rav Atlan

Les répondeurs et minuteries le Chabbat

Posted on 19 juin 2013 by Administrateur

rav AtlanIl est conseillé d’éteindre les répondeurs automatiques téléphoniques avant Chabbat.

Si une personne a oublié de l’éteindre, elle n’aura pas transgressé le Chabbat et pourra écouter son message à l’issue de Chabbat, même si c’est un juif qui a laissé le message.

On ne pourra pas mettre une minuterie sur un magnétophone ou une radio ou sur un quelconque appareil musical, afin d’écouter de la musique pendant Chabbat, même si c’est la minuterie qui l’a déclenché.

Le Chabbat nous ne devons pas prêter attention à la musique émanant de chez notre voisin juif, mais non pratiquant (il serait notoire de prier pour lui, pour qu’il fasse Téchouva).

Rav Chlomo Atlan

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Paracha : Balaq

Posted on 18 juin 2013 by Administrateur

 Balaq 

Nombres 22:2 à 25:9 Balaq et Bil’am
Haphtara: Michée 5:6- 6:8 : ce que D.ieu demande
Balaq,   בָּלָק fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens. Nombres 22:2

Un nouveau personnage rentre en scène, Balaq, roi de Moab dont le nom signifie destructeur.  Il entend mener une guerre spirituelle contre Israël. Il a assisté à la victoire d’Israël contre ses voisins les Amoréens et le peuple Moabite, et est très inquiet à l’idée d’une éventuelle rencontre militaire avec Israël.

Ce n’est pas seulement le nombre des vaillants d’Israël qui inquiète les Moabites mais c’est la Présence du D.ieu d’Israël au milieu de Son peuple. Cette Présence qui se manifeste par tant de miracles…

Israël avait demandé l’accord à Og, roi de Basan, et Sihon roi des Amoréens, pour traverser leurs territoires dans la paix, offrant même un dédommagement pour l’eau et le fourrage. En réponse, les rois païens avaient attaqué les convois Israélites avec une très nombreuse armée. L’Eternel avait alors livré ces royaumes entre les mains des fils d’Israël qui, après leur victoire, avaient installé leur camp dans la plaine de Moab, face à Jéricho.

A la vue de la défaite cuisante de leurs puissants voisins (considérés comme des géants), les Moabites et les Madianites, bien que rivaux, s’allient et se nomment un roi commun : Balaq fils de Tsippor.

Tous les peuples Cananéens de l’époque sont entièrement voués aux pratiques occultes et ont bien compris que la supériorité d’Israël était d’ordre spirituel. Le combat doit donc être mené à ce niveau.

Balaq est choisi comme roi de cette coalition car il avait une réputation de grand magicien dans le Moyen-Orient. Il était également astrologue et devin, et pour ces raisons, préférable à un guerrier militaire.

D’après certaines sources, son qualificatif, fils de Tsippor צִפּוֹר (oiseau) lui aurait été attribué en raison du culte à l’oiseau divinatoire auquel il s’adonnait.

Pour Israël, cet épisode de la conquête du territoire des Amoréens, s’inscrit dans les prophéties reçues par les Patriarches, et tout ceci n’est que l’accomplissement, sous la conduite de Moshé, du programme établi par D.ieu pour les Bné Israël.

En effet, lors de l’alliance entre les morceaux en Genèse 15, D.ieu avait prophétisé à Abraham que Son peuple resterait en exil 400 ans et qu’il reviendrait ensuite s’établir dans la Terre Promise  après avoir chassé ses occupants, livrés à des pratiques occultes en horreur à D.ieu :

A la quatrième génération, ils reviendront ici, car la faute des Amoréens n’est pas encore à son comble. Genèse 15:16

De plus, la terre des Amoréens avait été promise comme héritage à Yossef par son père Yaakov.

Quant à moi, je t’ai donné une « portion chkhem שְׁכֶם », une part de plus qu’à tes frères, celle que j’ai prise aux Amoréens avec mon épée et mon arc. Genèse 48:22

Cette « portion », c’est celle du Messie qui descendra de Yossef. Une des significations de ce mot : épaule, comme dans le verset suivant :

Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule עַל-שִׁכְמוֹ; et on appellera son nom, Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. Isaïe 9:6

Il s’agit bien d’un combat spirituel, Balaq le sait. Il est lui-même Moabite, descendant de Lot, le neveu d’Abraham, et connaît bien les prophéties. Il sait aussi qu’Israël a reçu un commandement bien précis de la part de Moshé concernant Moab.

Le Seigneur m’a dit : N’attaque pas Moab, ne le provoque pas à la guerre, car je ne te donnerai pas de possession dans son pays : c’est aux fils de Loth que j’ai donné Ar en possession. Deut. 2:9

Balaq ne devrait donc pas, à priori, s’inquiéter, sachant que le peuple d’Israël respecte scrupuleusement les ordonnances de l’Eternel. De même son nouvel allié, Madian, est lui-même un descendant d’Abraham par sa deuxième femme Ketura. Il a aussi reçu un héritage.

Pourquoi donc Balaq veut il absolument maudire Israël ?

Nous avons commencé à le discerner plus haut avec la « portion » attribuée à Yossef : l’enjeu est spirituel, de nature messianique. De plus, Balaq est devin. Il a une perception voilée du plan de D.ieu, et il sait, sans trop le comprendre, qu’un jour sortira de Moab celui qui détruira les Moabites. Il s’agit de David, descendant de Ruth la Moabite, Roi d’Israël et préfiguration du Messie ben David.

Les Madianites quant à eux, connaissent bien Moshé. Yitro, son beau-père et grand prêtre de Madian, l’a hébergé 40 ans. Ils savent que la force de Moshé est la Parole de D.ieu et que c’est par la langue qu’il faudra le combattre.

Quand le pouvoir de la langue est utilisé par un sorcier, les dégâts peuvent être catastrophiques, même pour une nation toute entière. C’est ce que Balaq projette. Bien qu’il soit lui-même sorcier il veut faire appel à un spécialiste plus expérimenté que lui dans la malédiction verbale : Bil’am.

Balaq connaît bien Bil’am qui vient de son pays d’origine, la Mésopotamie. C’est le fils de Béor et le petit fils de Laban, tous deux connus comme les plus grands magiciens et astrologues des fils de l’Orient.

Balaq envoie une délégation de notables madianites et moabites à Péthor, la capitale des sciences impures, située sur l’Euphrate, pour inviter Bil’am à venir en Moab et maudire Israël.

A cette époque, les princes de tout Moyen-Orient jusqu’à l’Egypte s’y rendaient pour prendre des conseils occultes et se payer des devins qui maudissaient les peuples adverses avant les batailles.

Bil’am n’est pas un homme de D.ieu, c’est un sorcier dont on peut louer les services. Des sources midrashiques racontent qu’à l’époque de la naissance de Moshé, Pharaon avait comme conseillers Yitro, Job et Bil’am. Yitro se serait opposé au meurtre des enfants mâles juifs et aurait fui en Madian. Job aurait quitté ses fonctions sans prendre position, et Bil’am par contre aurait vivement encouragé Pharaon à les massacrer.

Bil’am, bien que profondément antisémite, se nomme lui-même prophète du Très Haut. En fait, au cours de son activité spirituelle occulte il a eu à faire au Dieu d’Avraham de Yits’haq et de Yaakov. Il a également entendu de Laban, son grand-père, les prodiges que ce D.ieu Tout puissant avait faits pour Yaakov, à l’époque où il travailla 21 ans à son service.

Cependant, pour lui, le D.ieu des Israélites est un dieu parmi les multiples autres divinités.

Quelle est la raison pour laquelle le Créateur des cieux et de la terre décide-t’Il de Se manifester à un sorcier ?

