syrie-dc3a9c-2012L’Iran, la Syrie et la Russie ont effectivement battu les Etats-Unis, selon l’ancien ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Meir Rosenne.

S’adressant à la presse israélienne, le Dr Rosenne a expliqué que la décision du président américain Barack Obama de revenir sur une intervention en Syrie, et de suivre une initiative de la Russie à la place, aura des graves répercussions sur la politique étrangère américaine.

« Le message au monde est que les Etats-Unis n’ont plus leur influence d’autrefois. C’est un très mauvais signe sur ce qui est susceptible de se dérouler dans cette région dans un proche avenir, » a-t-il averti.

« La Syrie et l’Iran voient maintenant qu’il y a une différence entre ce que disent les Etats-Unis et ce qu’ils font, » a-t-il expliqué.

Obama a précédemment défini l’utilisation d’armes chimiques en Syrie comme une « ligne rouge », mais a accepté de répondre à une attaque chimique près de Damas avec une tentative de mettre en œuvre un plan russe de désarmement, plutôt que par une campagne de frappes aériennes comme initialement annoncé.

Sa décision de renoncer à des frappes aériennes a été faite en raison de la forte désapprobation des citoyens américains envers d’autres engagements à l’étranger.

Rosenne a expliqué pourquoi il estime que la décision d’Obama signifie une victoire pour la Russie.

« Il y avait un veto russe ici qui m’a fait penser à l’atmosphère pendant la guerre froide. C’est une grande victoire pour la Syrie, l’Iran et la Russie. »

« L’Amérique avait déjà préparé des navires de guerre et des avions, et disait constamment qu’il y aurait des mesures de rétorsion contre Assad, et maintenant l’impression est qu’Assad peut continuer à assassiner ses citoyens par des moyens classiques, et l’Occident ne s’opposera pas a lui, » a-t-il déclaré.

La proposition de la Russie n’est pas une véritable alternative à l’action militaire, a-t-il soutenu.

« Il n’y a pas de victoire militaire américaine ici. La solution diplomatique qui parle de contrôle sur les armes chimique ne parle pas de les retirer de la Syrie. »

La dissuasion américaine était déjà en déclin, a-t-il dit, en raison d’un changement semblable de la part de l’administration américaine.

« En ce qui concerne l’Iran, les américains ont annoncé dans le passé que si l’enrichissement d’uranium continuait, ils attaqueront, et ça ne s’est pas produit, » a-t-il rappelé.

L’Amérique a désormais perdu toute dissuasion au Moyen Orient, a-t-il déploré.

Les commentaires de Rosenne se font l’écho de beaucoup de monde  en Israël, en particulier, mais pas exclusivement, de la droite israélienne, qui ont critiqué les tergiversations américaines sur la Syrie comme un signe de faiblesse, et une raison de ne pas compter sur l’Amérique en temps de crise.

Juif.org

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