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Retraites : pourquoi les pensions de réversion sont menacées ?

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Retraites : pourquoi les pensions de réversion sont menacées ?

« Tout est sur la table » dans le cadre de la réforme des retraites, a plaidé Agnès Buzyn. Et c’est précisément ce qui inquiète l’opposition. 

« Idée scandaleuse », « indécence », « plan infâme », appel à défendre les retraites: gauche et droite de la droite ont dénoncé jeudi l’hypothèse d’un coup de rabot, voire d’une suppression pure et simple des pensions de réversion, ce mécanisme consistant à verser, après le décès d’une personne, une partie de ses droits acquis à son époux(se) survivant(e), dans le cadre de la future réforme des retraites.

Pour en dessiner les contours, le gouvernement a lancé en avril une concertation avec les partenaires sociaux, avant d’ouvrir une « grande consultation citoyenne » en ligne. Mais après des réunions début juin, des organisations syndicales se sont inquiétées d’une possible remise en cause des pensions de réversion, en s’appuyant notamment sur une question posée dans un document du Haut-commissariat à la réforme des retraites.

Dimanche dernier sur RTL, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a indiqué que « tout est sur la table » dans le cadre de la réforme des retraites, y compris la question des pensions de réversion. Mais celle-ci a précisé que leur suppression « n’est pas la question ». Les pensions de réversion, « dans certains régimes, n’existent pas », donc « on peut vraiment se poser la question de l’harmonisation », a-t-elle expliqué, rappelant que tous les sujets sont abordés dans le cadre des concertations préalables. « Petit à petit, nous fermons les débats quand il y a consensus », a-t-elle dédramatisé.

Propos qu’elle a explicités ce jeudi devant le Sénat. « La future réforme ne touchera pas aux pensions déjà liquidées. […] Il n’est pas du tout non plus question de supprimer les pensions de réversion. Il s’agit simplement de repenser un dispositif pour qu’il soit plus juste, plus universel. la part de solidarité restera la même dans la future réforme », a promis la ministre.

« Une question de justice »

Peine perdue. Il n’en fallait pas plus pour que l’opposition sonne le tocsin. Interrogé sur Sud Radio dans la matinée, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a estimé qu’il s’agissait d' »une idée scandaleuse ». Après « la suppression de la demi-part des veuves sous Nicolas Sarkozy », « où va-t-on? A qui pense-t-on? », a-t-il demandé. « Ce n’est pas une question de tabous, c’est une question de justice, à force de vouloir être disruptifs comme ils disent, on finit surtout par être injuste », a-t-il tonné.

« Nous sommes entrés dans une forme de république de l’indécence », a-t-il poursuivi: « on fait des économies sur les plus pauvres pour pouvoir nourrir les plus riches », alors qu' »au même moment, on a un président qui change la vaisselle de l’Elysée » et « veut faire construire une piscine à Brégançon ».

Pour lui, Emmanuel Macron est aujourd’hui « à contrepied total: c’est un moment important, peut-être un tournant », car alors qu’il avait « vendu » le fait d’être « au-delà des clivages », en fait « il n’est au-delà de rien, il est simplement à droite, et à droite comme peu l’ont été ».

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui s’oppose au projet de réforme des retraites du gouvernement, a évoqué sur son blog « une catastrophe annoncée pour des millions de personnes en âge de retraite qui seront précipitées dans la misère », et un « plan infâme »: « la suppression progressive des pensions de réversion » et « une harmonisation par le bas » de ces pensions.

Le Rassemblement national (RN, ex-FN), qui a dénoncé un gouvernement semblant s’apprêter à « contester le principe même » des pensions de réversion, a appelé « les retraités français, comme les salariés qui ont cotisé, à s’opposer à cette atteinte de grande ampleur à leurs intérêts et à se mobiliser pour défendre leurs droits ». Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a quant à lui souligné qu' »après la hausse de la CSG pour les retraités, la tentative de supprimer ces pensions pour les veufs et le plus souvent les veuves risque de précipiter des millions de nos concitoyens dans la misère ».

Sujet sensible dans la majorité

Face à ces critiques virulentes, la majorité LREM a choisi de faire le dos rond, aucun arbitrage n’ayant pour l’heure été rendu. La question n’en demeure pas moins délicate, d’autant que les pensions de réversion bénéficient à près de 87% à des femmes, dont près d’un million de touchent pas de retraite en leur nom propre. Statistiquement, les femmes touchent aussi des retraites moins importantes que les hommes.

« Je ne suis pas là pour me nourrir sur le dos des veuves », a toutefois promis Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire chargé de préparer les réforme des retraites. « On se pose la question de revisiter le maquis des pensions de réversion. Le but est d’harmoniser les règles, mais à enveloppe constante », promet-il selon Le Figaro.

Avec 316 milliards d’euros versés en 2017, les dépenses du système de retraite s’élevaient à 13,8 % du PIB, note le Conseil d’orientation des retraites (COR) dans son rapport présenté récemment à la presse. Parmi ces dépenses, 272,3 milliards étaient consacrés aux pensions de droit direct, et 35,4 milliards aux pensions de « droit dérivé », essentiellement les pensions de réversion.

Source :  Le HuffPost:

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