Le Midrash donne pour explication que lors du jugement final, les peuples des nations ne pourront pas donner pour excuse qu’ils n’ont pas eu de prophète tel que Moshé comme intermédiaire de communication avec le Créateur.

De plus, D.ieu a un plan et veut que les peuples Cananéens eux-mêmes soient au courant de la bénédiction éternelle qu’Il a pour Israël. Il annonce tout d’avance. Chacun est libre de choisir entre le bien et le mal.

Nombres choisissent le mal et persécutent ceux qui choisissent une voie différente des leurs. L’histoire est hélas remplie d’exemples de persécutions contre Israël, au nom du D.ieu d’Israël.

Bil’am reçoit la délégation des Moabites et des Madianites mais ne part pas de suite, il attend la nuit pour feindre d’interroger D.ieu. Les Madianites comprennent que Bil’am n’obtiendra pas l’approbation de D.ieu pour maudire Son peuple et retournent chez eux. Seuls les Moabites restent pour la nuit.

Dieu vint à Balaam ; il dit : Qui sont ces hommes chez toi ?

Balaam répondit à Dieu : Balaq, fils de Tsippor, roi de Moab, les a envoyés pour me dire : « Le peuple qui sort d’Egypte couvre le pays ; maintenant, va, voue–le pour moi à la malédiction ; peut–être pourrai–je le combattre et le chasser. » Dieu dit à Balaam : Tu n’iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. Nombres 22:9-13

Malgré cette réponse négative, Bil’am, attiré par le gain et séduit à l’idée de pouvoir nuire au peuple d’Israël, renvoie les Moabites en leur faisant comprendre qu’il est d’un rang trop élevé pour partir avec eux.

Balaq augmente l’offre pécuniaire et envoie une délégation de plus haut rang vers Bil’am. D.ieu le laisse partir, voyant que Bil’am est trop avide, mais Il lui laisse savoir qu’Il ne lui permettra pas de maudire Israël.

Bil’am est le modèle même de l’orgueil spirituel, il se qualifie lui-même d’être : « celui qui voit » et malgré les avertissements de l’Eternel, il part dans le but d’exterminer les fils de Yaakov pour obtenir un gain important.

L’ironie de D.ieu est parfois surprenante. Il n’hésitera pas à Se servir d’une ânesse pour rabaisser Bil’am et lui faire connaître Son profond désaccord. Double humiliation : le mot « âne » en hébreu est le même que « matériel » :

Ane, ‘hamor, חֲמֹר

Matériel, ‘homer, חמר

L’âne est le symbole de la source de revenus. Bil’am le « voyant » du Très Haut, ne voit pas plus clair que son ânesse…L’amour de l’argent et du matériel l’a aveuglé…

Celui qui est en marche pour maudire et vaincre une nation par ses paroles est en train de s’énerver à taper sa monture avec un bâton et voudrait avoir une épée pour la tuer.

La suite du texte nous fait comprendre que l’ânesse succomba suite aux coups de Bil’am :
L’ânesse m’a vu, et elle s’est écartée devant moi par trois fois ; si elle ne s’était pas écartée de moi, c’est toi que j’aurais tué ; elle, je lui aurais laissé la vie ! Nombres 22:33

La Thora nous donne une clé pour ne pas faire mourir la « source de revenus » qu’est l’âne :
Et tout premier fruit des ânes, tu le rachèteras avec un agneau ; et si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Et tout premier–né des hommes parmi tes fils, tu le rachèteras. Exode 13:13

Dans ce verset, il est demandé aux fils d’Israël de racheter l’ânon par un agneau, sinon de lui briser la nuque. Autrement dit si l’on ne rachète pas cette « source de revenus » qu’est l’ânon, il faut rendre cette source de revenus inutilisable. Par-là, D.ieu nous fait comprendre qu’Il est l’Auteur de toutes choses, qu’Il est Celui Qui bénit nos entreprises et que l’argent et les ressources matérielles Lui appartiennent.

La Tradition va plus loin et interprète les paroles de l’ânesse comme une preuve des rapports zoophiles que Bil’am entretenait avec elle. Ce qui aurait profondément rebuté la délégation des Moabites.

L’ânesse dit à Balaam : Ne suis–je pas ton ânesse, celle que tu as montée de tout temps, jusqu’à ce jour ? Ai–je l’habitude d’agir ainsi envers toi ? Il répondit : Non ! Nombres 22:30

L’ânesse serait morte afin de ne pas devenir un objet d’adoration pour les peuples idolâtres.

Le Midrash inclut l’ânesse parlante de Bil’am dans les 10 créations miraculeuses qui auraient été créées au crépuscule du premier shabbat.

         1- La faille dans la terre qui avala Qora’h et sa famille.

         2- Le puits de Myriam qui suivait Israël dans le désert.

         3- L’ânesse de Bil’am.

         4- L’arc en ciel de Noa’h.

         5- La manne du désert.

         6- Le bâton de Moshé.

         7- Le chamir, un ver qui fendait les roches et même le diamant.

         8 – L’écriture biface des tables de la Thora qui rendait la lecture possible des deux côtés.

         9- L’index qui montrait la lecture des 10 paroles sur les tables de la Thora.

         10- Les blocs de pierre translucide des tables de 54 cm X 54 cm  et de 27 cm d’épaisseur.

Balaq et Bil’am finissent par se rencontrer. Balaq est impatient de voir le prophète qu’il a engagé maudire Israël :

Balaq dit à Balaam : Ne t’avais–je pas fait appeler ? Pourquoi n’es–tu pas venu me voir plus tôt ? Nombres 22:37

L’astrologie a révélé à Balaq que le moment était propice. En effet l’efficacité des malédictions des devins et sorciers astrologues de Babylone se basait sur la faculté de discerner à l’aide de pratiques occultes les temps défavorables pour leurs victimes. Ils prononçaient alors leur malédiction dans ce qu’ils interprétaient comme un temps de colère de Dieu.

Nous verrons à la fin de la Paracha que la prédiction de Balaq s’était avérée, hélas, exacte, puisque 24 000 hommes périront suite au péché de luxure.

Balaq fait changer Bil’am de lieu pour l’observation des Tribus d’Israël,  et, à chaque fois, ce lieu est sous les hospices d’une divinité différente afin que son prophète puisse déceler une faille spirituelle chez l’ennemi.

Dans son message d’invitation envoyé par ses messagers, Balaq dit à Bil’am:

car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit. Nombres 22:6

Il reprend en la déformant et en inversant le sens, la bénédiction attribuée à Avraham :

Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira. Tous les clans de la terre se béniront par toi. Genèse 12:3

Dès son arrivée, Bil’am avait averti qu’il ne pourrait pas forcer la volonté du Dieu d’Israël :

Balaam dit à Balaq : Maintenant que je suis venu te voir, serai–je capable de dire quoi que ce soit ? Je dirai la parole que Dieu mettra dans ma bouche ! Nombres 22:38.

Mais il va essayer d’exercer son mauvais oeil, son ayine hara  apparenté à la convoitise et à la jalousie. Certains commentaires expliquent même que Bil’am était borgne et que son œil valide déversait du venin sur ce qu’il regardait. Le ayine hara suscite la lachone hara, mauvaise langue qui a un pouvoir certain.

