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Revue de presse israélienne hebdomadaire du 28 octobre au 1er novembre

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Revue de presse israélienne hebdomadaire du 28 octobre au 1er novembre

logo revue de presseSemaine du 28 octobre au 1er novembre 2013

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LIBERATION DE PRISONNIERS PALESTINIENS ET ANNONCE ISRAÉLIENNE DE NOUVELLES CONSTRUCTIONS AU-DELA DE LA LIGNE VERTE
La presse israélienne a largement couvert cette semaine la deuxième vague de libération de prisonniers palestiniens prévue dans le cadre des négociations avec l’Autorité Palestinienne. L’annonce de ces libérations a provoqué en début de semaine des tensions au sein de la coalition notamment entre les députés du parti Foyer Juif et ceux du parti de Tzipi Livni, Hatnua.
Malgré les manifestations de plusieurs milliers de militants de droite, opposés à ces libérations et suite au rejet du recours déposé à la Haute Cour de Justice par les familles des victimes, 26 prisonniers palestiniens dont 5 membres du Hamas, tous emprisonnés avant les accords d’Oslo pour meurtre ou terrorisme, ont été libérés dans la nuit de mardi à mercredi.
Le Premier Ministre, Binyamin Netanyahu, a déclaré lors d’une réunion du Likoud lundi que «la décision de libérer des prisonniers est l’une des plus difficiles que j’ai eu à prendre en tant que Premier ministre. Mon coeur est avec les familles endeuillées». Le Ministre de la Défense, Moché Yaalon a déclaré que parfois le gouvernement se devait de prendre des décisions difficiles et qu’entre plusieurs éventualités dont aucune n’était bonne, on choisissait la moins pire de toutes.

La vice-ministre des transports et députée du Likoud, Tzipi Hotovely a qualifié cette décision d’« erreur historique ».
21 des prisonniers ont fait route vers la Cisjordanie où ils ont été accueillis par une foule en liesse à Ramallah qui a acclamé le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas. En accueillant les prisonniers libérés, ce dernier a déclaré : « Aucun accord de paix ne sera conclu tant que tous les prisonniers palestiniens ne seront pas libérés ».

La presse israélienne a commenté ce qu’elle considère comme un regain de popularité d’Abu Mazen, par opposition à l’affaiblissement du Hamas, notamment après la destitution des Frères Musulmans en Egypte. Cependant, les commentateurs israéliens estiment que l’euphorie de la libération devrait retomber rapidement pour laisser place à la difficile réalité de la situation économique actuelle.
Parallèlement à la libération des prisonniers, le gouvernement israélien a annoncé la construction de près de 5.000 unités de logements supplémentaires (dans et hors des grands blocs d’implantations ainsi qu’à Jérusalem-Est). Cette annonce a fait l’objet de condamnations de la communauté internationale reprises par les médias israéliens.
L’Autorité Palestinienne a déclaré que l’annonce de ces constructions détruisait les efforts de paix et ne mènerait qu’à plus de tensions. Le ministre des Affaires Etrangères palestinien a indiqué que l’Autorité Palestinienne allait saisir la Cour Pénale internationale de la Haye ainsi que d’autres institutions internationales afin que la construction dans les colonies soit considérée comme un crime de guerre. Parallèlement, l’équipe de négociation palestinienne dirigée par Saeb Erekat aurait remis hier sa démission à Mahmoud Abbas – qui l’aurait refusée – afin de protester contre la construction israélienne au-delà de la ligne verte et le manque d’engagement d’Israël dans le processus de paix.

REGARDER PLUS LOIN QUE LE BOUT DE SON NEZ / NADAV HAETZNI – MAARIV
Au sujet des discussions sans fin concernant la libération d’assassins palestiniens, les partisans de ladite libération nous exhortent à regarder le tableau dans son ensemble. Sur un ton condescendant, comme celui que les adultes utilisent pour s’adresser aux enfants, le porte-parole de Netanyahu et les sympathisants de gauche nous confient leur peine pour les familles endeuillées et leurs scrupules à s’engager sur cette voie difficile. Parallèlement, ils nous expliquent patiemment qu’il est important de regarder la situation dans son ensemble et prendre en compte les intérêts de l’Etat d’Israël.
Étudions une situation similaire survenue il y a plus d’une vingtaine d’années : la libération des 1150 prisonniers palestiniens de l’accord Jibril en 1985. A court terme, cet accord a permis la libération de terribles meurtriers qui n’auraient jamais dû mériter de voir de nouveau la lumière du jour. A moyen terme, cet accord a permis la formation d’une nouvelle entité terroriste : Nombre d’entre eux ont de nouveau tué et causé la mort d’autres israéliens. Sur le long terme, cet accord a été une immense erreur stratégique, puisqu’il a fortement contribué au déclenchement de la première Intifada en 1987.
La libération des prisonniers n’est en réalité rien d’autre qu’un outil diplomatique, un « geste » comme on le qualifie cyniquement. Depuis la création du gouvernement terroriste d’Arafat, nous n’avons pas arrêté de faire des « gestes » à leur égard, et nous n’avons récolté en retour que terrorisme et incitation à la haine. Chaque libération a alimenté l’incitation à la violence et relevé le niveau d’exigence de la part des dirigeants tels qu’Arafat, Rajoub et Abu Mazen, renforçant leur statut et les rendant encore plus hostiles et exigeants.

