Afin que  »l’Ethiopien » ne soit pas le «suspect tout désigné», un centre devrait être créé pour représenter les citoyens qui ont eu à subir la violence policière injustifiée.

Dans le quartier prénommé Bet patrouille un policier et chaque fois qu’il me voit il crie à mon intention : «Massla tu as une carte d’identité ?»

S’il sait que je suis Massla, pourquoi me demande-t-il si j’ai une carte d’identité, c’est demandé Eli Massla cette semaine ?. Eli, homme d’affaires âgé de 30 ans et frère de l’avocat Yzio Massla, est candidat sur la liste de « nouvel horizon »pour le conseil municipal.

D’après ses dires, Il y a cinq ans, une jeune femme «blanche de peau» se trouvait à une heure tardive dans le quartier de Bet. De jeunes Érythréens l’ont agressée et le doute a été émis qu’elle n’ait pas été blessée.

Les amis de la jeune femme sont venus à son secours pour l’aider et une bagarre a explosé avec la participation de nombreux Érythréens et de quelques membres de la communauté Éthiopienne. À un moment donné, Eli a été appelé à l’aide et a réussi à séparer les  «faucons» parce que certains Érythréens étaient des clients dans son café. Plus tard, un certain nombre de policiers sont venus pour chasser uniquement les jeunes Éthiopiens, ceux-ci craignaient la police, alors que les Érythréens n’avaient pas peur et restèrent sur place.

Eli a remarqué qu’un policier descendait l’escalier et frappait l’un de ses amis, mais lorsqu’il interrogea le policier sur son comportement, un autre policier venant de nulle part le saisit par le cou et le frappa à coups de poing.

À la fin de l’incident, la police arrêta trois Éthiopiens qui ont été battus par la police au poste de police et Eli a été convoqué pour un interrogatoire. À la fin de la journée les détenus n’ont pas été condamnés, l’avocat Massla les ayant défendus.  Et les plaintes déposées par les détenus contre les policiers ont été annulées faute d’intérêt public. Eli Massla: « nous ne sommes apparemment pas considérés comme «de la population à part entière.»

Selon lui, une policière traîne dans les parages et s’intéresse aux immigrants Éthiopiens : « J’ai reçu des contraventions de sa part entre 60 000 NIS et 70 000 NIS et j’ai dû fermer mon affaire. Aujourd’hui, je suis agent immobilier et même les amis de la communauté ne veulent pas louer mes appartements dans le quartier de Bet, principalement par peur de la police. Jusqu’à présent cette policière rend la vie amère aux gens de couleur noir et à leurs affaires.

Notre peur de la police n’est pas née en un jour et s’appuie sur des faits explique Avi Itzhak qui dirige la campagne de la faction « nouvel horizon » et nombre de personnes jeunes et moins jeunes sont arrêtées par la police. Même le chef de la police, Roni Alchah, a admis qu’il y avait exagération dans le maintien de l’ordre Tout cet étiquetage et profil de l’ADN, la manière dont la police considère automatiquement l’Éthiopien comme un suspect crée immédiatement une angoisse dans nos cœurs.

Avi Itzhak :

Si la violence faite contre le soldat Éthiopien n’avait pas été photographiée, cette histoire aurait également été close faute d’intérêt public. C’est dans ce contexte, que notre grande protestation est née en 2015.

Au lieu d’aider les faibles, la police, et c’est le comble de l’histoire, cherche comment faire du mal aux faibles. D’où l’importance que la communauté choisisse ses représentants au conseil municipal, ceux-ci seront présents lors de toutes les décisions qui seront prises, et vaincront les stigmates et les stéréotypés, et surtout notre peur.

L’avocat Yzolotam Messla :

«De par mon expérience dans une patrouille de parents et dans le soutien aux jeunes» à risque », je veux évoquer la création d’un centre d’aide pour les familles éthiopiennes et les résidents des quartiers. Dirige 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 par des volontaires et des employés d’une manière permanente, le centre apportera une réponse au citoyen victime de violences injustifiées de la part de la police, fournira une assistance juridique, et sera l’intermédiaire entre le citoyen et la police.

J’ai rencontré un certain nombre de parents, d’enfants de la communauté à la suite de la disparition de leur enfant, puis il s’est avéré qu’il était détenu. Ce centre doit être un organe indépendant qui n’a rien à voir avec la police ou la municipalité. Il est également important d’organiser des sessions de formation pour les policiers et de leur expliquer que nous sommes citoyens de ces quartiers d’une manière générale et que les immigrés éthiopiens tout un chacun ne vivent pas à Harlem. Nous ne sommes pas des Afro-Américains et le fait que nous soyons noirs ne diminue en rien le fait que nous sommes juifs quoi qu’il en soit, et porteurs de 2500 ans de respect mutuel pour les autres. Nos traditions sont agréables et faites de bonté et malheureusement, les jeunes d’aujourd’hui ne croient pas et ne font pas confiance à la police qui les harcèle délibérément. Nous devons changer ceci ainsi que l’approche du tribunal qui donne toujours la priorité à la version policière, même lorsque le citoyen dit la vérité !!!!

Itzilotam Massla, avocat, Chef de la faction « nouvel horizon »

 

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