Bil’am va justement utiliser son mauvais œil pour frapper le peuple d’Israël, mais, la volonté de Dieu étant souveraine, les paroles prononcées par le sorcier se transformeront en paroles de bénédiction éternelles…

Israël est racheté de la malédiction :

Comment vouerais–je à la malédiction celui que Dieu n’a pas voué à la malédiction ? Comment répandrais–je la fureur quand le Seigneur n’est pas en fureur ? Nombre 23:8

Israël est mis à part :

Je le vois du sommet des rochers, je le contemple depuis les collines : c’est un peuple qui a sa demeure à part, et qui n’est pas compté parmi les nations. Qui peut compter la poussière de Jacob et dire le nombre des nuées d’Israël ? Que je meure de la mort des gens droits, que ma fin soit semblable à la leur ! Nombre 23:9-10

Balaq, furieux emmène Bil’am vers un autre point d’observation. Rien n’y fait, Israël reste béni.

Dieu rappelle les prodiges qu’Il a faits pour les enfants d’Israël et s’annonce comme Roi Sauveur. Le Messie se profile à l’horizon. Balaq emmène cette fois Bil’am sur le mont du Péor c’est le troisième point d’observation spirituelle. Baal Péor était une des plus impures divinités de Canaan dont les pratiques sexuelles et occultes envoûtaient ses adeptes.

Une troisième fois, Bil’am fait construire sept autels et immole un taureau et un bélier sur chacun d’entre eux. N’ayant pas perdu un degré de son orgueil spirituel,  il déclame qu’il est l’homme clairvoyant qui entend le Verbe divin. Cette fois, il se tourne vers le désert comme pour faire un rappel accusateur des péchés commis dans le désert par les enfants d’Israël, notamment celui du Veau d’or, en rapport avec le culte à Baal Péor. Mais une fois de plus D.ieu l’empêche de maudire.

Au contraire, une magnifique déclaration est mise dans la bouche du sorcier :

מַה-טֹּבוּ אֹהָלֶיךָ יַעֲקֹב מִשְׁכְּנֹתֶיךָ יִשְׂרָאֵל

Qu’elles sont belles, tes tentes, Yaakov, tes demeures, Israël !

Nombres 24:7

D.ieu aime voir Son peuple étudier Sa Thora. Cette troisième prophétie se termine cette fois,  par la version non déformée de la bénédiction faite à Avraham :

Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira.

Genèse 12:3

A bout de nerfs, le roi de Moab demande à Bil’am de rentrer chez lui, mais avant de partir celui-ci, encore sous l’onction de D.ieu, lui adresse une parole de portée prophétique, grandiose annonçant la venue certaine du Messie glorieux et Sa victoire sur tous les fils impies de Seth, descendants d’Adam : [1]

Je le vois mais ce n’est pas maintenant. Je le contemple mais ce n’est pas de près. Un astre sort de Yaakov, un sceptre s’élève d’Israël. Il fracasse les tempes de Moab et le crâne de tous les fils de Seth. Nombres 24:17

Cette prophétie va clôturer les tentatives de malédiction des deux sorciers. Israël restera béni.
Malheureusement, alors que la malédiction sans cause n’a pas d’effet, un des « postes d’observation spirituels », révèlera une faille dans le peuple d’Israël. Cette faille entraînera la mort de 24000 hommes dans le camp. Bil’am, par son « mauvais œil », avait discerné comment amener le peuple à sortir de la protection divine : des jeunes femmes vouées au culte de Baal Péor sont envoyées  avec les paroles nécessaires pour faire chuter les témoins de D.ieu… La colère divine va se déclencher  cette fois contre Son peuple…  Mais dans Sa grâce Il Se conserve toujours un « reste », zélé pour le témoignage : Pin’has va reprendre le flambeau et purifier le peuple… 

Orah Sofer, Guide touristique licenciée
Guide certifiée à Ir David et à l’Institut du Temple
 (972) 054-207313
www.visiterisrael.com


[1]Meam Loez Nombres II p.183

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Une journée d’étude et de h’izouk pour vous Mesdames !

Posted on 17 juin 2013 by Administrateur

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Origines du Messie: l’Histoire a-t-elle un sens?

Posted on 17 juin 2013 by Administrateur

180px-Olea_europaea_004Étrange figure que celle du Messie historique! Etre fait de chair et de sang, il possède un arbre généalogique prestigieux. Effectivement, le mot «מָשִׁיחַ» («Mashia’h») veut dire: «Oint».La source biblique appelle de ce nom le prêtre qui sacrifie: «הַכֹּהֵן הַמָּשִׁיחַ» (Lev. 4, 3-16; 6, 15), ainsi que le roi Saül, dont sa fonction de «מְשִׁיחַ-ה’», «Messie de l’Eternel», appelle la crainte révérencielle du futur roi David:

«חָלִילָה לִּי מֵיְהוָה, אִם-אֶעֱשֶׂה אֶת-הַדָּבָר הַזֶּה לַאדֹנִי לִמְשִׁיחַ יְהוָה–לִשְׁלֹחַ יָדִי, בּוֹ: כִּי-מְשִׁיחַ יְהוָה, הוּא» (שמואל א’ כ”ד, ו’);

«Dieu me préserve d’agir ainsi envers mon souverain, de porter la main sur l’oint du Seigneur! Oui, il est l’oint du Seigneur.» (I Sam. 24, 6; etc.); Le roi David est également appelé «מָשִׁיחַ», «Mashia’h» (Ps. 84, 10; etc.). Effectivement Saül, aussi bien que David, ont tous deux reçu l’onction d’un prophète: le prophète Samuel, au nom de Dieu. Salomon, qui règnera après David, ne sera roi que par la volonté de son père. Le Messie est le fruit d’engendrements. Or en hébreu, un même mot désigne «l’Histoire» et «les engendrements»: le mot  «Toldot» (תוֹלְדוֹת).  Ce terme doit être compris en son sens biologique (pas seulement au niveau généalogique strict, car chaque être porte en lui une étincelle, un germe du Messie), mais également éthique: «Les véritables «générations» laissées par les justes sont constituées par leurs bonnes œuvres» (Bereshit Raba 30, 6). Or, le Messie, ultime maillon dans une chaîne d’engendrements, porte en lui un cosmopolitisme qui désarme d’emblée toute forme de racisme (il n’existe pas de race pure): ses ancêtres, dont Abraham, viennent de Mésopotamie et Lot est père de Moab, lui-même ancêtre de Ruth, arrière-grand-mère du roi David. Pourtant, cette figure de proue qu’est le Messie ne vient pas d’une dynastie de héros ni d’hommes de guerre réputés, mais plutôt d’une famille entachée de faiblesses et de fautes morales: le crime (שְׁפִיכוּת דָּמִים, shefikhout damim), les unions interdites (גִילוּי עֲרָיוֹת Guilouyei Arayot) et l’idolâtrie (עֲבוֹדָה זָרָה Avodah zarah). Malgré tout, la tradition hébraïque voit en le Messie, fils de David, un être d’exception.