Dans la situation actuelle, il nous a été dit que la libération des prisonniers dans le cadre des négociations nous assurerait que les Palestiniens stopperaient leurs démarches aux Nations Unies pour la reconnaissance de leur état et s’assiéraient à la table des négociations avec nous. La belle affaire ! Et qu’avons-nous reçu en retour ? Les négociations ont-elles empêché les Palestiniens de saisir les instances internationales ? Ont-ils abandonné leur exigence du droit au retour ? Ont-ils arrêté de nier notre droit à exister ou de fabriquer de toutes pièces des accusations de meurtres rituels à notre encontre dans les médias et manuels scolaires. Bien au contraire.

Ces derniers mois, alors même que les négociations sont en cours, l’incitation à la haine a augmenté avec une recrudescence d’attentats et d’émeutes populaires à Ramallah.
Parallèlement, la situation d’ensemble avec les Américains et les Européens n’est pas plus encourageante. Un nouveau boycott a été décrété par les Européens, incluant même la prestigieuse université Hébraïque de Jérusalem. En ce qui concerne l’administration d’Obama, il n’existe plus personne pour croire au bon sens et à la loyauté de Washington.
La libération des prisonniers est à première vue, fortement choquante, mais la vue d’ensemble est bien pire. Nous exhorter à regarder plus loin que le bout de notre nez concernant cette décision, nous prouve à quel point nos dirigeants se sont égarés et tentent de nous le dissimuler à coup de grandes déclarations pour le bien-être général du pays.

LA MORALE EMPOISONNEE DES ISRAELIENS / ISRAEL HAREL – HAARETZ
La nature humaine tend à mépriser ceux qui font preuve d’un manque de respect envers eux-mêmes. Ce principe psychologique de base est aussi vrai pour les Etats. Notre soumission envers les Palestiniens – notamment concernant la libération des prisonniers – fait l’objet du mépris. Notre système d’éthique immunitaire a été court-circuité et a altéré notre capacité à résister à la pression, même la plus bénigne. La libération de terroristes, nous dit-on, «a une importance stratégique à long terme. » Et que dire du mal – en termes d’éthique nationale et de politique étrangère – causé par la dévaluation de l’honneur de l’État?
Depuis quelques trois décennies, Israël a cédé au jeu des Palestiniens, libérant des milliers de terroristes. Quels gains « d’importance stratégique » nous a apporté cette capitulation? Les assassinats d’autres juifs par les terroristes libérés? La motivation accrue de mener de nouvelles attaques terroristes à la suite de ces libérations ?
Malgré ce que nous avons enduré pendant la Shoah, la guerre d’indépendance et toutes les autres difficultés qui ont découlé depuis, notre tempérament collectif a été, la plupart du temps, stable et optimiste. Nous avons lutté pour conserver notre instinct de base qui était de résister à toute tentative extérieure souhaitant nous imposer des directives qui violeraient l’ « esprit de la nation.»
L’intensité de cet esprit s’est incarnée en 1976, lors de l’opération Entebbe. Le monde entier a acclamé notre audace et applaudi notre aplomb. Entebbe a symbolisé l’esprit israélien : se battre pour défendre ses valeurs, oser faire des choix difficiles, toujours réfléchir de manière innovante et stratégique. Par conséquent, l’honneur d’Israël, et sa capacité de dissuasion, étaient à son apogée.
« Ça ne te dérange pas que j’aille skier en France pendant mon congé parental ? »
(Le Parlement israélien a discuté cette semaine d’un projet de loi qui octroierait un congé paternité aux futurs papas – actuellement inexistant en Israël.)

