirmé mardi à des journalistes le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon, lors d’une visite sur le Golan.

Le 24 mars, M. Yaalon avait déjà promis de répondre « immédiatement » à tout tir syrien, ajoutant dans un communiqué qu’il tenait le régime de Damas responsable de toute « violation de la souveraineté » israélienne.

Le jour même, des soldats israéliens postés dans la partie du Golan occupée par Israël avaient ouvert le feu sur une position militaire syrienne après avoir essuyé des tirs du territoire syrien pour la deuxième fois en 24 heures, selon une porte-parole militaire israélienne.

Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie. Il occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan, qu’il a annexés, une décision que n’a jamais reconnue la communauté internationale, environ 510 km2 restant sous contrôle syrien.

sources AFP

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