 «מִי יִתֵּן טָהוֹר מִטָּמֵא?» (איוב י”ד, ד’);

«Qui donc pourrait tirer quelque chose de pur de ce qui est impur?» (Job 14, 4), demande Job. Qui peut donc arriver à tirer quelque chose de bon d’une humanité fourvoyée, dont le Messie porte les traces?  C’est l’enseignement du miel: le miel, que l’on peut manger, donc pur, vient d’un animal impur, impropre à la consommation: l’abeille, car il est fabriqué à partir du nectar des plantes, matière végétale brute. Ainsi, d’une dynastie aux antécédents problématiques, sort «נֵצֶר», «Netser, le rejeton», qui est bon. C’est l’enjeu et le défi du Messie, du roi oint d’Israël. Le Messie, «l’oint» (Machia’h, מָשִׁיחַ) est descendant de Jessé:

«וְיָצָא חֹטֶר, מִגֵּזַע יִשָׁי וְנֵצֶר מִשָּׁרָשָׁיו יִפְרֶה» (ישעיה י”ג, א’);

«Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton poussera de ses racines» (Isaïe 13, 1). Son histoire, son engendrement sont parsemés de nombreux obstacles et soubresauts: Lot, sauvé in-extremis de la destruction de Sodome et Gomorrhe par le mérite de son oncle Abraham, donne naissance à Moab de sa propre fille qui l’enivre (Gen. 19, 30-37), alors que l’inceste est dénoncé dans Lévitique (18, 1-6). De Moab naîtra Ruth, ancêtre de Jessé (Yshaï, יִשַׁי), fils d’Oved (עוֹבֵד), que Ruth la Moabite enfante à Boaz, de la tribu de Juda. Ruth (רוּת), veuve de Ma’hlon, fils d’Elimelech de Bethléem et de Naomi, tient à quitter sa famille et son pays natal pour suivre cette dernière jusqu’à Bethléem (1, 16-17) malgré les fermes dissuasions de Naomi (Ruth 1, 12). Naomi (נָעֹמִי) se charge d’éduquer Oved dès sa naissance (Ruth 4, 13-17). Plus tard, Laban, père de Rachel et Léa, trompe Jacob par ruse la nuit de ses noces en substituant l’aînée (Léa) à la cadette (Rachel). Enfin, Tamar (Gen. 38, 1-14) est désireuse de perpétuer le nom de son défunt mari, Er, par l’accomplissement de la loi du Lévirat (la veuve épousant le frère du défunt si le mariage est resté stérile Deut. 25, 5-6). L’échec du lévirat par Er, fils de Juda, la conduit à simuler une prostituée pour attirer Juda devenu veuf. De cette liaison léviratique accomplie par ruse, naîtront les jumeaux Zera’h et Perets. Ainsi, de Jessé naît David de la tribu de Juda qui, recevant l’huile d’onction versée par le juge et prophète Samuel, est désigné comme le futur successeur du roi Saül (I Sam. 16, 1-13). Or, David, l’ancêtre du messie, outrepasse deux interdits: il fait assassiner son officier Ouriah, le Héthéen (II Sam. 11, 15-17) après avoir commis l’adultère avec Bat-Sheva (Bethsabée), son épouse (II Sam. 11, 2-5). En fait, il ressort de l’histoire du Messie attendu que l’histoire biblique n’est pas écrite comme une suite chronologique objective de faits. Du point de vue de la tradition hébraïque, cette histoire n’est pas linéaire mais est mue par un incessant mouvement  de spiritualisation, d’introspection et de retour sur soi. «C’est cela que veut dire pour nous le terme de spirituel: la référence au transcendant dans notre existence, l’orientation de l’ici vers l’au-delà…Il est impossible de saisir l’esprit lui-même. L’esprit est une direction, une orientation de toutes choses vers Dieu: un théotropisme»[1].

Dans un prochain post, nous verrons comment la tradition hébraïque perçoit la venue du Messie et sa mission dans l’Histoire des hommes. 

Je vous propos de regarder le document “En attendant le messie” de David Saada (écrivain) sur  le site Akadem.

Haïm Ouizemann

Haimo@eteachergroup.com

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Paracha de la semaine : Kora’h

Posted on 06 juin 2013 by Administrateur

Le  3 Tamouz 5754 résonne dans notre esprit comme un jour fort qui ne laisse personne insensible. C’est le jour où le Rabbi nous a quittés physiquement, il y a 19 ans. Un jour que l’esprit ne parvient pas à appréhender, une Hiloula différente de la Hiloula de tous les autres Tsadikim, parce que le septième Rabbi et la septième génération de ‘Habad n’ont pas achevé leur mission …
La  paracha de la semaine nous raconte que Kora’h et son assemblée sont venus avec plusieurs arguments afin de soulever une révolte et contrer Moché Rabbénou. Le Midrach raconte qu’un argument était ‘est-ce qu’une maison pleine de livres de Torah est soumise à l’obligation d’avoir des mézouza à ses portes’ quel est le rapport entre cet argument et la prêtrise que contestait Korah’.

קֹרַח

Kora’h

 Nombres 16:1-18: fin, La révolte de Kora’h, la verge d’Aaron, les droits des Cohanim et des Lévites

Haphtara: I Samuel 11:14-12:22 : choix d’un roi 

      Et Coré קֹרַח, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, s’éleva dans son esprit, et Dathan et Abiram, fils d’Eliab, et On, fils de Péleth, qui étaient fils de Ruben… Nombres 16:1

Qu’est-ce qui a bien pu susciter une telle révolte ? Certains situent cet épisode avant le péché des explorateurs, après celui de Myriam, et d’autres avant.

Arrivés au désert de Paran, « ce grand et affreux désert, où il y a des serpents brûlants et des scorpions, dans des lieux arides et sans eau… »[1] après avoir été brûlés par le feu à Tabhéra[2], et après le verdict faisant suite au péché des explorateurs, le murmure et le refus d’accepter la correction s’installent. La rébellion et le blasphème éclatent, le bien et le mal sont mélangés :

Est–ce peu de chose que tu nous aies fait monter hors d’un pays ruisselant de lait et de miel, pour nous faire mourir dans le désert, que tu te fasses absolument dominateur sur nous ? Certes tu ne nous as pas introduits dans un pays ruisselant de lait et de miel, et tu ne nous as pas donné un héritage de champs et de vignes ! Veux–tu crever les yeux de ces gens ? Nous ne monterons pas. Nombres 16:13-14

Le refus de reconnaître ses torts, et accepter de plein gré la correction, peut conduire à un état pire : celui d’intervertir la terre de l’exil avec celle des bénédictions.

Nous trouvons dans cette révolte trois meneurs : Qora’h, Dathan et Aviram. Ces trois chefs sont originaires des tribus de Lévi et de Ruben, tribus qui avaient toujours été liés à la direction de la nation : Ruben, en vertu de son droit d’aînesse et Lévi de par sa prêtrise. Suite à sa faute, Ruben, qui était monté sur la couche de son père Yaakov, perdit son droit d’aînesse en tant que premier né. Les Lévites, suite au péché du Veau d’or, avaient été choisis à la place des premiers nés : Et l’Eternel parla à Moshé, disant,  Et moi, voici, j’ai pris les Lévites du milieu des fils d’Israël, à la place de tout premier–né d’entre les fils d’Israël qui ouvre la matrice ; et les Lévites seront à moi. Nombres 3:11-12

La sacrificature royale fût donnée à Aaron. Qora’h, cousin de celui-ci, en éprouvait de la jalousie.

De quelle nature était la contestation en fait ? Nous allons voir qu’en dépit des noms associés de Qora’h, Dathan et Aviram, leurs revendications étaient différentes.

Un premier groupe constitué de Qora’h et de 250 hommes viennent devant Moshé et Aaron :

Et ils s’attroupèrent contre Moshé et contre Aaron, et leur dirent, C’en est assez ! Car toute l’assemblée, eux tous sont saints, et l’Eternel est au milieu d’eux ; et pourquoi vous élevez–vous au–dessus de la congrégation de l’Eternel ? Et Moshé l’entendit, et tomba sur sa face ; et il parla à Coré et à toute son assemblée, disant, Demain, l’Eternel fera connaître qui est à lui, et qui est saint, et il le fera approcher de lui ; et celui qu’il a choisi, il le fera approcher de lui.  Faites ceci, Prenez des encensoirs, Coré et toute son assemblée ; et demain, mettez–y du feu et placez de l’encens dessus, devant l’Eternel ; et il arrivera que l’homme que l’Éternel aura choisi, celui–là sera saint. C’en est assez, fils de Lévi ! Nombres 16:3-7 

Dathan et Aviram étaient de la tribu de Ruben, non pas de Lévi, Moshé s’adresse à Qora’h, nous retrouverons Dathan et Aviram plus loin dans un autre endroit du campement. En examinant le test que Moshé veut faire subir à Qora’h (celui d’offrir l’encens devant HaShem), nous comprenons qu’il s’agit en fait de savoir qui a le droit de s’approcher de D.ieu.