Ces dernières années, nous progressons vers la direction opposée. En cédant notre honneur national, nous sommes devenus faibles et fragiles, alors même que nos intérêts vitaux sont en jeu. Les Américains, conscients de cette baisse de régime, en profitent pour faire pression. Plus Israël se conforme, plus il fera l’objet de pressions. La libération des terroristes est pourtant contraire aux valeurs et à l’éthique américaines. Il est temps pour nous aussi d’arrêter net et de dire stop. C’est la seule façon d’atténuer la pression et d’empêcher que de nouvelles concessions honteuses ne se produisent à l’avenir.
La libération des prisonniers cette semaine, sans rien obtenir en échange, illustre à quel point la résistance nationale a sombré. Bien qu’il soit gouverné par une coalition de droite, Israël ne semble pas disposer à se battre pour ses principes.
D’une certaine façon, le gouvernement de Netanyahu –jusque dans sa rhétorique – rappelle l’un des gouvernements qui a conduit au désastre des accords d’Oslo. Après une longue période de calme relatif, ces derniers mois, on assiste à une augmentation spectaculaire de meurtres d’Israéliens, de jets de pierres et de cocktails Molotov. Et en réponse, tout comme à l’époque d’Oslo, le gouvernement nous assure qu’ « il n’y a aucune preuve que ces attaques soient orchestrés par un groupe armé». Comme s’il importait que les terroristes soient officiellement des membres du Hamas ou du Fatah, ou seulement des tueurs solitaires.
Comme Herbert Hoover, le 31e président des Etats-Unis, a déclaré: «Quand il y a un manque d’honneur au sein du gouvernement, la morale de l’ensemble du peuple devient empoisonnée.»

IRAN : LA MAISON BLANCHE A LA RECHERCHE DU SOUTIEN DES ORGANISATIONS JUIVES AMÉRICAINES CONCERNANT LE DOSSIER IRANIEN
La presse israélienne a continué cette semaine d’analyser les éventuelles conséquences que les négociations avec l’Iran pourraient avoir sur la stabilité de la région et la sécurité d’Israël, évoquant une potentielle alliance entre l’Arabie Saoudite et Israël, tous deux inquiets de la poursuite du programme nucléaire iranien et déçus de la politique américaine dans la région.
Les médias ont également évoqué une réunion d’information du Conseil de Sécurité National américain organisée mardi par la Maison Blanche à l’attention des leaders du monde juif américain. Les commentateurs israéliens estiment que la Maison Blanche chercherait à obtenir le soutien des principales organisations juives américaines pour convaincre le Congrès d’adopter une attitude plus conciliante envers l’Iran. La veille, le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry avait déclaré que les Etats-Unis ne céderaient pas aux tentatives d’intimidation ayant pour but d’influencer la politique américaine sur le dossier iranien. Pour les commentateurs israéliens, ces propos faisaient allusion aux avertissements répétés de Netanyahu concernant la stratégie de Rohani ainsi qu’aux récentes pressions en provenance du monde arabe et notamment de l’Arabie Saoudite.

LE PRESIDENT AMERICAIN SUCCOMBE AU CHARME / SMADAR PERI – YNETNEWS
Téhéran avait de bonnes intentions en allant négocier à Genève la semaine dernière. Il est facile de voir le lien entre les sanctions économiques imposées à l’Iran et la tâche confiée à Rohani par le leader suprême Khameini : construire une relation de confiance avec les Américains afin d’obtenir un assouplissement des sanctions. Les iraniens, tels les négociants d’un bazar, offrent des petites concessions, comme une supervision accrue de leurs installations nucléaires, tout en veillant à ce que les laboratoires d’enrichissement d’uranium demeurent cachés.
Rohani a lui-même révélé son jeu quand il a précisé que l’Iran ne mettrait pas au chômage ses experts nucléaires et a rappelé le droit absolu de la République islamique au nucléaire. Si tel est le cas, qu’y a-t-il donc à négocier ? Est-on en train de négocier le temps que l’Iran prendra à mettre au point une bombe nucléaire ?
Les pays Arabes sont tout autant que nous préoccupés par la situation actuelle. Cela faisait bien longtemps qu’on n’avait pas vu des pays tels que l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Jordanie et les pays du Golf dans un tel état de frustration et d’impuissance. Les vieux alliés des Etats-Unis se sentent trahis par l’attitude d’Obama et ne savent plus vers qui se tourner.
Le monde Arabe n’est désormais plus divisé entre un camp extrémiste et un autre modéré. Les récents évènements ont tracé une ligne entre le camp sunnite qui ressemble à une vieille femme desséchée et ridée et le camp chiite des Iraniens, devenu populaire et exigeant.
L’Institut des Etudes pour la Sécurité Nationale a récemment organisé un séminaire sur la question iranienne. Certains des intervenants ont soutenu que nous n’avions pas d’autre choix que celui de négocier avec les Iraniens, alors que d’autres ont assuré que les Iraniens ne cherchaient qu’à gagner du temps en jetant de la poudre aux yeux des représentants occidentaux.
La menace d’une attaque américaine n’est plus d’actualité. Washington n’a aucunement l’intention de bombarder l’Iran. Jérusalem continue d’avertir qu’il va agir seul, mais nous ne pourrons jamais agir à l’insu de l’administration américaine.
Que nous reste-t-il à faire ? Coopérer avec le camp des Sunnites qui, comme nous, tente de faire pression sur les Etats-Unis pour que les sanctions ne soient pas levées tant que le programme nucléaire iranien soit totalement interrompu.

