Le 12 mars 1854, la France fait alliance avec la Turquie et, le 25 mars, elles déclarent la guerre à la Russie. C’est alors l’expédition dite de Crimée.
Pour remercier la France l’empire ottoman lui offre des sites Juifs, de la terre d’Israel

Comme le rappelle si bien Richard Rossin la France possède quatre lieux saints à Jérusalem.

L’église Sainte Anne fondée par les croisés convertie en mosquée après leur défaite devant Saladin (1187) puis offerte par le sultan turque Abdülmecid 1er en 1856 à Napoléon III qui en confia la garde aux Pères Blancs.

Le monastère bénédictin d’Abu Gosh, une ancienne commanderie croisée que l’empire ottoman donna aussi à la France (1873) ; les moines bénédictins y ont construit un monastère où depuis 1976 moines et moniales, vivant en deux communautés séparées, se retrouvent pour les offices.

Le monastère de l’Eléona sur le mont des Oliviers, plus ancien et à l’histoire donc plus mouvementée. Au XIXème siècle, le patriarche latin de Jérusalem se lamente, Héloïse de la Tour d’Auvergne achète les six hectares de terrain, bâtit en 1868 un cloître puis en 1872 un Carmel et y conduit des fouilles]. Toujours sous les auspices des ottomans, elle offre le monastère à la France deux ans plus tard.

L’empire ottaman étant l’occupant illegal interdisait aux Juifs d’acheter des terres en Israel.

Revenons maintenant sur le tombeau des rois à Jerusalem. En 1851, de Saulcy, un artilleur français devenu archéologue et numismate, proche de Napoléon III, visite le site du tombeau des rois à Jerusalem et se laisse convaincre qu’il s’agit du mausolée des rois de Judée. A l’époque, l’Orientalisme est à la mode en Europe. Pour les voyageurs l’état misérable du pays a un charme exotique, il pimente le voyage. C’est l’ère des consuls européens à Jérusalem. Notre artilleur avait fêté un réveillon remarquable avec Paul-Emile Botta alors consul de France, avant sa visite du site.

En 1864, les frères Pereire, célèbres banquiers juifs du Second Empire, commencent à acheter le site sur les recommandations de Félicien de Saulcy. La famille Pereire – Amélie est leur cousine – a finalement acheté le site en 1878

« Le préserver pour l’étude et la vénération des enfants fidèles d’Israël ».

Le titre de propriété est établi au nom de Salvator Patrimonio, consul de France à Jérusalem de 1873 à 1881. Le site est cédé à la France en 1886. En raison de la législation ottomane qui ne reconnaissait pas l’entité légale et interdisait aux juifs d’acheter des terres, le site n’était pas donné à la France, mais directement au consul de France à Jérusalem.

Dans le contrat signé le 20 janvier 1886 par Henry, une clause précise que le gouvernement français s’engage à n’effectuer, dans l’avenir, aucun changement dans la destination actuelle de ce monument. En réalité, la loi ottomane ne connaissant pas la personne morale, le site fut donné directement au consul de France à Jérusalem en 1886, Charles Ledoulx qui fit apposer la plaque de cuivre gravée de « Tombeau des rois de Juda »… Les frères Pereire avaient apposé une plaque dédiant les lieux à la science et à la vénération des fidèles enfants d’Israël.

La préoccupation des frères Pereire était de préserver ce site afin de le destiner à la communauté juive. C’est pour cette raison qu’ils l’ont offert à la France, pour être sûr que la France le maintiendrait ouvert, exclusivement pour la communauté juive et Israel.

Le Grand rabbin de France Lazar Isidor, a confirmé l’acquisition et certifié que le tombeau restera propriété israélite à jamais. Celui-ci a transmis le bien au Hekdesh de Jérusalem.
L’acte a été certifié conforme à Saint-Germain-en-Laye, le 23 avril 1874. Il est signé par Berthe Amélie Bertrand et le Rabbin Lazar Isidor. Une copie de l’acte fut envoyée
au Consulat de France. Il existe une copie dans les archives du ministère des Affaires étrangères”, selon l’avocat William Goldnadel.

Alors, Imaginez 1/1000e de seconde si le drapeau Israelien flottait au chateau de Versailles ou notre Dame et si Israel interdisait aux Francais de visiter ou prier dans ces lieux qui ont marqué l’histoire de France.

La France n’a aucun droit sur ce site, elle doit rendre les tombeaux des rois à Israël.
Elle s’est accaparé un bien qui appartient au peuple Juif d’un occupant illégal l’empire Ottoman.
Permettez moi aussi de rappeler
Les œuvres d’art appartenant à des familles juives spoliées entre 1940 et 1944 à l’hôtel Drouot dans des salles bondées, avec les musées français parmi les acquéreurs

Hier le romantisme Franco Turc, aujourd’hui vendredi 27 juin 2019 les accolades franco turques (midnight express)

Partagez cet article car vous ne lirez pas cette info dans les medias. Les journalistes thierry Oberlé et etienne Monin, sont trop malhonnêtes pour le faire !

Jean Vercors

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