En effet, Qora’h contestait la première place devant l’Eternel. Il convoitait, peut-être mû par un réel désir de servir D.ieu d’ailleurs, mais selon ses propres voies, la place d’Aaron, le grand sacrificateur :

Est–ce peu de chose pour vous que le Dieu d’Israël vous ait séparés de l’assemblée d’Israël, en vous faisant approcher de lui pour faire le service du tabernacle de l’Eternel, et pour vous tenir devant l’assemblée afin de la servir, –qu’il t’ait fait approcher, toi et tous tes frères, les fils de Lévi, avec toi, …que vous recherchiez aussi la sacrificature ?  C’est pourquoi, toi et toute ton assemblée, vous vous êtes rassemblés contre l’Eternel ; et Aaron, qui est–il, que vous murmuriez contre lui ? Nombres 16:9-10

D’après Qora’h tous les enfants d’Israël étaient« saints » et pouvaient donc s’approcher de l’Eternel.

A quel moment et par qui l’encens était-il offert ? Par le Cohen Gadol, le grand sacrificateur dans le Saint des saints à Yom Kippour pour le pardon des péchés du peuple :

Et Aaron présentera le taureau du sacrifice pour le péché, qui est pour lui–même, et fera propitiation pour lui–même et pour sa maison ; et il égorgera le taureau du sacrifice pour le péché, qui est pour lui–même ;  puis il prendra plein un encensoir de charbons de feu, de dessus l’autel qui est devant l’Eternel, et plein ses paumes d’encens de drogues odoriférantes pulvérisées, et il les apportera au dedans du voile ;  et il mettra l’encens sur le feu, devant l’Eternel, pour que la nuée de l’encens couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, afin qu’il ne meure pas. Lévitique 16:11-13

C’était une prérogative réservée au Cohen Gadol. Qora’h avait-il oublié l’histoire de Nadav et Avihou qui avaient offert un feu étranger devant l’Eternel ? Qora’h visait la position de Cohen Gadol en attaquant Aaron !

Moshé, va se jeter à terre, entrevoyant prophétiquement les conséquences terribles de cet acte d’orgueil et de rébellion.

Mais il y avait plus encore.  Ce n’était pas seulement l’onction et l’autorité de Grand prêtre qui était contestée, mais comme la suite de l’histoire l’enseigne, celle de La Parole de D.ieu et l’onction de roi au travers de Moshé.

Un deuxième groupe entre en action, celui de Dathan et Aviram qui sont dans un autre endroit du campement (dans la tribu de Ruben) et dont il n’est pas du tout dans l’intention de passer le test de l’encens :

Et Moshé envoya appeler Dathan et Abiram, fils d’Eliab ; mais ils dirent, Nous ne monterons pas. Nombres 16:12

Cette fois ce n’est pas la sacrificature d’Aaron qu’ils rejettent, mais l’autorité de Moshé :

Est–ce peu de chose que tu nous aies fait monter hors d’un pays ruisselant de lait et de miel, pour nous faire mourir dans le désert, que tu te fasses absolument dominateur, tistarer, du mot sar, prince תִשְׂתָּרֵר, sur nous ? Nombres 16:13

Puis la promesse de la Terre Promise est bafouée, le doute est instillé, faisant écho au persiflage diabolique dans le Gan Eden :

Certes tu ne nous as pas introduits dans un pays ruisselant de lait et de miel, et tu ne nous as pas donné un héritage de champs et de vignes ! Veux–tu crever les yeux de ces gens ? Nous ne monterons pas.

 Nombres 16:14

Moshé avait reçu l’onction de roi, chargé de conduire le peuple d’Israël en Terre Promise, et il représentait la Thora, la Parole de D.ieu :

Moshé nous a commandé une Thora, héritage de la congrégation de Jacob ; et il a été roi en Jeshurun, quand les chefs du peuple se réunirent ensemble avec les tribus d’Israël. Deutéronome 33:4-5

La colère divine se manifesta devant cette double usurpation. La terre s’ouvrit, engloutissant ceux qui contestaient l’autorité divine, et le feu purificateur consuma ceux qui convoitaient la sacrificature. Qora’h quant à lui, initiateur des deux groupes, aurait reçu les deux châtiments, à la fois consumé et avalé.

Le peuple va continuer à murmurer et le rôle d’Aaron va prendre de nouveau toute son importance aux yeux de tous. Il prendra l’encensoir et s’interposera littéralement entre les morts et les vivants. Quatorze mille sept cents morts de plus… Un lourd prix à payer pour un manque de foi.

Le chapitre 17 nous confirme le choix de D.ieu avec l’épisode de la verge d’Aaron. Le Midrash nous donne une indication intéressante sur cette verge, signe de l’autorité du Messie. Ce bâton serait celui qu’emporta Yéhouda, celui que prit Moshé en Egypte, celui avec lequel Aaron opéra des miracles devant Pharaon, enfin celui avec lequel David partit combattre Goliath. Il demeura en la possession des rois jusqu’à la destruction du Temple et réapparaîtra dans les mains du Messie à la fin des temps.

Le sceptre ne se retirera point de Yéhouda, ni un législateur d’entre ses pieds, jusqu’à ce que Shilo vienne ; et à lui sera l’obéissance des peuples. Genèse 49:10

La mission éminemment sainte de Moshé, consistant à approcher pour nous le D.ieu de sainteté, est mise en évidence par le mot amande, cheked, שקד qui inverti, donne le mot kadoch, קדש. Aucune portion de territoire n’était accordée aux serviteurs de l’Eternel, les Lévites,  car Le servir devait être la source ultime de bénédictions et un témoignage aux yeux du monde.

De 33:10 Ils enseigneront tes ordonnances à Yaakov et ta Thora à Israël ; ils mettront l’encens sous tes narines et l’holocauste sur ton autel.

Qui est riche : celui qui se satisfait de son lot. Avot 4 

Orah Sofer, Guide touristique licenciée  certifiée à Ir David et à l’Institut du Temple
(972) 054-207313
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[1] Deutéronome 8:15

[2] Nombres 11:1-3

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L’association CCF 770 vous invite a passer une super soirée pour Guimel Tamouz

Posted on 06 juin 2013 by Administrateur

guimeltamouz

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Hiloula du rav Mordehai Eliyahou à Netanya !

Posted on 30 mai 2013 by Administrateur

hilloula du rav Mordehai Eliyahou

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Mitsva Minute : Prélever la Hallah !

Posted on 30 mai 2013 by Administrateur

halotJe parie que vous pensiez que‘hallah désigne les deux pains tressés consommés lors des repas de Chabbat. C’est vrai. Mais principalement, la ‘hallah est le petit morceau de pâte que l’on arrache et que l’on brûle avant de cuire le pain.

À l’origine, la pâte était donnée à un Kohen, un descendant d’Aharon qui servait dans le Temple. Dans les temps messianiques, nous restaurerons cette pratique. En attendant, nous devons brûler cette ‘hallah avant de pouvoir consommer le pain duquel elle a été prélevée.

Prélever la ‘hallah nous enseigne que tout ce qui nous est donné n’est pas seulement pour nous. Si nous jouissons de sagesse, de richesse ou d’une bonne santé, notre première démarche est de les consacrer à des fins divines.

Les femmes juives préfèrent traditionnellement préparer leur propre‘hallah pour ChabbatLes femmes juives préfèrent traditionnellement préparer leur propre ‘hallah pour Chabbat plutôt que de l’acheter dans une boulangerie. C’est une mitsva, alors pourquoi y renoncer ? C’est aussi une forme très féminine de mitsva, qui nourrit les corps et les âmes de la famille et des invités.