Les sanctions et l’isolement économique se sont révélés particulièrement efficaces. C’est pourquoi, nous devons faire en sorte que le monsieur de la Maison Blanche continue sur cette direction et n’abandonne pas ses alliés. Mais cela ne sera pas facile. Obama et son peuple semblent être en bonne voie pour succomber aux tentatives de charme du gouvernement iranien. Il serait bon de leur rappeler de la façon dont on devrait traiter avec ceux qui tentent de nous duper.

SYRIE : FUITE AMÉRICAINE SUR L’ATTAQUE DE LATTAQUIE
Vendredi, les médias israéliens ont rapporté qu’une source officielle américaine non-citée avait déclaré à CNN que les Israéliens étaient derrière l’attaque aérienne de mercredi contre une base de missiles syriens dans la ville côtière de Lattaquié au nord de la Syrie. Washington serait fortement mécontent de la date choisie par Israël pour cette attaque qui survient au même moment que le démantèlement des armes chimiques du régime d’Assad par les experts internationaux.
Les Etats-Unis mettent le monde entier sur écoute, mais n’écoute en réalité personne…
Bien que les officiels israéliens aient refusé de réagir sur le sujet, des sources officielles israéliennes non citées auraient déclaré à la presse qu’Israël était consterné par la « grave fuite provenant d’un allié stratégique ». Les commentateurs israéliens considèrent cette allégation américaine comme un acte délibéré de l’administration d’Obama dont le seul but est de saboter la politique de défense israélienne.

ILS NOUS ONT VENDU / ALEX FISHMAN – YEDIOTH AHARONOTH
Quelle mouche a donc bien pu piquer les Américains pour qu’ils désignent Israël responsable de l’attaque en Syrie ? Nous partageons nos informations avec eux afin d’éviter toute situation de surprise ou d’embarras et eux se permettent de divulguer nos secrets à la première occasion venue.
La première fois que les Américains nous ont vendu, nous avons pensé qu’il s’agissait d’une erreur. Le ministre de la Défense a vérifié, le secrétaire américain à la Défense a expliqué, et une enquête a été même lancée. La seconde fois, le secrétaire à la Défense a présenté ses excuses en rejetant la responsabilité sur un fonctionnaire du Pentagone.
Il s’agit d’un comportement dangereux et méprisable commis délibérément par l’administration américaine, dans le but de saboter la politique de défense israélienne. Si les Américains n’avaient pas révélé qu’Israël était responsable de certaines des attaques qui ont frappé la Syrie depuis Janvier, Assad n’aurait jamais su dans quelle direction pointer son doigt accusateur.
Le président syrien a, cependant, de nombreuses raisons d’être en colère après cette dernière attaque. Assad était persuadé de détenir une police d’assurance du fait de son consentement au démantèlement de ses armes chimiques. Le régime de Damas était convaincu qu’il était devenu intouchable du fait de sa coopération avec les experts internationaux.
Mais alors que le monde entier admirait l’attitude positive syrienne, les transferts d’armes au Hezbollah ont continué vers le Liban. Certes, les Syriens sont un peu plus prudents aujourd’hui que par le passé et pendant une certaine période, ont même cessé toute tentative de transferts des systèmes d’armes posant problème à Israël, mais les acclamations internationales semblent avoir quelque peu tourné la tête d’Assad. D’autant plus que sa dette envers le Hezbollah ne fait que croître.
De hauts responsables de la sécurité israélienne ont mis en garde les Syriens : Ni les Russes, ni la présence des inspecteurs, ni l’espoir d’une réunion de réconciliation à Genève ne vous aideront. Si Israël sent que sa sécurité est menacée à cause de la circulation d’armes en provenance de la Syrie vers le Liban, Assad ne bénéficiera d’aucune immunité.

Source : www.ambafrance-il.org

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