La municipalité d’Ashdod vous invite a assister  a la cérémonie de commémoration qu’elle organise le jeudi 10 Mars 2016 au centre des Arts Monart 8 rue Dereh Erets, en l’honneur du        56eme anniversaire du tremblement de terre d’Agadir au Maroc.

  • 10 h a 11 h : accueil du public, exposition de photographies, rafraîchissements,
  • 11 h : cérémonie de commémoration
    – allumage d’une bougie en souvenir des victimes
    – chorale municipale
  • discours de M Maurice Ohayon – président de l’association des personnes originaires
  • discours du Dr Yehiel Lasry – Maire d’Ashdod
  • distribution de photos et de médailles par le Maire d’Ashdod et le président de l’Association

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  • Un peu d’histoire :

Le 29 février 1960, Agadir fut détruite en 15 secondes. 

D’une magnitude de 5,7 sur l’échelle de Richter, la secousse s’est produite à 23 h 40 et a duré 15 secondes. Tous les Gadiris ont été touchés: un tiers de la population, soit 15.000 personnes sont mortes, les autres, environ 25.000 ont été blessées. C’est le tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire du Maroc. Les quartiers les plus proches de la montagne ont été totalement détruits. A l’inverse, le port et la base navale ont peu souffert et ont servi de refuge aux survivants.

L’épicentre du séisme étant situé juste en dessous de la ville, et la ville sur une faille sismique, il est décidé de reconstruire Agadir plus au sud. La première pierre du chantier est posée par le roi Mohammed V le 30 juin 1960. Et le suivi de la reconstruction est confié au prince héritier Moulay Hassan.

Agadir, 1er mars 1960

Une ville de trente-cinq mille habitants a été la nuit dernière rayée de la carte du Maroc. En moins de vingt secondes quatre-vingt dix pour cent de la cité balnéaire d’Agadir ont été rasés par un tremblement de terre. Les autorités marocaines se déclarent pour l’instant dans l’impossibilité d’évaluer le nombre des victimes. Au regard du nombre relativement peu élevé de blessés, relevés jusqu’à présent, mille cinq cents, elles craignent que le chiffre des morts ensevelis sous les décombres ne soit de loin supérieur: deux mille, trois mille, plus peut-être…

Agadir est aujourd’hui un champ de ruines que fuient les habitants affolés. Plus de trente mille d’entre eux seraient sans abri.

Photo aérienne du tremblement de terre d'Agadir parue dans Le Figaro du 2 mars 1960.

C’est à 23h29 alors que presque toute la ville européenne dormait et que les musulmans qui observent actuellement le jeûne du Ramadan prenaient leur repas du soir, que le sol s’est mis à trembler.

La ville fut plongée dans l’obscurité. Les secousses se succédèrent pendant quinze secondes et ce ne fut que ruines.

Le quartier marocain du Talbrojt fut détruit à près de cent pour cent. Des centaines, et je le crains, des milliers d’habitants sont encore sous les décombres. Il ne reste pas pierre sur pierre. Le minaret qui dominait cette partie de la ville a été abattu et ressemble maintenant à la tour de Hassan de Rabat, détruite dans des circonstances semblables au 17e siècle.

La casbah qui, au sommet de la montagne, s’élève au-dessus d’Agadir et qui faisait l’admiration des touristes en croisière, a été rasée.

Des appels auxquels personne ne répond

Les dix hôtels de la station balnéaire sont détruits. De nombreux touristes sont prisonniers de dalles de béton qui ont écrasé toutes les chambres.

Un immeuble de dix étages, connu sous le nom de Building Consulaire n’est plus qu’un tumulus de deux ou trois mètres de haut, où sont emprisonnées toutes les familles qui y dormaient quand le séisme s’est produit.

[…]Dans ses ruines j’ai vu tout à l’heure un prêtre catholique qui, sans me voir, passa près de moi en priant à haute voix. Si encore les gémissements que doivent pousser les emmurés étaient perceptibles, mais c’est un silence funèbre qui règne dans le port du Sud marocain.

J’ai vu tout à l’heure les matelots français creuser péniblement des trous dans le béton de l’hôtel Saada, un palace de quatre étages, qui abritait une centaine de voyageurs. Les plus petits parvenaient à se faufiler dans les décombres. J’ai perçu leurs appels auxquels souvent personne ne répondait.[…]

Premiers sauveteurs: les 1.500 soldats français

Depuis ce matin en plusieurs dizaines de personnes, des Français, des touristes, américains, scandinaves ou allemands, affolés, évoluent dans un cauchemar et demandent qui, leur femme, qui leur fille.

Tout le monde, sans exception, a été frappé. Le gouverneur de la ville, M. Bouamrani, a perdu trois enfants; le consul de France, M. Jeudi, pleure son fils Philippe; le commandant de la gendarmerie royale ne reverra plus sa petite fille; des familles entières ont péri.

Les secours furent rendus très difficiles, car les hommes des trois compagnies de l’armée marocaine, stationnées à Agadir, étaient eux-mêmes bloqués par les décombres de leurs cantonnements. Il en fut de même pour les gendarmes dont l’immeuble a été détruit. Le même sort fut réservé aux deux tiers des effectifs de la police dont les bâtiments sont soit démolis soit gravement endommagés.[…]

«Il faudra raser la ville»

«Il faudra raser la ville» m’a dit ce soir le prince Moulay Hassan, qui a été désigné par le roi Mohammed V, pour diriger les opérations de sauvetage. «Il faudra raser la ville pour en construire une autre. Il faudrait que vous journalistes étrangers, vous soyez nos interprètes auprès des autres nations pour qu’elles manifestent leur esprit de solidarité et que l’on puisse d’ici un an reconstruire Agadir».[…]

 

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