Quoi :

La ‘hallah est prélevée sur une pâte de blé, de seigle, d’orge, d’avoine ou d’épeautre qui comporte au moins 1,666 kg de farine. Si vous utilisez moins que cela mais quand même plus de 1,230 kg, prélevez la ‘hallah mais ne récitez pas la bénédiction.

Le liquide que vous mélangez avec la farine doit être essentiellement de l’eau. Si ce n’est pas le cas, ajoutez une goutte d’eau à votre mélange et prélevez la‘hallah sans réciter la bénédiction.

Pour les gâteaux et les biscuits, il faut parfois prélever la ‘hallah également s’il s’agit d’une pâte dure.

Comment :

Après avoir pétri la pâte, avant de lui donner la forme du pain, placez-en l’intégralité dans un seul récipient et dite :

Baroukh ata Ado-naï Élo-hénou melekh haolam, achère kidéchanou bemitsvotav vétsivanou lehafrich ‘hallah.

Béni sois-Tu, Éternel, notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a commandé de séparer la ‘hallah.

Séparez un petit morceau (approximativement le volume d’une grosse olive) et dites : « C’est la ‘hallah. »

Enveloppez la ‘hallah dans du papier aluminium et placez-la dans le gril ou le four vide, ou brûlez-la par toute autre méthode.

http://www.fr.chabad.org

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Paracha de la semaine : Chela’h Lekha

Posted on 30 mai 2013 by Administrateur

שְׁלַח-לְךָ

Chela’h Lekha

 Nombres 13:1-15:fin : Les explorateurs ; rappel des sacrifices, port des tsitsit

Haphtara: Josué 2 : les deux espions

       Et l’Eternel parla à Moshé, disant, Envoie pour toi, chela’h lekha, שְׁלַח-לְךָ  des hommes, et ils reconnaîtront le pays de Canaan que je donne aux fils d’Israël ; vous enverrez un homme pour chaque tribu de ses pères, tous des princes parmi eux. Nombres 13:1 (13–2)

Les voilà sur le point d’entrer en Terre Promise. Moshé envoie douze hommes pour partir espionner la terre de Canaan. Bien qu’il soit communément fait référence à ces douze envoyés en tant qu’espions, nous allons voir qu’en fait leur exploration n’était pas faite dans un but militaire mais plutôt dans un but spirituel: celui d’aller sonder les profondeurs du Pays promis.

Si nous comparons cette portion de la Thora avec la Haphtara qui lui est reliée (Josué 2), où il est également fait référence à l’envoi d’espions, nous voyons une différence entre ces deux missions.

Les espions de Moshé étaient au nombre de douze, tous nommés expressément, envoyés à la vue de tout le peuple. Ceux de Josué n’étaient que deux, et leurs noms ne nous sont pas connus, ils étaient envoyés secrètement. (Josué 2:1)

Les douze espions revinrent en portant des fruits énormes, ce qui n’est pas forcément une façon discrète de circuler, et ils rendirent leur rapport devant le peuple tout entier, alors que ceux de Josué firent leur rapport discrètement à Josué uniquement. (Josué 2:23)

Les deux espions de Josué étaient de vrais espions, envoyés pour observer les points faibles des ennemis dans le but d’attaquer le pays pour le conquérir. Les douze envoyés de Moshé avaient une mission différente : celle de sonder, latour en hébreu, véyatourou וְיָתֻרוּ le pays et de voir si il était digne d’être conquis.
Et l’Eternel parla à Moshé, disant, Envoie pour toi, chelah’ lekha, שְׁלַח-לְךָ  des hommes, et ils reconnaîtront,  véyatourou וְיָתֻרוּ le pays de Canaan que je donne aux fils d’Israël ; vous enverrez un homme pour chaque tribu de ses pères, tous des princes parmi eux. Nombres 13:1 (13–2)

Ce mot signifie aussi observer, chercher, partir en reconnaissance, examiner, suivre, montrer la bonne voie.

L’exploration des douze hommes portait sur la nature du pays et de ses habitants (Nombres 13:17-20) ; il fallait déterminer s’il était bon ou mauvais, si son sol était fertile, s’il possédait des arbres,  si son peuple était fort et si les villes étaient fortifiées ou pas.

Pourquoi les espions se posaient-ils ces questions ? Le pays que leur avait promis l’Eternel n’était-il pas assez bon ?

En effet, le titre même de la Paracha nous révèle l’état de cœur du peuple : Chela’h lekha, שְׁלַח-לְךָ : littéralement envoie pour toi-même.

Ces mots trouvèrent leur écho dans le cœur de Moshé lui rappelant les mots que D.ieu avait donnés à Avraham des siècles auparavant alors qu’il s’apprêtait à quitter sa patrie pour partir vers la Terre Promise :

Et l’Eternel avait dit à Avram, Va–t’en de ton pays, lekh lekha לֶךְ-לְךָ et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Genèse 12:1

Avraham était aussi parti « chercher pour lui-même » ce pays de la Promesse, mais à la différence des espions, Avraham crut et par sa foi, devint source de bénédictions pour toutes les familles de la terre.

En route pour une mission prophétique, il avait été appelé par D.ieu pour faire connaître Son Nom dans un monde profondément païen et occulte. Son rôle était de poser les bases de la nation juive.

Avraham avait réussi sa mission et avait contemplé de loin la cité parfaite, Jérusalem. Mais les explorateurs, envoyés pour une sainte mission, faillirent à leur tâche, et entraînèrent le peuple dans une errance de 40 années.

Le mot hébreu pour espion est meragel, מרגל. Le mot saint, kadoch קדוש a une valeur numérique de 410. La façon la plus simple d’écrire 410 en lettres hébreu est d’utiliser le tav ת (400) et le youd י (10). Quand on ajoute les lettres tav et youd au mot meragel, espion, on obtient un nouveau mot : margalit מרגלית. Ce mot signifie : perle.

Ces « espions », les représentants des Tribus d’Israël, devaient être semblables à des perles parties à la recherche d’une autre perle : celle du Royaume de D.ieu. Mais, ayant refusé la mission, ils furent entraînés par leur péché d’incrédulité. Ils souillèrent la Terre promise par l’exagération et la médisance qu’ils proférèrent à son encontre :

« C’est une terre où coulent le lait et le miel MAIS c’est une terre qui dévore ses habitants » :

Et ils décrièrent devant les fils d’Israël le pays qu’ils avaient reconnu, disant, Le pays par lequel nous avons passé pour le reconnaître est un pays qui dévore ses habitants, et tout le peuple que nous y avons vu est de haute stature. Nombres 13:32  (13–33)

Et pourquoi l’Eternel nous fait–il venir dans ce pays, pour y tomber par l’épée, pour que nos femmes et nos petits enfants deviennent une proie ? Ne serait–il pas bon pour nous de retourner en Egypte ? Et ils se dirent l’un à l’autre, Etablissons un chef, et retournons en Egypte.

Nombres 14:3-4

Le peuple rejeta en bloc sa vocation ce jour-là, et la rébellion éclata dans le camp. Ils furent condamnés à errer 40 ans, une année pour chaque jour de rébellion.

La tradition juive donne pour date de ce mauvais rapport, le 9 du mois de Av, Ticha Bé’av 1312.

Ce jour restera un jour de deuil pour le peuple juif dans son histoire et de nombreux évènements se produiront ce même jour, rappelant au peuple juif la terrible conséquence de leur refus à rentrer dans l’héritage promis afin de glorifier Son Nom.

Le 9 Av :

-         Nabuchodonosor détruisit le premier Temple, des milliers de juifs furent massacrés et les autres exilés (586 av).

