Après les fêtes de Tichri, les enfants olim reprennent le chemin de l’école en Israël. Pour ceux qui arrivent de France, l’adaptation passe aussi par l’apprentissage d’un nouvel hébreu : celui des cours, des consignes et des textes. Deux enseignantes franco-israéliennes partagent leurs conseils. Dor Hadash propose aux jeunes de commencer cet apprentissage avant leur Alya.
La rentrée scolaire israélienne peut bousculer les habitudes des familles venues de France. Les rythmes de la journée, la place des devoirs et, surtout, la langue sont autant de nouveaux repères à trouver. Pour les enfants, maîtriser l’hébreu du quotidien ne suffit pas toujours à suivre les cours : comprendre un texte, enrichir son vocabulaire ou rédiger une réponse demande un apprentissage plus approfondi.
Les professionnels qui accompagnent des lycéens olim dans leur apprentissage de l’hébreu insistent sur l’importance de la préparation. « Il ne faut pas arriver avec seulement trois mots en poche ». Les élèves qui peuvent suivre des cours à distance avant leur arrivée, commencent mieux l année scolaire.
Anael Peretz, ancienne professeure des écoles à Paris, enseigne aujourd’hui à l’école Ariel de Raanana auprès de petits groupes d’enfants rencontrant des difficultés d’apprentissage. Elle observe que l’intégration linguistique peut prendre davantage de temps dans les villes où les francophones sont nombreux. Les enfants se retrouvent souvent entre eux pendant la récréation et au tsaharon, l’accueil périscolaire de l’après-midi. Ils progressent alors dans la langue de la vie courante, mais peuvent manquer du vocabulaire nécessaire pour comprendre les textes et les enseignements.
« On pense parfois que l’enfant a des difficultés d’apprentissage, alors qu’il s’agit simplement d’un manque de vocabulaire », explique-t-elle. Pour aider les jeunes, elle conseille aux parents de raconter des histoires, de mettre la télévision en hébreu et de multiplier les occasions de parler avec des enfants israéliens. Magalie Serero recommande également de ne pas attendre que les difficultés s’installent pour envisager un soutien scolaire.
L’importance de préserver le français à la maison est bénéfique. La langue maternelle est une richesse et l’apprentissage de l’hébreu peut avancer en parallèle. Les rencontres avec des jeunes Israéliens et la participation à des mouvements de jeunesse sont également de précieux leviers pour progresser et trouver sa place.
Un oulpan pour prendre de l’avance avant l’Alya
Ces conseils rejoignent l’approche de Dor Hadash, qui accompagne les familles francophones avant, pendant et après leur Alya. L’association propose un oulpan de préparation à l’Alya destiné aux jeunes de 12 à 18 ans : 30 séances hebdomadaires de deux heures pour commencer à acquérir des bases en hébreu avant l’installation en Israël. Le programme bénéficie du soutien de l’Organisation Sioniste Mondiale.
L’objectif est de permettre aux adolescents d’aborder leur arrivée avec davantage de repères et de confiance, et de faciliter leurs premiers pas dans le système scolaire israélien. De plus, quand l’enfant sent que les parents ont lâché, lui aussi lâche. La préparation linguistique et l’accompagnement des parents peuvent contribuer à maintenir le cap pendant cette période de transition.
Pour en savoir plus sur l’oulpan et l’accompagnement proposés par Dor Hadash, en partenariat avec l’association Le Pont Éducatif, qui aide les familles à préparer la scolarité de leurs enfants en Israël et à faciliter leur intégration scolaire, contactez-nous :
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