On connaît tous des jeunes parents qui se sont arrêtés de dormir pour surveiller leur bébé, notamment leur respiration. Un comportement pas si irrationnel… En effet, les problèmes respiratoires sont la principale raison d’hospitalisation des nouveaux-nés [1], particulièrement pour les prématurés et les enfants nés par césarienne [2]. Il existe donc un large marché pour la surveillance de la respiration des nouveaux nés et de nombreux appareils existent déjà pour rassurer les parents inquiets [3]. Des chercheurs du Technion proposent dorénavant le leur.

Un nouvel outil made in Technion

Un marché existe pour un appareil simple, peu invasif, qui enregistre les paramètres respiratoires. C’est à cela que s’est attelée la start-up Pneumedicare [4], fondée en 2007 par des diplômés et des chercheurs de la Faculty of Biomedical Engineering du Technion – Israel Institute of Technology [5]. Selon eux, « 75% des problèmes médicaux des nouveaux nés sont d’origine respiratoires ».

Leur produit phare le Pneumonitor [6], est un système comportant un boîtier de mesure ainsi que trois capteurs sous forme de patchs à coller sur la peau. Placés sur la poitrine des nouveau-nés, ils détectent les variations mécaniques locales (dues à la respiration). Différentes données sont alors acquises : variation dans l’effort de respiration, symétrie de la respiration, variations par rapport à une ligne de base (mesurée au préalable), problèmes mécaniques dans la respiration (apnée du sommeil), etc. Le système avertit les parents en cas de variation anormale de la respiration. De plus, les données sont sauvegardées et peuvent être analysées a posteriori par un médecin.

Remplacer le bon vieux stéthoscope ?

L’appareil est actuellement en phase de tests cliniques avancés afin de mieux corréler les variations détectées avec des problèmes cliniques : par exemple, quel profil de respiration indique un oedème aigu du poumon [7] ? Les fabricants sont très optimistes quant au succès de leur appareil, puisqu’ils espèrent même pouvoir suppléer le stéthoscope comme outil de diagnostic pour les problèmes respiratoires. Il faut dire que le Pneumonitor présente l’avantage de pouvoir voir sur écran la mécanique respiratoire, progrès important par rapport au simple son obtenu par le stéthoscope. Il peut également être accompagné d’outils permettant de quantifier et d’analyser les données mécaniques obtenues.

Un début prometteur

Pneumedicare a obtenu 1,25 million de dollars lors d’une première levée de fonds en 2010 [5] et tout semble indiquer que l’avenir continuera à lui sourire, à en juger par sa participation au récent forum de l’innovation en Israël, le MIXiii [8] où il a pu présenter le Pneumonitor [9]. Leurs projets à long terme visent à développer d’autres appareils de suivi respiratoire (capteurs wifi pour adultes par exemple).

Sources :

– [1] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/BbCsr
– http://redirectix.bulletins-electroniques.com/z9y5q
– [2] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/DZko2
– [3] http://www.medicare.ie/infant-respiration-monitors
– http://www.ibabyguard.com/
– [4] http://www.pneumedicare.com/
– [5] http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Aeaw1
– http://www.globes.co.il/en/article-1000571076
– [6] http://www.pneumedicare.com/191954/technology
– [7] http://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92d%C3%A8me_aigu_du_poumon
– [8] http://www.mixiii.com/
– [9] http://www.youtube.com/watch?v=sNeHH1kP_vc

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