-         Titus, l’empereur romain, détruisit le second Temple. Deux millions de juifs furent massacrés et un million exilés (70 av).

-         L’empereur romain Hadrien écrasa la révolte de Bar Kochba et la ville de Bétar fut prise, des milliers de juifs furent massacrés (135 après).

-         Le général romain Turnus rasa le Temple et ses environs et rebaptisa Jérusalem Aelia Capitolina, les juifs y furent interdis d’accès.

-         La première croisade fut déclarée par le pape Urbain II. Des dizaines de communautés juives furent décimées.

-         Suite à l’inquisition espagnole, les juifs furent expulsés le 9 Av 1492. Christophe Colomb, probablement juif, prit la mer pour le Nouveau Monde en ce jour.

-         La première Guerre mondiale éclata le 9 Av, suite à la déclaration de guerre de la Russie à l’Allemagne, posant les bases de la seconde Guerre mondiale et de la Shoah résultant au massacre de plusieurs millions de juifs.

-         La déportation des juifs du ghetto de Varsovie débuta aussi un 9 Av.

Triste constat de l’incrédulité du peuple…

D.ieu avait préparé un lieu de repos pour Son peuple, et nous retrouvons ce concept dans la Paracha de la semaine dernière :

Et ils partirent de la montagne de l’Eternel, le chemin de trois jours ; et l’arche de l’alliance de l’Eternel alla devant eux, le chemin de trois jours, pour leur chercher, latour  לָתוּר un lieu de repos. Nombres 10:33

Nous retrouvons le mot latour du début de notre Paracha, D.ieu avait prévu de mener Son peuple vers Son repos. Mais le temps n’était pas encore venu et ils ne purent y entrer à cause de leur incrédulité qui les mena à la médisance, au mensonge devant la réalité des géants, et à la rébellion.

Car tous ces hommes qui ont vu ma gloire, et mes signes, que j’ai faits en Egypte et dans le désert, et qui m’ont tenté ces dix fois, et qui n’ont pas écouté ma voix ; s’ils voient le pays que j’avais promis par serment à leurs pères ! Aucun de ceux qui m’ont méprisé ne le verra.

Nombres 14:22-23

Le chapitre 15 nous parle des péchés commis par erreur et des sacrifices à apporter. Un seul péché n’était pas pardonné, c’était celui commis avec la volonté délibérée de profaner le Nom de D.ieu, de se détourner volontairement de Lui :

Mais l’âme qui aura péché par fierté, la main levée contre D.ieu, tant l’Israélite de naissance que l’étranger, elle a outragé l’Eternel, cette âme sera retranchée du milieu de son peuple, car elle a méprisé la parole de l’Eternel, et elle a enfreint son commandement, cette âme sera certainement retranchée ; son iniquité est sur elle.  Et comme les fils d’Israël étaient au désert, ils trouvèrent un homme qui ramassait du bois le jour du sabbat. Nombres 15:30-32

Et toute l’assemblée le mena hors du camp, et ils le lapidèrent avec des pierres, et il mourut, comme l’Eternel l’avait commandé à Moshé.

Nombres 15:36

Enfin, le chapitre se termine par le commandement de surveiller nos yeux et nos cœurs par le port des tsitsit :

Parle aux fils d’Israël, et dis–leur qu’ils se fassent, en leurs générations, une houppe aux coins de leurs vêtements, et qu’ils mettent à la houppe du coin un cordon de bleu.  Et elle sera pour vous une houppe, tsitsit צִיצִת ; et vous la verrez, et il vous souviendra de tous les commandements de l’Eternel, afin que vous les fassiez, et que vous ne recherchiez, vélo tatourou וְלֹא-תָתוּרוּ  pas les pensées de votre cœur, ni les désirs de vos yeux, après lesquels vous vous prostituez ; afin que vous vous souveniez de tous mes commandements, et que vous les fassiez, et que vous soyez saints, consacrés à votre Dieu.  Moi, je suis l’Eternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Egypte pour être votre Dieu. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu. Nombres 15:38-41

De nouveau, le mot du début de notre Paracha est repris, le verbe latour, explorer, suivre…et cette fois HaShem nous met en garde de ne pas nous tromper de cible dans notre recherche. Il est question de chercher le Royaume d’En-Haut. Nous devons garder notre cœur, de qui sont les issues, les résultats de notre vie :

Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie. Proverbes 4:23

Afin de pouvoir vivre pleinement  en Terre Promise, explorer tous ses trésors, manger de ses fruits succulents et jouir de Son repos, Il nous a donné la clé : la Thora :

Mon fils, n’oublie pas Ma Thora, et que ton cœur garde mes commandements, mitsvotaï. Proverbes 3:1

 Orah Sofer, Guide touristique licenciée 

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Les recommandations de la Thora pour préserver sa santé !

Posted on 26 mai 2013 by Administrateur

 

Une conférence sera donnée par M. Rahamim Dahan sur les recommandations qui figurent dans la Thora pour préserver sa santé

 

dimanche 2 juin à 19h45 précises

au Matnass Safra situé à Youd Beth

Entrée libre.

rav DAHAN

בס »ד

UNE VIE SAINE selon la Halakha*

Extraits de lettres

Recommandation de Jacob Chani, cardiologue de renommée mondiale

Centre Médical Maimonide Brooklyn New York

«Le coeur, les veines, les artères et le sang qu’ils contiennent doivent être considérés comme le point de départ, la source et la base de tout ce qui concerne le corps et le moteur principal de la vie».

William Harvey, 1628Warden, Merton College Oxford.

De nos jours, les maladies cardiovasculaires sont la cause principale d’invalidités et de mortalité qui frappent les populations des pays industrialisés. Aux ֹÉtats-Unis, les maladies cardio-vasculaires sont déjà responsables de près d’un million de cas de décès par an, beaucoup plus de la moitié de tous les autres cas de mortalité, et presque cinq millions de personnes qui souffrent de maladies cardio-vasculaires sont hospitalisées chaque année. Bien que nous ayons beaucoup appris au sujet de ces maladies et que dans les dix dernières années ces maladies n’aient cessé de régresser, elles constituent toujours un problème majeur. Il y a énormément de facteurs responsables des maladies cardio-vasculaires mais tout le monde s’accorde à dire que le mode de vie joue un rôle capital. La prévention de la maladie est le but essentiel et primordial dont la responsabilité incombe à tout patient et à tout médecin.

De même que le mode de vie peut constituer une bonne prévention des maladies cardio-vasculaires, il peut contribuer à la prévention d’autres maladies.

Le livre du Rabbin Is’hayek représente un programme unique qui enseigne comment mener une vie saine. Ce n’est pas un manuel de médecine, c’est un livre très facile à lire et à comprendre qui expose à l’aide de principes très simples omment mener une vie saine et heureuse.

Le Rabbin Is’hayek n’est ni médecin ni homme de science, mais il parvient à choisir et à décrire les principes essentiels d’une alimentation et d’une digestion saines ainsi que les principes essentiels d’un comportement sain. Il le fait avec force détails et de telle sorte qu’il est facile de les mettre en application.

Le Rabbin Is’hayek est un sage. Il réussit à combiner la sagesse des anciens comme les théories du Rambam (Maimonide) avec les principes d’alimentation édictés par la loi juive en même temps que les sources scientifiques les plus modernes et la médecine basée sur des preuves. Des écrits récemment publiés au Japon confirment ce que le Rabbin Is’hayek conseille depuis plusieurs années, entre autres que les personnes qui mangent lentement et qui se soumettent aux principes décrits dans ce livre ont tendance à prendre moins de poids et à jouir d’une meilleure santé.

Le rabbin Is’hayek est un homme d’une grande sagesse et un excellent observateur de l’humanité. Sa compréhension, ses connaissances et sa sagesse apparaissent clairement dans ce livre.

En tant que médecin, j’en ai apprécié la lecture et, en fait, je m’efforce d’appliquer les principes qu’il préconise dans son livre.

Je l’ai recommandé à ma famille, à mes amis ainsi qu’à mes patients. Je pense que toute personne qui appliquera les principes exposés dans ce livre concernant l’alimentation, la consommation d’eau et le comportement général pourra jouir d’une vie, plus longue et plus saine.

Jacob Shani, MD, FACP, FACC, FSCAI

Président de l’Institut de Cardiologie. Directeur du Service de Cardiologie. Maladies Cardiovasculaires des Adultes. Responsable d’Internat de Chirurgie. Cardiaque Professeur de Médecine éֹcole de Médecine Mt Sinaï. Professeur en Chirurgie Cardiaque.

Université de Rome, Italie.

Recommandations rabbiniquesבס »ד

Rav Yé’hia BENCHETRIT, Epinay-sur-Seine, France

Chers amis,

Je viens ici apporter mon soutien à la diffusion du livre «Une vie saine selon la Halakha» du Rav Yé’hezkel

IS’HAYEK dans sa version française. Aujourd’hui, chacun d’entre nous cherche à améliorer sa santé et son bien-être par les voies les plus proches de la nature.

Malheureusement il existe trop peu d’ouvrages qui comblent ce manque selon l’esprit de la Tora et de nos sages. Le livre du Rav Yé’hezkel IS’HAYEK remplitparfaitement cette fonction et sera un véritable programme d’accompagnement pour tous les instants de la journée. Les règles d’hygiène et de santé y sont rapportées de manière claire et professionnelle. Ce livre témoigne d’un travail d’une grande minutie.

Je souhaite beaucoup de succès à cet ouvrage. Qu’il apporte la santé et le rétablissement au plus grand nombre en jouant le rôle d’assistant de notre Médecin attitré dans le Ciel comme dit le verset : «car Moi l’Éֹternel je te soignerai» (Exode 15, 26). Qu’il soit une occasion d’approfondissement pour les plus avancés et accompagne dans leur démarche sincère les plus débutants.

Yé’hia BENCHETRIT בס »ד

Daniel ABDELHAK - Rabbin de la synagogue - Ohaley Ya’acov Paris 19 ème

Le roi Salomon dans sa sagesse affirme : «Celui qui garde sa bouche et sa langue se garde de tourments» (Proverbes 21, 23).

Le Rambam (Maïmonide : 1135-1204) commente ainsi ce verset en faisant allusion : d’une part au «savoir se nourrir» aussi bien qualitativement que quantitativement (celui qui garde sa bouche), d’autre part à la nécessité de s’abstenir de proférer du lachone ha-ra’ (la médisance : celui qui garde sa langue).

Il conclut par une phrase convaincante et persuasive :

«Je me porte garant que, tout celui qui suivra les règles que nous avons prescrites, ne tombera jamais malade». Une telle affirmation venant de la part de Rambam, qui, outre sa grandeur en Tora, maîtrisait également le domaine de la science médicale, ne peut que stimuler notre intérêt à la question.

Ce livre a trouvé un écho favorable auprès de milliers d’Israéliens. Il a reçu également des recommandations aussi bien dans le milieu des Rabbanim que dans le milieu médical (éminents cardiologues et diététiciens).

Monsieur Rahamim DAHAN mérite donc nos encouragements et remerciements pour avoir fait traduire ce livre extraordinaire du Rav Yé’heskiel IS’HAYEK.

Je souhaite à ce livre un grand succès autant que les précédents, édités par Rahamim DAHAN, et qui sont toujours à un prix raisonnable.

Que toutes les bénédictions de la Tora l’accompagnent lui et sa famille – AMEN – 

Mévorah ZERBIB

Rabbin de la communauté Kédouchat Lévi Paris et chroniqueur sur Radio J.

Mon ami Rahamim DAHAN qui est un ancien de notre communauté avant de faire son alya me sollicite pour lui exprimer ma bérakha, mon soutien et mes encouragements à l’occasion de la sortie de son nouveau livre «UNE VIE SAINE SELON LA HALAKHA» du Rav Yé’heskiel IS’HAYEK, je les lui adresse comme pour les livres précédents avec plaisir. En effet cela fait plusieurs années qu’il se dévoue corps et âme, abandonnant son activité professionnelle initiale, afin de mettre à la portée du public francophone des ouvrages qui portent sur la Tora, la science et le monde qui ont eu un succès retentissant auprès de nos frères et nos soeurs israéliens et cela en conservant la version hébraïque dans le même volume pour garder le lien avec la langue sainte, le tout pour quelques «heureux» (comprenez euros) suivant son expression !

Aujourd’hui, il nous propose dans ce livre le thème de la santé. En tant que rabbin de communauté je dois dire que les bénédictions les plus demandées quand une personne monte à la Tora, ou à l’occasion de la sortie de la Tora ou dans  d’autres occasions, sont les bénédictions pour la guérison.

D’ailleurs à l’occasion des voeux de Roch Hachana on entend souvent que la santé est la priorité de nombre de personne, car les soucis que la maladie génère, comme ceux liés à la parnassa sont en mesure d’abattre les hommes les plus forts, en les empêchant de penser, d’agir ou d’étudier.

Mais la santé comprend tous les besoins fondamentaux de la personne que ce soit dans le domaine affectif, sanitaire, nutritionnel, social, culturel ou spirituel, depuis l’embryon jusqu’aux personnes âgées.

Les sages nous enseignent que l’homme est constitué de 248 membres qui correspondent aux 248 commandements positifs et de 365 nerfs qui correspondent aux 365 interdits de la Thora comme pour nous signifier une corrélation entre la santé et la sainteté.

Mais il ne faut pas se méprendre, nous ne réalisons pas les mitsvot pour être en bonne santé et les règles de la torah ne sont pas des règles de prophylaxie.

Toutefois en marge des mitsvot il existe une multitude de conseils et de recommandations en accord avec la halakha, ainsi des grands maitres comme le Rambam, lui-même médecin, nous ont confié des conseils précieux. Certes il existe un débat sur la question et certains soutiennent que «les natures» ont changé mais ce n’est pas le lieu ici de développer ce sujet. De plus la proximité de l’auteur de ce livre auprès d’une sommité rabbinique comme le Rav CHAKH consulté par des milliers de personnes de par le monde et lui-même un exemple vivant, par sa longévité, donne à ce recueil un panache éblouissant.

Je me range par ces propos dans le sillage de nos maitres qui, dans leurs approbations, ne rentrent pas dans le contenu des ouvrages, nécessitant une étude minutieuse, mais sur la qualité de leurs auteurs.

Un recueil d’hygiène de vie d’après la Tora et la médecine moderne : voilà un programme alléchant.

C’est d’ailleurs une lecture possible du début de la paracha de Béréchit : Béréchit bara Eloqim se traduit «au  commencement D’ créa» peut se lire (Béréchit) au début, (bara) il faut la santé (bara pouvant venir de la même racine que briout la santé). Qu’Hachem envoie une guérison complète à tous les malades et qu’Il maintienne une bonne santé à toutes les personnes bien portantes.

Je pense que Rahamim DAHAN est tout désigné pour participer à ce beau projet car ha-réfoua qui veut dire la guérison, plus le collel (méthode classique chez les kabbalistes qui manipulent les guématriot, la valeur numérique des lettres) vaut 298 qui est égale à Rahamim ! 28 ème jour du ‘omer veille de pessah shéni et de la hilloula de Rabbi Meir ba’al ha-ness 5769

Mévorah ZERBIB

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